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L'auteur en question
Nowicki Joanna ; Froye Marianne ; Coste Claude
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204153737
L'idée que l'on se fait de la création littéraire est étroitement liée à celle que l'on a de l'auteur. Au tournant des XXe et XXIe siècles, cette idée est soumise aux vicissitudes de l'histoire littéraire, artistique et technique. Dans les années 1960, sous l'influence du post modernisme, on parle ainsi volontiers de la " mort de l'auteur ". La figure ressurgit pourtant avec le développement de la culture de masse, et de l'industrie du divertissement. A l'ère des réseaux sociaux, on observe au contraire une certaine perte de son aura : l'auteur est invité à devenir un locuteur comme les autres. Condamné au profit du lecteur ou réhabilité comme créateur qui ménage sa postérité, bénéficiant d'un droit spécifique ou menacé de le perdre sur Internet, usant du stylo ou du clavier d'ordinateur, enfermé dans la solitude ou adepte des écritures collectives, l'auteur ne cesse de se métamorphoser, toujours sur le point de disparaître, ressurgissant sous de nouvelles formes liées à l'évolution de la technologie et de l'humanisme. Dans cet ouvrage, douze contributeurs proposent d'interroger la figure de l'auteur et les mutations qu'elle traverse. En en relevant les traits saillants, les zones d'ombre, les contradictions aussi, ils présentent un portrait contemporain de ce qu'elle est devenue à l'ère de la fragmentation extrême de la parole.
Nowicki Joanna ; Delsol Chantal ; Wunenburger Jean
A l'heure où la menace d'une nouvelle guerre mondiale refait surface, la question du retour du tragique dans l'histoire de l'Occident s'impose avec force. Les Anciens ont fait du tragique le centre de gravité de leur littérature et de leur théâtre. D'Eschyle à Sophocle, les tragédies se succèdent et mettent en scène une époque où la guerre était partout. Après les traumatismes liés aux guerres et aux totalitarismes du XXe siècle, l'Occident semblait avoir relégué le tragique au rang de vieux souvenir. L'invasion de l'Ukraine par la Russie, en 2022, a pris de court les Européens et a fait resurgir une potentialité oubliée : celle de la guerre qui sommeille. Le tragique s'invite de nouveau dans l'histoire d'un continent qui s'en croyait affranchi. L'Occident s'est brutalement réveillé. Dans cet ouvrage, onze contributeurs interrogent le rapport de l'Occident au tragique et la place de l'Europe dans la reconfiguration de notre monde.
Pourquoi écrit-on ? Que peut communiquer la I littérature à la société ? A quoi sert la littérature ? Dans cet ouvrage, auteurs, lecteurs et critiques tentent de répondre à ces questions. Ils dépassent une conception de la littérature comme simple divertissement, en proposant de percevoir la spécificité de la connaissance littéraire. Cela entraîne les auteurs à s'interroger sur les conditions de naissance d'une relation entre lecteurs et auteurs. A travers ce prisme, la littérature fait valoir une nouvelle nécessité. Les livres sont des potentiels d'action, des ouvertures, tout en étant des objets de paradoxe, liés à la notion d'" objet-livre " rangé dans nos bibliothèques. Cette conception permet de dépasser les clôtures disciplinaires et du sens attachées à l'oeuvre pour toucher l'ensemble des sciences humaines. Quinze contributions d'auteurs constituent le corps de cette réflexion et présentent la littérature comme lieu de connaissance de soi. Elles se présentent sous la forme d'une conversation amicale tripartite entre l'auteur, le lecteur et le texte. Une conversation capable d'initier ou d'approfondir une réflexion personnelle grâce au monde fictionnel.
Anthologie de textes, pour la plupart inédits en français, de la philosophe polonaise disparue fin 2010. Barbara Skarga, encore étudiante, s'engage dès 1939 dans l'AK, armée secrète polonaise pour combattre l'occupant allemand. Lors de l'entrée en Pologne de l'armée Rouge, en 1944, elle est arrêtée, comme la plupart de ses camarades. Elle a 25 ans, dont 5 dans la Résistance, en tant que chargée des communications de l'AK. Reconnue coupable de fascisme et de "haute trahison à la patrie soviétique", le nouvel occupant, elle est condamnée à 10 ans de Goulag et la relégation perpétuelle en URSS. Rentrée en Pologne en 1955, elle se consacrera au développement d'une philosophie de la liberté inaliénable malgré les pires contraintes.