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L'Accord de Greentree du 12 juin 2006 relatif à la presqu'île de Bakassi
Olinga Alain-Didier ; Ondoua Alain
L'HARMATTAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782296073739
Comment négocier pour atteindre un objectif politique et un résultat matériel durable, voire intangible en droit, avec un acteur d'une bonne foi relative, prompt à remettre en cause ce qui a été convenu d'un commun accord ? Pour le Cameroun, la réponse était évidente : négocier avec le protagoniste (car il ne pouvait en aller autrement pour sortir d'une dispute territoriale avant conduit des Etats sur le chemin de la guerre) en prenant les dispositions et les précautions pour que l'état des rapports juridiques mutuels soit hors de toute discussion (c'est le sens du recours à la CIJ), d'une part ; prendre des dispositions pour que le processus de négociation et de stabilisation des situations juridiques des deux Etats se fasse sous la supervision, le regard, et le contrôle de la communauté internationale, ainsi que des États particulièrement intéressés par le maintien des relations de bon voisinage entre les deux Etats (c'est le sens des bons offices toujours recherchés par le Cameroun en l'ONU et en la personne de Kofi Annan, ainsi que de la recherche de la " garantie " politique des Etats témoins de l'accord de Greentrec), d'autre part. Ce que la démarche camerounaise montre, c'est que dans un rapport asymétrique du "fort" (Nigeria) au " faible " (Cameroun), c'est la force du droit constaté et proclamé par un organe légitime et habilité à le dire (la CIJ), adossée à la dissuasion diplomatique de grands États, qui est la garantie d'une sortie durable d'un différend aussi sensible que celui d'une dispute territoriale violente entre États voisins. C'est cette intelligente combinaison de la force du droit proclamé dans sa limpidité et sa splendeur d'une part, et de la prise en compte des forces et des réalités géopolitiques d'autre part, qui est à la base de la réussite programmée d'un processus qui, a priori, ne semblait pas parti sous les meilleurs auspices, au regard des conditions de saisine de la Cour, du climat de déroulement de la procédure judiciaire à La Haye, de l'accueil du verdict par les officiels nigérians et par une bonne partie de l'opinion publique nigériane.
Les convulsions sociopolitiques et sécuritaires qui secouent les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest au Cameroun depuis 2016, par leur ampleur et leur durée, ne peuvent laisser indifférents ceux qui s'obstinent à nier l'existence d'une "question anglophone". Cette grave crise est multidimensionnelle, avec des relents politiques, géopolitiques, géoéconomiques et géostratégiques ; des enjeux historiques et identitaires, de gouvernance publique et territoriale efficace, d'équité socio-politique, etc. Et l'enjeu juridique n'est pas le moindre. De fait, une part importante de la stratégie des hérauts et porte-étendards de l'anglophonie indépendantiste se trouve dans la mobilisation de l'argument juridique en général et de l'argument de droit international en particulier. Les actions menées devant les prétoires étrangers ou devant le prétoire international, notamment celui des droits de l'homme, illustrent cette logique d'utilisation ou d'instrumentalisation du droit international pour la légitimation des combats politiques, voire le recours à la force des armes. Au regard de cette stratégie, il a paru utile au département de droit international de l'IRIC de se pencher sur cette crise, sous le prisme du droit international. L'objectif n'est pas tant de donner raison ou tort à tel ou tel acteur de la crise, attitude de facilité généralement tentante, mais de fournir des outils permettant à chacun, à l'aune du droit international, de comprendre la situation, d'évaluer la pertinence de tel ou tel argument, et d'apprécier quel usage peut être fait des différents outils de cette discipline à l'effet de poser les bases d'une solution durable à la crise.
L'enfance et la jeunesse sont les garants de la qualité du monde à venir. Leur prise en charge, pour des mobiles écologiques, démographiques et de socialisation, mérite une considération toujours croissante de la part de la communauté et requiert la contribution de tous les maillons de la chaîne éducative. Une société ne mérite que les hommes et les femmes qu'elle a elle-même façonnés. Les progrès enregistrés dans son sein reposent sur la mentalité et la quantité de la qualité des modèles de citoyens formés. Son développement devrait s'entendre et s'étendre sur le double point de vue matériel et spirituel. D'où la nécessité de ne pas escamoter le paradigme divin dans nos existences.
Telle une étoile issue du big bang, Elise est née de l'explosion d'autres vies. Famille en miettes, personnalité fragmentée, Elise veut comprendre le sens du destin hors du commun qui semble s'acharner sur elle. Mais, avant tout, il faut survivre et avancer ; quitte a endosser provisoirement une personnalité armure nommée Léah. Comme dans une fresque romanesque épique, avec une détermination et une obstination enracinées dans un instinct de survie dont elle n'a même pas conscience, Elise traverse les épreuves et collecte en chacune, au détour d'une rencontre, au détour d'un lieu, un fragment de vérité. De tous ces morceaux épars, elle va reconstituer la mosaïque de son histoire personnelle. Et lorsque la mosaïque est enfin complétée, l'oeil oublie les fragment brisés qui la composent pour ne retenir que l'image sublimée qu'elle révèle."
Le public, curieux et cinéphile, sait-il regarder ou lire une oeuvre filmique ? Sans avoir la prétention de répondre dans tous ses aspects à cette question apparemment anodine, nous devons dire qu'il devrait pouvoir y arriver, au travers du vécu intime mais sous-tendu d'objectivité d'un individu : k critique cinématographique. De ce fait, Eléments d'initiation à la critique cinématographique, qui ne se veut nullement un bréviaire de leçons de critique cinématographique mais davantage une proposition de travail, a pour ambition de servir de terreau à des débats constructifs, afin que la critique cinématographique africaine se fraye une place au soleil de la cinématographie mondiale. Appel à la recherche, motivation à plus d'ardeur au travail, cet ouvrage a pour but de sonner la cloche du réveil d'une critique africaine compétente, car le cinéma est un art trop précieux pour être laissé aux seules mains des cinéastes. Les critiques doivent y veiller.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.