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L'Afrique vue par les Romains. Les écrits de Salluste et de Lucain
Mambwini Kivuila-Kiaku José ; Nsuka Nkoko Jean-Bap
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782343113012
Ecrit par deux latinistes de souche africaine, cet ouvrage étudie l'image de l'Afrique dans le Bellum Iugurthinum de Salluste et dans la Pharsale de Lucain. A travers les représentations de l'Afrique chez ces deux auteurs latins, ainsi que leur façon de penser l'espace africain et les peuples qui y habitent, c'est aussi l'imaginaire latin et l'imagination des Romains sur cet espace que les deux auteurs de cette critique littéraire ont cherché à cerner. Dans un style fluide, ils ont tenté de répondre à une problématique globale qui s'articule autour de quelques questions, notamment : Quelle image les Romains ont-ils de cet espace ? Sur quels matériaux s'appuient-ils dans l'élaboration de l'image de l'Afrique ? Quelle représentation font-ils de cet espace et de leurs habitants ? Quel dessein poursuivent-ils en présentant telle ou telle image de cet espace géographique ? Est-ce pour des motifs purement étiologiques, exotiques ou didactiques ? L'image de l'Afrique reproduite dans leurs écrits ne représente-t-elle pas les croyances, les mentalités de leur époque sur un espace presque méconnu des Romains ? Quelle poétique de l'espace africain les deux auteurs nous présentent-ils ? Il se dégage de leur analyse que l'image de l'Afrique véhiculée dans ces deux oeuvres latines est une construction idéologique de leurs auteurs basée sur des a priori qui puisent leur `légitimité' dans les légendes, les mythes grecs et romains. Les topiques négatifs auxquels ces écrivains latins recourent présentent l'Afrique comme un espace symbolisant la sauvagerie et la barbarie. Cette image, estiment-ils, a traversé les siècles, et se retrouve au coeur du discours colonialiste des XVIIIe-XIXe siècles, et même, aujourd'hui, dans les médias occidentaux.
Dans cet ouvrage qui inaugure la Collection Africa Latina, tout en rendant hommage à son maître, le Professeur Alain Michel, Directeur de sa thèse, l'auteur propose aux Latinistes du monde entier et à tous ceux qui s'intéressent encore à l'Antiquité classique une réflexion multithématique sur l'écriture tacitéenne de l'Histoire. L'ouvrage porte sur les thématiques telles que la beauté chez Tacite, l'influence de la rhétorique dans l'écriture tacitéenne, la philosophie politique et les pensées philosophiques de Tacite sur l'histoire, la présence et l'influence des dieux dans les récits tacitéens.
Les faits relatés dans les opera minora de Tacite - Agricola et la Germania - se passent dans deux espaces géographiques précis : la Bretagne, pour la première oeuvre, et la Germanie, pour la seconde. Comment et avec quels "artifices" littéraires Tacite élabore-t-il ces espaces ? Que symbolisent-ils au regard des faits rapportés et de la pensée historique de Tacite ? C'est à ces questions de poétique que cet ouvrage tente de répondre.
Mambwini Kivuila-Kiaku José ; Babaapu Kabilayi Flo
Consacré à la "conception de l'histoire à Rome", cet ouvrage est un thesaurus, une somme d'informations relatives à la théorie du genre selon les Anciens. Essai littéraire, dans la tradition philologique, sur les préfaces de Salluste, de Tite-Live et de Tacite, il n'a pas seulement pour ambition de présenter l'Histoire à Rome d'après ces historiens ; il voudrait aussi donner au public auquel il est spécifiquement destiné le goût d'aller plus loin et d'approfondir l'historiographie latine, ou mieux, la conception que ces trois historiens se faisaient de l'Histoire. Ce public, c'est bien évidemment celui composé des latinistes et des enseignants de latin, surtout ceux des classes terminales littéraires d'Afrique francophone subsaharienne. Pour tenter de cerner la pensée profonde de Salluste, Tite-Live et Tacite, l'auteur de cet ouvrage a amorcé un dialogue avec eux à travers des commentaires littéraires de leurs préfaces respectives considérées, à juste titre, comme le lieu par excellence d'une mise en scène d'un acte d'écriture historiographique qui est éminemment un acte de mémoire. Il se dégage de ce dialogue le fait que, pour ces trois auteurs latins, l'Histoire, espace littéraire par excellence censé incarner les grandes valeurs morales, politiques et spirituelles qui ont toujours fait la grandeur de l'Urbs, est un discours bien réfléchi destiné à lutter contre l'oubli du passé romain, un trésor d'exempla à imiter ou à rejeter, toujours à méditer.
Ce livre est un véritable guide, perspicace et bien documenté, pour la lecture et l'interprétation du Pro Archia, considéré à juste titre comme l'une de ces oeuvres immortelles de la littérature latine, mieux, comme l'un des plus beaux discours de Cicéron. Il accorde une large place aux commentaires philologiques et à l'étude stylistique.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.