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Manifeste pour une civilisation démocratique. Volume 3, Sociologie de la liberté
Ocalan Abdullah ; Torre Pascale
CROQUANT
20,00 €
Épuisé
EAN :9782365124119
Le leader du peuple kurde, Abdullah Öcalan, a été arrêté en 1999 par l'Etat turc. Condamné à mort, après une parodie de justice, sa peine a été commuée à la réclusion à perpétuité après l'âabolition de la peine capitale. Depuis, il est incarcéré sur l'île d'Imrali. Au mépris de toutes les conventions internationale et européennes, il est maintenu à l'isolement et privé régulièrement des visites de sa famille et de ses avocats. Du fond de sa prison, il s'emploie à poursuivre une réflexion théorique et pratique qui se situe dans la lignée des grandes pensées émancipatrices. Cette création intellectuelle s'effectue dans des conditions difficiles puisqu'il est privé d'ouvrages de référence et parfois même du simple matériel d'âécriture. Ces plaidoyers traduisent une érudition profonde, une pleine conscience des enjeux contemporains et une volonté absolue de frayer de nouveaux chemins vers la liberté des peuples et plus particulièrement celle du peuple kurde. Dans son appréhension de l'âétude globale des sociétés humaines, A. Öcalan centre sa réflexion sur la véritable guerre livrée au vivant par l'impact des activités humaines dans le cadre du système capitaliste d'âaccumulation, d'âappropriation privée et de dynamiques socio-écologiques qui y sont associées. Ce système épuise les ressources, contribue au changement climatique, génère des crises multiformes, renforce les formes de domination et d'inégalités lézardant les illusions de la toute-puissance des technosciences. Mais si l'humanité est confrontée à l'âévidence de sa fragilité, les puissances dominantes conservent la même grammaire qui s'âarticule autour de la compétition, de l'exclusion, du conservatisme et de l'âautoritarisme. L'impératif de l'âaccumulation, de la valorisation du capital ainsi que le productivisme compulsif sont à la source du chaos actuel. Mais le capitalisme n'est pas seulement un système économique organisé autour de la production marchande. Il est aussi une civilisation impliquant des conceptions spécifiques de l'être humain et du rapport au monde ainsi que des modes de production des subjectivités. Pour A. Öcalan, on ne peut espérer sortir de ce système sans récuser une conception de la modernité qui a comme principaux fondements le naturalisme, c'est-à-dire la coupure Homme-Nature, l'illusion du sujet autonome et l'universalisme abstrait qui ont accompagné l'essor de l'hégémonie occidentale qu'il qualifie d'" eurocentrisme ". A. Öcalan entend s'interroger sur les fondements de la modernité en dépit du fait que son socle actuel se veut absolu, total et empreint d'âévidence. Or cette modernité a depuis longtemps commencé à mettre fondamentalement en question la légitimité des structures d'intelligibilité qu'elle a promues et qui s'impose partout. A. Öcalan, sur le mode d'un dialogue contemporain, en mesure la précarité et rejoue son procès dans une dispute fondamentale. S'âappuyant sur une diversité de courants qui a déjà porté la critique d'une modernité qui se fissure, il éprouve le besoin, à son tour, de requestionner, d'âapprofondir le mouvement même du fond. Cette exigence est rendue nécessaire par l'âéchec des régimes qui se réclamaient du " socialisme réelA ". A. Öcalan se livre à une critique sans concession de ces systèmes qui ont substitué à l'âégalité sociale un égalitarisme frustre, qui ont érigé une redoutable mythologie de l'Etat au lieu de s'inscrire dans le dépérissement de l'Etat de classe et qui ont brimé la dimension individualiste de l'âémancipation sociale. Pour A. Öcalan on ne pouvait pas identifier l'âavenir du mouvement émancipateur à ces scléroses et à ces dictatures. Devant cette déstructuration du monde, face au dévoiement des espérances révolutionnaires et à la montée de toutes les formes d'insécurité humaine, A. Öcalan pose l'exigence de nouveaux paradigmes afin d'ouvrir de nouveaux possibles pour le monde de demain. Pendant longtemps, les groupes humains ont été circonscrits. Nos cadres de pensée ont été façonnés par cette longue durée. Il n'est donc pas facile de concevoir et de penser ces évolutions. S'âarc-bouter dans les voies passées serait une erreur tragique. Sans cette méditation incessante, les luttes émancipatrices patinent, reproduisent les mêmes erreurs et perdent un temps précieux Il est infiniment difficile de donner consistance à un imaginaire alternatif. Certes le monde de demain ne sera pas un nouvel Eden mais à n'en pas douter, les notions de puissance, de domination et de pouvoir, selon A. Öcalan, seront à réinventer. Rien ne sera possible sans rupture avec le productivisme capitaliste, le monopole étatique et les fondements anthropologiques de la modernité actuelle. Les plaidoyers d'âAbdullah Ocalan contribuent à n'en pas douter à ce qu'âadvienne une mondialité ouverte à la diversité, attentive aux interdépendances, à l'âaltérité, soucieuse de justice sociale, de solidarité et respectueuse du droit des peuples et notamment celui du peuple kurde. Le Confédéralisme démocratique, initié par A. Öcalan, développe depuis quelques années une vision originale de la société puisant tout à la fois dans un héritage marxiste, dans le municipalisme libertaire et l'âécologie sociale, s'âappuyant notamment sur des penseurs radicaux postmodernes. Ce programme demeure largement à l'âétat de projet car le contexte de guerre entrave sa mise en oeuvre. Il connaît cependant un début d'âapplication au Rojava (Syrie) mais aussi dans les municipalités kurdes de Turquie et se décline autour des thématiques de la démocratie sociale, du fédéralisme, du féminisme et de l'âécologie.
Fondateur du Parti des travailleurs kurdes (PKK), Abdullah Ocalan est détenu par l'Etat turc sur l'île-prison d'Imrali depuis 1999. Entretenant des contacts avec de nombreux intellectuels dont Murray Bookchin (fondateur de l'écologie sociale), Ocalan n'a cessé de réfléchir à des modèles politiques alternatifs. Ecrit comme un plaidoyer à l'intention de la Cour européenne des Droits de l'homme, le Manifeste pour une civilisation démocratique compte cinq volumes, dont la présente édition est la première en langue française. Ce second volume s'appuie sur les travaux de Fernand Braudel pour explorer l'histoire des civilisations et étudier l'avènement d'une modernité capitaliste, décrite comme une aberration basée sur un triptyque capitalisme, industrialisme, Etat-Nation.
Depuis 2013, le Rojava mobilise l'attention d'une partie de la gauche de transformation sociale. Piégé entre les dictatures régionales et les puissances impérialistes internationales, ce modeste territoire à majorité kurde, situé au nord de la Syrie, tente de proposer un nouveau modèle révolutionnaire : confédéral, communal, pluriculturel, séculier, écologique et soucieux de l'égalité entre les sexes. Si la bataille de Kobané contre Daech a fait connaître les combattantes kurdes, on néglige trop souvent la doctrine politique qui les anime. Abdullah Ocalan, cofondateur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en est, depuis sa prison turque, le principal artisan. Cet ouvrage, le premier en langue française, donne à découvrir ? et donc à discuter ? la théorie du mouvement révolutionnaire kurde tel qu'il s'avance en Turquie, en Syrie, en Irak et en Iran. Et entend proposer une résolution de l'historique "question kurde".
Il s'agit du premier volume d'un ouvrage qui en comprtera 5 volumes intitulé Manifeste pour une Civilisation Démocratique. Après plus de 20 ans de captivité dans la tristement célèbre île-prison d'Imrali, il est toujours considéré comme le représentant politique le plus important du mouvement kurde. Öcalan plaide pour un nouveau paradigme, le confédéralisme démocratique, centré sur le communalisme, l'égalité des sexes et l'écologie. Sa philosophie politique dont l'influence dépasse largement le milieu kurde a directement inspiré le système démocratique alternatif mis en place au Rojava. Dans cet ouvrage, Abdullah Öcalan scrute en profondeur les fondements historiques de la civilisation et fournit les outils de ce qu'il appelle une sociologie de la liberté. Ce livre est la première traduction en français d'une Å?uvre d'Öcalan. Il est diffusé avec le soutien actif du Conseil démocratique kurde en France.
Que se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ? Qu'a-t-il obtenu et que lui reste-t-il a conquérir ? Quels effets a-t-il produits sur le pouvoir et la société ? Comment a évolué le rapport de force entre les protagonistes ? Quels sont les principaux enjeux politiques actuels ? Le régime libéral autoritaire qui a imposé Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays veut-il et peut-il se contenter de ravaler sa façade démocratique ? Le Hirak peut-il lui imposer une transition démocratique ? Celle-ci passera-t-elle par l'élection d'une Assemblée constituante ? Le combat du Hirak ménera-t-il a une démocratie parlementaire ultralibérale insérée en position dominée dans la globalisation capitaliste mondiale et dans l'ordre impérialiste régional ? Ou à une démocratie souveraine, non alignée, populaire et sociale ? Telles sont les questions que cet ouvrage tente d'éclairer dans le but assumé de contribuer à résoudre cette crise politique au profit des classes populaires.
Dans l'espace politique français, l'Union européenne est partout. Elle planifie la libéralisation des services publics. Elle organise le libre-échange qui pousse aux délocalisations et interdit de taxer significativement les détenteurs de capitaux. Elle impose l'austérité budgétaire et monétaire tout en laissant libre cours à la concurrence fiscale. Incapable de répondre aux enjeux du siècle, et notamment de conduire la transition écologique, elle obéit aux lobbies et dépossède les peuples de leur souveraineté démocratique. Pourtant, dans le débat politique, elle est reléguée au second plan, quand son rôle n'est pas tout simplement effacé. La question européenne est pourtant essentielle. Elle hante la gauche partout en Europe. Certains défendent la réécriture à plusieurs du droit communautaire, le changement de l'intérieur. D'autres, à l'inverse, défendent la sortie de l'Union européenne, tout au moins de l'euro, et la présentent parfois comme la solution à elle seule à tous nos maux. Ce livre, dont l'orientation eurocritique est pleinement assumée, entend parler sérieusement de l'Union européenne. Il montre que le statu quo est impossible. Il examine, dans une perspective de gauche, les différentes stratégies envisageables (sortie, réforme, rupture partielle, crise permanente) sans en défendre une en particulier, mais en décrivant pour chacune d'elles les conditions nécessaires à sa réalisation, les difficultés - le cas échéant les impossibilités - et les perspectives qu'elle ouvre. A l'heure du Brexit, d'une crise politique européenne qui n'en finit pas, et à l'approche des élections européennes de 2019, ce livre constitue un outil indispensable.
La catastrophe climatique a commencé. Ce désastre annoncé s'accompagne aujourd'hui d'un véritable effondrement politique de notre monde. Tout concourt à la course à l'abîme de l'Humanité : la folie aveugle des pouvoirs et de la finance, l'institutionnalisation de la corruption, l'explosion des inégalités et l'extrême brutalité des relations sociales, la désagrégation des Etats dans l'extension de la guerre et la destruction de la planète. La logique prédatrice d'un capitalisme financier et numérisé emporte les Etats eux-mêmes. Les espoirs révolutionnaires du siècle dernier ont fait naufrage. La démocratie représentative est à la dérive. Grande est alors la tentation du sauve-qui-peut généralisé, qu'il soit individuel ou collectif, du populisme et de l'apartheid climatique. Chacun sait qu'il y a urgence. Nous n'avons plus le temps. d'attendre des décisions qu'aucun gouvernement ne prendra, plus le temps de construire patiemment des stratégies électorales sur des échéances pluriannuelles. L'enjeu d'aujourd'hui n'est pas de sauver coûte que coûte la démocratie représentative mais de faire face ensemble, en commun, à l'apocalypse qui vient. Cette urgence vitale est le moteur des soulèvements contemporains : en 2019 en France avec les Gilets Jaunes, au Chili, en Irak, au Liban, à Hong Kong, en Algérie, en Iran, en Equateur, au Pérou.... Une autre fin du Monde est peut-être possible, celle d'une intervention directe des peuples dans les affaires du Monde et d'une démocratie radicale à la hauteur des défis de l'époque que nous vivons.
Du passé, je ne veux pas faire table rase. le souhaite au contraire, crûment, vous le dévoiler. Dans ces moments d'évanouissement de pans entiers de notre histoire, à l'époque d'un présent déifié débarrassé de toute mise en perspective, à l'ère de l'anachronisme triomphant, au moment où l'information et la transmission sont noyées, emportées par le tsunami du "presque rien" dont parlait Bourdieu, je veux vous mener, avec mon regard, en des terres souvent méconnues, ignorées ou oubliées et je souhaite les ressusciter. Là, dans ces années de guerre et d'Occupation se tissèrent les mondes d'aujourd'hui. En tant que journaliste et acteur militant de ces combats d'hier qui impriment leur marque sur notre univers d'aujourd'hui, je veux vous parler de moi. Non par vanité, mais comme une incitation, par le biais de ces chroniques de continents disparus, à humer des parfums oubliés, à percevoir des ambiances surprenantes, enthousiastes ou angoissantes, à participer à des combats victorieux ou étouffés. le veux aider à comprendre ce nouveau monde et les raisons de son advenue. Et je veux répondre à cette question reprise par des millions de voix : pourquoi être ou avoir été communiste ?