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Les médiations épistémologiques. Perspectives sur Edgar Morin
Nsonsissa Auguste ; Serki Mounkaïla Abdo Laouali
L'HARMATTAN
25,50 €
Épuisé
EAN :9782343222868
Remettre au goût du jour l'esquisse d'une théorie de la reliance des sciences chez Edgar Morin revient à toucher au noeud gordien de sa pensée complexe qui a pour pivot la "soudure épistémologique" . Elle préside au primat de la croissance du savoir scientifique et essaie de montrer comment naissent des axes innovants sur la recherche en philosophie. La complexité essentielle de la pensée scientifique débouche sur la corrélation des connaissances. C'est donc à contre-courant de "l'intelligence aveugle" que l'interlocution dialogique entre les disciplines scientifiques se construit comme paradigme retrouvé, pour autant qu'il vise à dénoncer la "pathologie du savoir" , c'est-à-dire l'incapacité de l'esprit à raccorder sciences naturelles et sciences sociales. La logique cette articulation des rationalités se déploie dans un contexte global où la découverte de la vérité est couplée à la justification des fondements de la connaissance. L'innovation en science donne lieu à un plaidoyer pour l'instauration d'une pensée interstitielle qui pourra se présenter comme une "symbiosophie" .
Comment peut-on faire bon usage de la pensée interstitielle ? Son interprétation et son statut ne sont ni énigmatiques, ni controversés. Descriptive, normative, prescriptive, rétrospective, intégrative, prospective, la pensée interstitielle est l'une des pistes les bien moins explorées, aujourd'hui. Pourtant, elle se donne au nouvel esprit scientifique sous un quintolet épistémologique : "épistémologiser" , "complexifier" , "problématiser" , "formaliser" , "éthiciser" . Ces approches donnent du sens à "la psychologie du pluriel" . Enrichie par le biais philosophique du métalangage scientifique en construction, la mise en avant analytique des termes scientifiques signifiés et signifiants rend possible la pensée interstitielle qui prend la figure éclatée d'une pharmacie de la science. Ce n'est donc pas un mauvais pas rationnel.
Epistémologie et Ethique ! Une conjonction qui induit nécessairement la problématique de la " reliance des connaissances ". Les contributions rassemblées dans cet ouvrage posent et élucident des questionnements, qui ne sont en réalité distincts qu'en apparence, et qui rendent possible l'hypothèse mesurée selon laquelle l'épistémologie et l'éthique sont nécessairement liées. On le comprendra au travers de la réflexion de Charles Zacharie Bowao, de Daniel Pimbé, de Philippe Gouët, d'Emmanuel Banywesize Mukambilwa, de Mamadou Bomba, d'Akanis Maxime Akanokabia, d'Anselme Mbemba-Mpandzou, de Jacques Batiéno, d'Auguste Nsonsissa, de Jean-Marie Cikuli Cuzungu, de Victorien Kouadio Ekpo, de Pierre Hubert Mfoutou, d'Alexis Compaoré, de Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, de Giscard Kevin Dessinga, d'Alexis Tobangui, et d'Abraham Ngalou-Antso. Ces réflexions mettent à l'évidence le fait que, autant l'épistémologue est soucieux des questions éthiques, morales, esthétiques et même politiques, autant l'éthicien se soucie des problématiques touchant aux rapports de l'épistémologie à ces autres modules épistémiques. A la fin, on devrait dire : " une épistémologie sans éthique et une éthique sans épistémologie sont, non seulement ruine de l'âme, mais aussi et surtout amputation du sens à la pensée et à la vie " (Marcel Nguimbi).
Cet ouvrage fait ressortir l'épaisseur contemporaine de la multiversalité de la philosophie des sciences. On aurait donc osé ré-ouvrir, en guise de challenge, de nouveaux couloirs épistémologiques et philosophiques moyennant lesquels les philosophes contemporains sortiraient des réductionnismes pour sursumer la répétitivité des textes philosophiques qui gagnent souvent quelques-uns pensant encore en rond. C'est bien dans cet esprit innovant et problématisant que les contributeurs à ce numéro ont cru pouvoir axer leurs propos. Mahamoudou Konaté a choisi de penser la crise du langage scientifique suivant l'axe épistémologique de la crisologie. Et ce, à la lumière de "l'Ecole de Copenhague" . Quant à Dango Adjoua Bernadette, son analyse critique se fonde sur la logique déontique en tant qu'art de penser et d'appliquer les modalités normatives. Pour Ahamadou Hamage Issa, penser la biodiversité est d'une singulière actualité pour un pluralisme axiologique à partir des pluralismes scientifiques. Auguste Nsonsissa examine "l'émersiologie" pour lever l'équivoque du corps plastique dans l'horizon épistémologique des savoirs corporels. Marcel Homet Miyala Mabiala étudie la position de Wittgenstein dans le débat contemporain sur l'indicibilité du Tractatus. Il relève le caractère problématique de l'existence d'un métalangage. Enfin, ce numéro fait droit à un varia qui donne à lire l'article de Koné Kiyali dont l'enjeu réside dans l'instruction coranique qui conduit à la délinquance juvénile. Le cas des "Garibous" de Korhogo est ici mis en relief.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.