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Manières d'être du musical
Olive Jean-Paul ; Oviedo Alvaro
L'HARMATTAN
36,00 €
Épuisé
EAN :9782343196947
Caractère" , "densité" , "texture" , "bloc" , "trait" , "profil" , "figure" ou encore "énergie" : ces termes, s'ils sont souvent convoqués dans le discours musicologique se référant aux oeuvres des XXe et XXIe siècles, résistent à la clôture d'une définition. De telles notions mobilisent différentes dimensions de l'écriture mais aussi cherchent chacune à désigner un aspect qualitatif du musical, ce "devenir illimité" du discours, difficile à neutraliser et à rationaliser. Cet ouvrage, issu d'un colloque, propose de "connaître l'individu à travers l'individuation plutôt que l'individuation à partir de l'individu" en interrogeant les outils compositionnels et les catégories qualitatives de l'écriture ayant pour fonction de différencier le musical en comportements ou manières d'être singuliers.
Jean Paul Olive présente dans cet ouvrage une nouvelle odyssée argentique, aventure d'un voyageur infatigable, à contre-pied du tout numérique. La réalité n&b, en images fortes de la Grèce assise sur son passé questionne le présent. Le jeu de la marelle à cloche-pied de terre à mer, de personnages à paysages, de lutte entre ombre et lumière, fait échos aux mots de Blaise Cendrars, lançant ses chaussures par-dessus bord, pour aller au bout de ces îles inoubliables. Jo Ros. Ecrivain, poéte, plasticien.
Dans les années 1960, Adorno confie, dans une note biographique: "J'ai étudié la philosophie et la musique. Plutôt que choisir entre les deux, j'eus toute ma vie durant le sentiment d'être, dans ces deux domaines divergents, à la recherche d'une chose identique." Quelle est donc cette "chose identique" que dissimuleraient dans une totale complicité philosophie et musique? Adorno ne le précise pas. Seule une immersion en profondeur dans les textes du philosophe peut livrer la réponse. II s'agit d'une gageure et c'est précisément celle que relève ici magistralement Jean Paul Olive, exégète attentif, lecteur subtil et interprète exigeant d'Adorno. Mais l'auteur n'entend pas pour autant céder aux sortilèges de la dialectique adornienne. Soucieux de marquer une juste distance critique vis-à-vis d'une pensée qui pourtant le fascine, Jean Paul Olive n'hésite pas à stigmatiser l'intransigeance de certaines positions du penseur francfortois. Habile démarche qui confère à son propre texte, Un son désenchanté, une totale autonomie et lui permet d'autant plus librement d'insister avec force sur l'actualité de la Théorie critique et sur l'urgence d'une relecture de Theodor Adorno.
Si la musique naît du corps, l'écriture, en son processus de rationalisation, a contribué à élaborer les manifestations de ce corps jusqu'à un raffinement extrême au point qu'il faut souvent en déplier les multiples médiations, puis en décrypter les éléments épars, pour en recomposer la présence. De l'abstraction la plus rigoureuse de certains processus compositionnels, qui confinent à la maîtrise de toute dimension corporelle, jusqu'à la surexposition du geste dans l'écriture même de pièces qui brouillent la frontière entre musique et théâtre, s'ouvre un champ d'investigation aussi vaste que perturbateur. La première partie de ce volume - Corps, tradition, modernité - pose quelques importants jalons historiques. La deuxième partie - Geste, dramaturgie, théâtre musical - aborde des cas particuliers dans lesquels le corps producteur de sons (et de silences) est appréhendé avant tout selon sa dimension théâtrale, bien qu'il soit évidemment difficile de séparer, a fortiori dans ces oeuvres, la musique de la dramaturgie. La troisième et dernière partie - Modèles d'inscription du corps dans la composition contemporaine - présente des écritures musicales dont le trait commun, au-delà des différences de styles et de tons, est la place centrale que le corps occupe dans le travail des compositeurs.
Des Six bagatelles pour quatuor à cordes composées par Anton Webern à Vienne dans les années 1910, Arnold Schoenberg disait : "Mais avoir su enfermer tout un roman dans un simple geste, exprimer tout son bonheur dans une seule exhalaison de souffle, voilà qui implique une concentration d'esprit ignorée de ceux qui se complaisent à épancher leurs émotions". C'est en associant rigoureusement les approches analytique et esthétique que cet ouvrage propose un modèle de compréhension d'une musique dont la densité musicale et poétique ainsi que le raffinement extrême défient les interprètes et provoquent les auditeurs. Un DVD - Bagatelles Inventaire, réalisé par Stéphane Gatti - est joint à l'ouvrage. Il contient un documentaire permettant un autre accès aux Six bagatelles opus 9 par la voie de la sensibilité auditive et visuelle. Ce documentaire montre comment le jeune quatuor Van Kuijk s'approprie progressivement la partition en cherchant à en restituer toute la teneur esthétique. Le livre et le film ont ainsi été conçus avec le désir de montrer comment l'interprétation, au coeur du phénomène musical, est une aventure à la fois physique et spirituelle, une exploration émotionnelle autant que réflexive, une démarche technique aussi bien qu'esthétique : un processus qui, dans la profondeur et la complexité du geste incorporant les signes, transmet la vie de l'écriture.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !