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Autobiographie d'un Gabonais. Du villageois au ministre
Nyonda Vincent de Paul
L'HARMATTAN
20,85 €
Épuisé
EAN :9782738417435
L'auteur raconte sa naissance, son enfance dans le milieu coutumier bavarama au Gabon, là où il a fait son apprentissage social. Dès onze ans, il est séduit par le christianisme à travers un pasteur, mais on veut l'initier au Bwiti local et il s'enfuit. Le voilà apprenti salarié à cuber des billes d'okoumés... Et puis il entre à l'école des Blancs, au petit séminaire, et poursuit ses études à Brazzaville au célèbre Collège Libermann. Il se marie. Arrive la Seconde guerre mondiale qui recrute en Afrique... La Loi-cadre de 1956 facilite l'accès des élites africaines au champ politique. Devenu entre-temps enseignant, Nyonda en fera partie. Il est même le troisième sur six candidats éligibles dont le futur président du Gabon, Léon Mba ! C'est un "ami de la France" mais aussi un adversaire juré de l'iniquité sociale ce qui ne facilitera pas son parcours. Il va occuper un poste de super-ministre (six ministères ! ) dans le premier gouvernement gabonais. Enfin les "rêves et espoirs" de l'indépendance sont atteints en 1960. Le choix du régime se pose : présidentiel ou parlementaire ? On opte pour le premier et Nyonda va encore diriger divers ministères. En 1964, survient le putsch raté et Nyonda est arrêté. Libéré, député il est de nouveau hissé aux plus hautes responsabilités nationales. En 1966, autre avatar politique avec l'avènement à la présidence d'Albert-Bernard Bongo... Nyonda est écarté du pouvoir et doit retourner à l'obscur village où il devient un planteur heureux et s'adonne à son sport favori, la grande chasse, avant d'être arrêté à nouveau. La dictature du parti unique gabonais le poussera en 1990 dans l'opposition. L'ouverture démocratique d'aujourd'hui ? Nyonda n'y croit pas car la tolérance des idées d'autrui et le travail dans l'intérêt national sont loin d'être acquis au Gabon, observe-t-il.
Devenir journaliste fait rêver bon nombre des Congolais. Un métier noble dont la pratique doit allier non seulement analyse et relationnel, mais aussi travail de terrain. Une option nécessaire à l'évaluation de l'éthique et de la déontologie enseignées à l'école, mais dont l'exercice se révèle souvent difficile. A travers l'ouvrage, la journaliste fait de l'information de proximité son cheval de bataille et invite ses collèges femmes à suivre son exemple. Pour que vive à jamais son combat pour l'information !
[Cette] élégante métaphore explicite à merveille la vastitude de l'inspiration et l'essence du discours poétique, beau prétexte pour nommer au mieux le pays de l'auteur, le Gabon, pris dans la tourmente cyclique de la misère, au même titre que l'Afrique dans sa globalité, victime de mauvaise gérance et en panne d'alternance politique. Par conséquent, une écriture qui indexe, sans ambages, la classe des "prédateurs" contemporains impitoyables et plaide en faveur des victimes innocentes. . ". Extrait de la préface.
Jewsiewicki Bogumil ; Rubango Nyunda ya ; Bal Will
En hommage à Victor Bol, qui introduisit il y a un demi-siècle au Congo-Zaïre la littérature africaine comme discipline universitaire, une vingtaine de contributeurs, presque tous congolais, analysent sur le mode mémoriel les heurs et malheurs de cette innovation. La recherche, la critique et l'enseignement littéraires, et spécialement dans le champ des lettres africaines et romanes, sont au centre de cette réflexion qui emprunte la route du souvenir. Les auteurs s'interrogent à plusieurs voix sur ce qui fait la réputation mondiale des travaux congolais en la matière, de même que la gloire des romanciers, poètes, dramaturges africains. Ils analysent aussi la crise socio-économique et politique qui a ruiné et déchiré leur pays, ses populations comme ses écoles et universités, et face à laquelle pèse une paralysie collective. Le Que faire ? pour s'en relever, est ici à l'ordre du jour. Certains des contributeurs sont devenus au fil des ans amis et collègues de Victor Bol, leur maître décédé en 2002 après avoir formé 3 générations d'élèves, d'autres sont leurs anciens étudiants ou étudiants de ces élèves... ce qui témoigne de l'historicité du monde universitaire congolais et de sa capacité à se reproduire.
Profitant de sa situation socioéconomique, ainsi que de ses affinités avec certains membres influents du pouvoir en place, Kikodi se comporte en véritable mégalomane et Don Juan, jusqu'au jour où il finira par éprouvé un réel amour pour Zaïna, une adolescente de seize ans. Malgré le grand effort qu'il va fournir pour arracher l'amour de cette dernière, il sera lâchement éconduit, au point de vouloir se venger. C'est ce qui va le pousser au meurtre du jeune amant de la fille dont elle serait follement amoureuse, au-delà de leur écart d'âges. Arrêté, il sera libéré grâce à son appartenance au régime politique en place, en bafouant le pouvoir du droit existant dans le pays. Ce roman traite de la passion amoureuse et ses dérives, tout en dénonçant les systèmes politiques complaisants, le trafic d'influence, le harcèlement sexuel, la corruption et l'impunité.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.