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Le retour du tragique ?
Nowicki Joanna ; Delsol Chantal ; Wunenburger Jean
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204163019
A l'heure où la menace d'une nouvelle guerre mondiale refait surface, la question du retour du tragique dans l'histoire de l'Occident s'impose avec force. Les Anciens ont fait du tragique le centre de gravité de leur littérature et de leur théâtre. D'Eschyle à Sophocle, les tragédies se succèdent et mettent en scène une époque où la guerre était partout. Après les traumatismes liés aux guerres et aux totalitarismes du XXe siècle, l'Occident semblait avoir relégué le tragique au rang de vieux souvenir. L'invasion de l'Ukraine par la Russie, en 2022, a pris de court les Européens et a fait resurgir une potentialité oubliée : celle de la guerre qui sommeille. Le tragique s'invite de nouveau dans l'histoire d'un continent qui s'en croyait affranchi. L'Occident s'est brutalement réveillé. Dans cet ouvrage, onze contributeurs interrogent le rapport de l'Occident au tragique et la place de l'Europe dans la reconfiguration de notre monde.
L'idée que l'on se fait de la création littéraire est étroitement liée à celle que l'on a de l'auteur. Au tournant des XXe et XXIe siècles, cette idée est soumise aux vicissitudes de l'histoire littéraire, artistique et technique. Dans les années 1960, sous l'influence du post modernisme, on parle ainsi volontiers de la " mort de l'auteur ". La figure ressurgit pourtant avec le développement de la culture de masse, et de l'industrie du divertissement. A l'ère des réseaux sociaux, on observe au contraire une certaine perte de son aura : l'auteur est invité à devenir un locuteur comme les autres. Condamné au profit du lecteur ou réhabilité comme créateur qui ménage sa postérité, bénéficiant d'un droit spécifique ou menacé de le perdre sur Internet, usant du stylo ou du clavier d'ordinateur, enfermé dans la solitude ou adepte des écritures collectives, l'auteur ne cesse de se métamorphoser, toujours sur le point de disparaître, ressurgissant sous de nouvelles formes liées à l'évolution de la technologie et de l'humanisme. Dans cet ouvrage, douze contributeurs proposent d'interroger la figure de l'auteur et les mutations qu'elle traverse. En en relevant les traits saillants, les zones d'ombre, les contradictions aussi, ils présentent un portrait contemporain de ce qu'elle est devenue à l'ère de la fragmentation extrême de la parole.
Nowicki Joanna ; Oustinoff Michaël ; Chartier Anne
Discours fleuves des dictatures ou prose convenue et contournée des politiques de nosdémocraties, la « langue de bois » se retrouve partout et dans des formes et des sens variés. Plusqu?une simple convention sociale permettant d?atténuer une vérité désagréable, entre politesse ethypocrisie, la langue de bois, tel le newspeak d?Orwell (1984), sert parfois à énoncer exactement lecontraire de ce qu?elle dit, pour anéantir toute communication. Dans ce numéro d?Hermès, des spécialistes reconnus étudient l?éventail de ces discours, cherchant à définir la ligne de partage qui fait cette langue « de bois », ses modalités de production, et la répartition des rôles entre récepteur et locuteur au cours de ce phénomène. Ce sujet est un enjeu majeur des recherches en sciences de la communication. Car au détour des ces langues de bois apparaissent en effet les ratés du message, les signes de dysfonctionnement des médias. Et l?on s?aperçoit au final que la langue de bois peut, paradoxalement, constituer un des moteurs de la communication, révélateur évident de sa complexité et son originalité.
Numéro " Traduction et mondialisation " A aucun moment de son histoire l'humanité n'a autant traduit qu'aujourd'hui. Traduction au sein de l'Union européenne et des organismes internationaux. Traduction dans le monde des affaires et de l'économie. Traduction en sciences, en philosophie. avec l'anglais pour langue dominante ? Pourtant, on considère trop souvent que la traduction n'est que de l'ordre de la reproduction. Rien n'est plus faux ! La traduction ne saurait se réduire à une simple opération linguistique. Elle est inséparable des contextes politiques, économiques, culturels, sociaux. Elle représente, par son ampleur, une dimension majeure de la mondialisation. Numéro coordonné par Michaël Oustinoff, maître de conférences en traductologie à l'université Paris III-Sorbonne, auteur de La Traduction (Paris, PUF, coll. " Que sais-je ? "). Joanna Nowicki, maître de conférences en communication interculturelle à l'université de Marne La Vallée, directrice de l'Institut Hannah Arendt.