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L'historisme en débat. De Nietzsche à Kantorowicz
Oexle Otto Gerhard
AUBIER
23,40 €
Épuisé
EAN :9782700723137
Au XIXe siècle, en Allemagne, l'histoire ne devient pas seulement la discipline maîtresse des " sciences de la culture ", elle parvient aussi à leur imposer ses problématiques, dont la discussion structure, dans le dernier tiers du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle, la philosophie, l'économie, la sociologie, la théologie, l'histoire de l'art, la philologie... Le débat sur l'historisme, ou sur les implications de " l'historisation fondamentale de notre savoir et de notre pensée " (Ernst Troeltsch), loin d'être le fait des seuls historiens, devient un axe central de la vie intellectuelle allemande pendant cette période. En 1874, la Deuxième Inactuelle de Nietzsche l'interprète comme une confrontation de la " science " et de la " vie " ; la suspicion à l'égard de la " science " devient le premier objet des " sciences de la culture " allemandes, et rares sont ceux qui, tel Max Weber dans La Science comme métier et comme vocation (1917-1919), prennent le parti de la récuser au nom d'une défense inconditionnelle de la rationalité. L'historien allemand Otto Gerhard Oexle, spécialiste du Moyen Age et de l'historiographie, livre ici la synthèse d'une controverse majeure, qui éclaire les enjeux de bien des ?uvres souvent lues, en France, à l'écart de l'histoire qui en a porté la genèse.
Ce livre est dédié aux parents et aux soignants qui accompagnent dans la vie un enfant autiste. L'auteur a voulu éclairer la route tourmentée sur laquelle ils sont engagés, en montrant que cette affection n'est pas un déficit mental irréversible. Les observations les plus récentes des cliniciens lui ont permis d'établir que les autistes sont en réalité arrêtés au stade primordial de la vie, dominé par les sensations, stade où déferlent en permanence sur le nourrisson des flots d'excitations anarchiques et insensés. Pour émerger de cet état primitif et accéder à l'espace plus élaboré des perceptions, l'autiste attend seulement d'être relancé dans la dynamique du langage à laquelle les autres enfants sont introduits spontanément, sans difficultés majeures. Le défaut de communication, expression la plus manifeste de l'enfermement de l'autiste, révèle alors qu'il peut être corrigé et le contact avec l'entourage restauré. Mais il faut pour cela avoir reconnu la nature des processus psychiques qui régissent normalement les premiers échanges entre le nourrisson et les parents, afin d'identifier le type de court-circuit qui, à un moment donné, a coupé l'enfant de la possibilité du partage. Redonner leur sens aux conduites aberrantes et souvent rebutantes des enfants autistes et, à partir de là, comprendre pourquoi ils ont échoué dans la relation vitale à autrui est aujourd'hui l'approche la plus respectueuse des sujets prisonniers de cette condition douloureuse, en même temps que la seule véritablement susceptible de les réintégrer dans la communauté humaine.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
Biographie de l'auteur Vannina Micheli / Rechtman est psychanalyste, psychiatre de formation et docteur en philosophie. Elle est membre de Espace Analytique et chercheur associée à l'université Paris 7.
Résumé : A première vue, physique et philosophie sont difficilement conciliables : elles n'ont ni les mêmes objets d'interrogation, ni la même manière de les aborder. D'ailleurs, lorsqu'ils s'adressent à leur auditoire, les physiciens parlent debout, alors que les philosophes, eux, restent assis ! Pourtant, ces deux disciplines partagent une ambition commune : celle d'augmenter et de perfectionner, chacune à sa façon, la "connaissance" au sens large. Et sont-elles, au fond, si étrangères l'une à l'autre ? Avec cet essai de "philo-physique", Etienne Klein les fait dialoguer avec bonheur ; de cette fructueuse rencontre naissent de nouveaux outils pour mieux penser le vide, la causalité, la matière, le statut du réel... Autant de questions où les prodiges de la physique peuvent nous aider à appréhender les vertiges de la métaphysique ? et inversement !
La science moderne a dû se libérer de l?héritage antique pour prendre son essor. Les mathématiques s?occupent d?entités abstraites, sans rapport avec le monde qui nous entoure, alors que la physique manipule des objets réels. En cette époque de boom technologique, la science bat le haut du pavé et le niveau de culture générale scientifique n?a jamais été aussi élevé.Autant d?idées reçues que le mathématicien et historien des sciences Lucio Russo dément avec brio dans cet essai court et incisif.Textes à l?appui, l?auteur montre combien la dette des sciences modernes à l?égard de l?Antiquité est importante. Il rappelle le rôle essentiel des phénomènes observables dans la genèse des théories scientifiques, aspect dangereusement occulté par les processus d?abstraction complexes des sciences modernes et par l?évolution des programmes scolaires.Il souligne que la science même la plus contemporaine implique une méthode qui, en l?occurrence, est directement héritée des travaux d?Euclide et de ses successeurs hellénistiques.Synthèse des recherches de toute une vie, Notre culture scientifique convoque les différents domaines de la connaissance (cosmologie, chimie, mathématiques, théorie des marées?) et nous invite à comprendre notre passé scientifique en profondeur, seul moyen de s?en affranchir pour bâtir notre futur.Table des matières : Note sur la présente éditionAvant-proposPREMIÈRE PARTIE. La pensée grecque à l?origine de la science moderne1. Le cas de l?astronomie2. L?idée de gravitation3. La théorie des marées4. Atomisme antique et moderne5. Le concept de molécule6. La durable influence d?une ?uvre hellénistique7. Philosophie antique et science moderne8. Une synthèseDEUXIÈME PARTIE. Le XXe siècle et aujourd?hui9. La culture scientifique10. L?histoire de quelques termes scientifiques11. Euclide retrouvé et abandonné12. Physique et science exacteÉpilogueBibliographieIndex des nomsNotes Biographiques : Lucio Russo, professeur de mathématiques à l?université de Rome Tor Vergata, est spécialiste de mécanique statistique, de probabilité et d?histoire des sciences. Il a notamment publié La Rivoluzione dimenticata (1996) et Flussi e riflussi. Indagine sull?origine di una teoria scientifica (2003). Notre culture scientifique est son premier livre traduit en français. Antoine Houlou-Garcia est membre associé de l?Institut des Sciences et Techniques de l?Antiquité et enseigne à la Fondazione Demarchi à Trente (Italie). Il réalise les vidéos Arithm?Antique pour le site La vie des Classiques et a publié plusieurs ouvrages sur les mathématiques.
Résumé : Ce livre rhapsodique réunit des essais sur l'histoire, la culture, la philosophie, la littérature, la langue des sciences modernes. Il s'agit, comme dans une éprouvette de chimiste, de provoquer des réactions entre ces diverses matières de pensée, en espérant voir se produire des combinaisons inédites et stimulantes. La science aujourd'hui est trop complexe quant à son travail propre, trop impliquée dans les rapports sociaux, trop liée aux formes idéologiques dominantes, pour n'être analysée qu'en termes épistémologiques, sociologiques ou historiques séparés. C'est de tous cotés à la fois qu'il s'agit de la comprendre - et, peut-être, de la transformer. De la confrontation entre une histoire de la science à venir, une analyse du réel selon la physique, une réflexion sur les rapports de Simone Weil ou de Bergson avec la science, une relecture moderne de Lucrèce, un apologue sur l'ignorance savante, une visite au chat de Schrödinger, une lettre à Marie Curie et une autre à Gustave Flaubert, un éloge des controverses, une lecture critique de la culture scientifique, un divertissement sur la chute des astronomes dans les puits, un scénario de science-friction, etc., on souhaite que se dégage une certaine effervesc(i)ence.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.