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Les fantômes d'Okidi
Olinga Joachim ; Cochet Hervé
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782343255507
La longue durée d'un bout de bâton dans l'eau le transformerait-elle un jour en poisson ? " Le jeune Ntobo avait imaginé, comme de nombreux compatriotes, qu'ailleurs, de l'autre côté de la mer, c'était mieux et qu'il passerait d'agréables moments en immigrant à "Mangayat". Il avait pensé à tout sauf aux mystères soulevés par son retour inopiné dans son village natal et à la difficulté de se réintégrer dans un milieu où les coutumes régissaient la vie contrairement à ce qu'il avait connu en ville. Quel sort les y attendait, lui et sa famille, après des décennies d'absence ? Le monde est une vaste migration, un tourbillon humain en accélération qu'il convient d'interroger, entre tradition et modernité. Quelles réciprocités animent départs et retours ? Quelles forces sociales et magiques nous agissent ? Un conte "réel" donnant à réfléchir sur nos "à venir" prochains.
Comment négocier pour atteindre un objectif politique et un résultat matériel durable, voire intangible en droit, avec un acteur d'une bonne foi relative, prompt à remettre en cause ce qui a été convenu d'un commun accord ? Pour le Cameroun, la réponse était évidente : négocier avec le protagoniste (car il ne pouvait en aller autrement pour sortir d'une dispute territoriale avant conduit des Etats sur le chemin de la guerre) en prenant les dispositions et les précautions pour que l'état des rapports juridiques mutuels soit hors de toute discussion (c'est le sens du recours à la CIJ), d'une part ; prendre des dispositions pour que le processus de négociation et de stabilisation des situations juridiques des deux Etats se fasse sous la supervision, le regard, et le contrôle de la communauté internationale, ainsi que des États particulièrement intéressés par le maintien des relations de bon voisinage entre les deux Etats (c'est le sens des bons offices toujours recherchés par le Cameroun en l'ONU et en la personne de Kofi Annan, ainsi que de la recherche de la " garantie " politique des Etats témoins de l'accord de Greentrec), d'autre part. Ce que la démarche camerounaise montre, c'est que dans un rapport asymétrique du "fort" (Nigeria) au " faible " (Cameroun), c'est la force du droit constaté et proclamé par un organe légitime et habilité à le dire (la CIJ), adossée à la dissuasion diplomatique de grands États, qui est la garantie d'une sortie durable d'un différend aussi sensible que celui d'une dispute territoriale violente entre États voisins. C'est cette intelligente combinaison de la force du droit proclamé dans sa limpidité et sa splendeur d'une part, et de la prise en compte des forces et des réalités géopolitiques d'autre part, qui est à la base de la réussite programmée d'un processus qui, a priori, ne semblait pas parti sous les meilleurs auspices, au regard des conditions de saisine de la Cour, du climat de déroulement de la procédure judiciaire à La Haye, de l'accueil du verdict par les officiels nigérians et par une bonne partie de l'opinion publique nigériane.
Particulièrement attentatoire à la dignité de l'homme, la traite des êtres humains fait l'objet d'une prohibition récente et peu affermie en Afrique. Bien qu'elle soit maintenue comme une "illégalité internationale combattue" , sa réalité factuelle et juridique confronte le droit international à la complexité des situations régionales. La lutte contre l'esclavage est saisie dans la pluralité de ses réalités et pratiques diffuses à travers les trafics et toutes les formes d'exploitation apparentées ayant pour objet des êtres humains, hommes, femmes et enfants. Scrutées au prisme de la doctrine du droit international "africain" , ces formes d'exploitations sont analysées d'une part suivant leurs manifestations notamment le tourisme sexuel, la prostitution pour autrui, la traite des enfants al majiri, l'esclavage sexuel des femmes et des jeunes filles en contexte de conflit armé ; et d'autre part, suivant leur régime de répression et de résorption du fait de la qualification du phénomène de la traite des êtres humains de crime transnational et de violation des droits de la personne.
A 26 ans, Angelo est jeune diplômé de l'enseignement supérieur. Après l'obtention de son Master en économie appliquée à l'Université d'Abafiri, la capitale de Micmacland, il se lance dans la recherche d'un emploi stable et bien rémunéré. Le problème ? Il n'a ni de "parapluie", ni de "godasse". Dans la société micmaclaise, il faut nécessairement les avoir pour exister minimalement. Entretemps, lorsque son oncle lui demande de veiller sur son domicile en son absence, Angelo revoit Vérone, dont il est déjà fou amoureux. Commence alors une idylle intense, mais éphémère, entre les deux tourtereaux. La guerre est déclarée lorsque Vérone tombe enceinte et que le jeune homme refuse d'aider sa dulcinée à se faire avorter. Comment Angelo sortira-t-il de cet imbroglio sentimental ? Dans tous les cas, ce qui ne tue pas rend fort, dit la sagesse...
L'enfance et la jeunesse sont les garants de la qualité du monde à venir. Leur prise en charge, pour des mobiles écologiques, démographiques et de socialisation, mérite une considération toujours croissante de la part de la communauté et requiert la contribution de tous les maillons de la chaîne éducative. Une société ne mérite que les hommes et les femmes qu'elle a elle-même façonnés. Les progrès enregistrés dans son sein reposent sur la mentalité et la quantité de la qualité des modèles de citoyens formés. Son développement devrait s'entendre et s'étendre sur le double point de vue matériel et spirituel. D'où la nécessité de ne pas escamoter le paradigme divin dans nos existences.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.