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Philosopher ou faire l'amour
Ogien Ruwen
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246802273
Extrait Avant-propos Ce livre est une invitation à la philosophie de l'amour. Je présente un panorama général des différentes formes d'amour (sexuel, romantique, moral, céleste), et j'examine ce que j'appelle les six idées de base de l'amour. - L'amour est plus important que tout - L'être aimé est irremplaçable - On peut aimer sans raison - L'amour est au-delà du bien et du mal - On ne peut pas aimer sur commande - L'amour qui ne dure pas n'est pas un amour véritable On retrouve ces idées de base en partie ou en totalité dans chacune des formes d'amour. J'essaie de ne pas être trop cynique, c'est-à-dire de ne pas dévaluer l'amour systématiquement, et de façon purement provocatrice. Mais je dois avouer que c'est assez difficile parce que c'est la réaction spontanée la plus appropriée, je crois, devant l'étrange prolifération des célébrations, glorifications et autres éloges philosophiques de l'amour. Une telle unanimité donne l'impression qu'il n'y a plus beaucoup de place aujourd'hui, dans l'espace intellectuel, pour des vues critiques sur la question. L'un de mes objectifs dans ce livre est de ramener ces vues critiques dans le débat philosophique. Cependant, je ne propose aucune définition originale de l'amour. Je laisse au lecteur inventif la liberté d'en chercher une qui pourrait satisfaire tout le monde. Mais j'explique longuement pourquoi ce serait une mauvaise idée d'essayer. Bien que je parle tout au long de ce livre, et surtout en conclusion, de l'exploitation politique du mot «amour» par les moralistes conservateurs, il ne s'agit pas d'un ouvrage de philosophie politique. Je m'intéresse avant tout aux problèmes logiques et moraux que posent les idées de base de l'amour. Un dernier mot d'introduction. En décidant de donner à ce livre le titre Philosopher ou faire l'amour, je ne voulais évidemment pas parler de ma situation personnelle (quoique...). C'est une sorte d'écho au titre si bien choisi du film des frères Larrieu Peindre ou faire l'amour. Je pensais qu'il serait utile d'affirmer dès le début mon opposition à certaines philosophies ascétiques qui nous imposent l'alternative «Philosopher ou faire l'amour» puis nous prient de rayer la mention «faire l'amour». L'héroïne de Peindre ou faire l'amour fait un choix philosophique différent. Installée près d'un sentier de montagne pour peindre un paysage du Vercors, elle laisse tomber pinceaux et chevalet pour céder aux charmes d'un inconnu aveugle qui passait par là (peut-être une réapparition de Cupidon, le Dieu de l'amour des Romains, gamin et farceur, tirant ses flèches au hasard, les yeux bandés). C'est «peindre» qui disparaît. Du point de vue technique, il est sûrement plus facile de faire l'amour en philosophant qu'en peignant. Mais intellectuellement, aucun de ces choix ne s'exclut mutuellement. On peut trouver des raisons de continuer à peindre, à philosopher et à faire l'amour, même s'il est probablement plus prudent d'essayer d'éviter de le faire exactement en même temps !
Résumé : Pour aborder, sans préjugés ni précipitation, la grande question de la morale à l'école, Ruwen Ogien, dans ce nouvel ouvrage incisif et décapant, s'attaque à bien des idées reçues, révèle les lignes de force et les insuffisances d'une ambition profondément conservatrice : substituer à l'analyse des problèmes de notre temps en termes de justice sociale leur compréhension en tant que conflits de valeurs. Car pourquoi vouloir enseigner la morale ? Et d'abord, quelle morale ? Pourquoi faudrait-il surtout qu'elle soit "laïque" ?
Ruwen Ogien est directeur de recherches au CNRS. Il a publié de nombreux ouvrages de philosophie morale, notamment: Penser la pornographie (PUF, 2003), Le rasoir de Kant et autres essais de philosophie pratique (L'Eclat, 2003), La honte est-elle immorale? (Bayard, 2002) et La panique morale (Grasset, 2004).
Pourquoi est-il si difficile de définir la pornographie? S'agit-il d'une "invention" moderne? Est-elle une forme insidieuse de discrimination sexuelle? Porte-t-elle atteinte à la "dignité humaine"? Nuit-elle gravement à la jeunesse? Qu'est-ce qui dérange, finalement, dans la pornographie? Les arguments dits de la "dégradation des femmes", de La "protection de la jeunesse", de l'"incitation à la violence sexuelle" sont constamment mis en avant par ceux qui voudraient justifier l'interdiction de la pornographie écrite ou visuelle ou des restrictions très importantes dans sa diffusion. Penser la pornographie veut montrer que ces arguments son infondés ou qu'ils ne peuvent servir à justifier des décisions publiques dans des démocraties laïques comme les nôtres. Cet essai n'est pas une "défense de la pornographie" en bonne et due forme, mais il propose néanmoins une critique systématique des arguments contre la pornographie les plus utilisés dans le débat public et une critique du "moralisme" en général, au nom d'une "éthique minimale". Tout en prenant clairement parti contre toute forme de censure des oeuvres à caractère sexuel, quelle que soit leur qualité "artistique", ce livre présente aussi les différentes pièces du dossier. Il a obtenu le prix Sade en 2004. Biographie de l'auteur Ruwen Ogien est directeur de recherche au CNRS. Il s'occupe principalement de philosophie analytique, dans les domaines de La morale, de l'action et des sciences sociales. Il a publié, entre autres, La faiblesse de la volonté (PUF, 1993), Les causes et les raisons. Philosophie analytique et sciences humaines (Jacqueline Chambon, 1995), Le réalisme moral (PUF, 1999), La honte est-elle immorale? (Bayard, 2002), Le Rasoir de Kant et autres essais de philosophie pratique (L'éclat, 2003), L'éthique aujourd'hui. Maximalistes et minimalistes (Gallimard, 2007).
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Derrida Jacques ; Cotton Nicholas ; Michaud Ginett
Résumé : Jacques Derrida déploie ici les éléments d'une réflexion profondément originale sur l'inconditionnalité du pardon, une notion qui ne saurait être confondue avec l'excuse, l'amnistie, la prescription ou la grâce. Si le pardon est hérité de diverses traditions (judéo-chrétienne, coranique et grecque), il ne leur est pas réductible : il excède les modalités du "comprendre", de la mémoire et de l'oubli, d'un certain travail de deuil aussi. Hétérogène à la phénoménalité, à la théâtralisation, voire au langage verbal lui-même, il suspend, comme une "violente tempête" (Benjamin), l'histoire, le droit et le politique. Inconditionnel, le pardon fait l'épreuve de l'impossible : c'est pourquoi il doit rester exceptionnel, sans calcul ni finalité, à l'écart de tout échange et de toute transaction. La trajectoire ainsi dessinée par Derrida tout au long de ce passionnant séminaire passe parla lecture des ouvrages de Jankélévitch sur le pardon et l'imprescriptibilité, de Kant sur le droit de grâce, des textes bibliques et grecs, d'oeuvres littéraires (Shakespeare, Kierkegaard, Baudelaire, Kafka, Rousseau et Augustin), ainsi que par l'analyse de scènes d'aveu et de repentir telles qu'elles se sont multipliées dans l'espace public, en France et ailleurs, à la fin des années quatre-vingt-dix.
Résumé : Et si nous vivions dans une société bavarde où le dialogue n'existe plus ? Marylin Maeso, jeune philosophe camusienne, y voit un vrai danger. Polémiques systématiques, procès d'intention, culture de l'esquive... : médias et réseaux sociaux menacent la fluidité des débats et tendent à délégitimer l'adversaire plutôt que d'écouter ses arguments. Dans cet ouvrage décapant, Marylin Maeso analyse les mécanismes et les enjeux de ce phénomène. Pour elle, le fait que notre époque soit à la fois celle de l'hyper-connectivité et celle de la substitution de la polémique au dialogue n'est pas le moindre de ses paradoxes !
Résumé : "Cher Alain, Nous avons donc décidé d'échanger des lettres plutôt que de nous entretenir de vive voix. Malgré mon goût de l'affrontement, je craignais de me heurter en temps réel sur du non-négociable et de voir bientôt se lézarder une chère et ancienne amitié". "Chère Elisabeth, En refusant la violence du tac au tac, tu ne t'es pas dérobée, tu as opté pour la franchise de l'écriture. Les impondérables de la conversation ne t'auraient peut-être pas permis de me dire aussi crûment ce qui te brouille continuellement et solitairement avec moi". Correspondance épistolaire qui donne lieu à un débat passionnant, En terrain miné est la rencontre de deux esprits politiquement opposés, unis par une amitié philosophique.
Résumé : "Réactionnaire, disent-ils. Le moment m'a donc semblé venu de faire le point et de retracer mon parcours sans faux-fuyants ni complaisance. Il ne s'agit en aucune façon pour moi de rabattre la connaissance sur la confession et de défendre une vérité purement subjective. Je ne choisis pas, à l'heure des comptes, de me retrancher dans la forteresse imprenable de l'autobiographie. Je joue cartes sur table, je dis d'où je parle, mais je ne dis pas pour autant : "A chacun sa vision des choses". Le vrai que je cherche, encore et toujours, est le vrai du réel : son élucidation reste à mes yeux prioritaire. Cependant, comme l'a écrit Kierkegaard : "Penser est une chose, exister dans ce qu'on pense est autre chose". C'est cet "autre chose" que j'ai voulu mettre au clair en écrivant, une fois n'est pas coutume, à la première personne". Alain Finkielkraut.