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La culture et les revolvers
Nouss Alexis
HERMANN
16,10 €
Épuisé
EAN :9791037039729
Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver ", aurait affirmé Joseph Goebbels. Mais face aux guerres et crises en tous genres, la culture n'aurait-elle pas, elle aussi, la capacité de dégainer ? Dans un monde toujours plus complexe et conflictuel, l'auteur du présent ouvrage défend le rôle d'une culture qui serait du côté de l'action plus que de la pensée, face à des instances nationales et internationales impuissantes à trouver des sorties de crise. Il reviendrait à la culture, par ses capacités de mise en perspective et de dispositifs mémoriels, d'offrir la distance nécessaire à l'analyse et aux prises de décision politiques. Pour ce faire, Alexis Nouss propose une réflexion ancrée dans l'actualité européenne et les conflits récents que constituent la guerre en Ukraine, le 7 octobre et ses suites, et le phénomène migratoire.
Wolkowicz Michel Gad ; Moreau Thibault ; Nouss Ale
Schibboleth : mot de passe, "épi" en hébreu, produit du travail de culture des hommes, ressource de vie et de transmission, mot de la signifiance du Langage et, de la Bible à Paul Celan en passant par Derrida et Freud, symbole de l'altérité. La collection Schibboleth - Actualité de Freud -, s'inscrit dans le sillage d'Imago, la première revue freudienne. Lieu de recherches et d'échanges transdisciplinaires, elle invite le lecteur à un débat ouvert mené par des auteurs et des acteurs de référence dans les domaines de la science, de l'art, de la société ici réunis pour réfléchir, témoigner, discuter autour des questions-clefs que pose notre monde en crise. L'esprit, le programme et le défi de la collection Schibboleth - Actualité de Freud - : décider du travail de civilisation et de culture à partir du monde tel qu'il est, non tel qu'on voudrait qu'il soit. Il était naturel de s'intéresser d'abord à la psychologie de masse, comme phénomène et comme notion, comme voie d'accès privilégiée au coeur de notre époque. La psychologie de masse, pouvant s'appliquer à toute structure sociale, représente une réalité essentielle pour chaque être humain (quant à son individuation) et pour l'espèce humaine (quant à sa perpétuation). Parce qu'on se construit dans un rapport aux autres, parce qu'il n'y a pas de pensée sans échange, parce qu'il n'y a de sujet, aujourd'hui et maintenant, qu'inscrit dans une filiation.
Ce volume prolonge les réflexions du séminaire tenu à Montréal, articulé autour de la question " Dire l'événement, est-ce possible ? ". Les contributions de Gad Soussana ("De l'événement depuis la nuit" suivi de "Arriver") et d'Alexis Nouss ("Parole sans voix") tentent d'en prendre la mesure à partir des problématiques de l'origine et du posthume. Mais l'essentiel, en elles, aura été de susciter la réponse de Jacques Derrida : " Une certaine possibilité impossible de dire l'événement ". Plus qu'une simple rencontre, ce séminaire explicite la présence d'une pensée de l'événement au cœur de l'œuvre littéraire et de l'œuvre philosophique.
Devant l'ampleur de la crise dite migratoire en Europe et les difficultés qu'elle pose en regard de la citoyenneté et du droit d'asile, la pensée politique moderne se doit de réexaminer ses fondations et ses configurations. Le problème auquel nous sommes aujourd'hui confrontés est de savoir comment les sociétés occidentales peuvent accueillir l'expérience de la dispersion et de l'exil. Peut-on rendre compte des communautés d'exil à l'âge du capitalisme absolu à partir de catégories appartenant à la tradition métaphysique ? Doit-on appréhender cette expérience comme une menace à surmonter ou doit-on la penser comme une modalité éthique, propre à fonder un système politique inédit reposant sur l'inter-altérité, l'hospitalité et des formes transnationales de citoyenneté? Intégrer l'exil dans une pensée politique aujourd'hui, c'est suggérer une politique hors-sol, non définie territorialement, ce qui est le cas du droit international actuel, de nature à contrer une politique du chaos productrice de misère, de violence et d'inégalité. Avec quels instruments conceptuels est-il aujourd'hui possible d'appréhender les questions de l'exil et de l'hors-sol ? Du commun à la politique et au vivre-ensemble, les chemins sont divers mais ils rencontrent tous la problématique de l'Un et le lexique de l'identité substantielle à quoi l'on doit les contradictions qui traversent nos sociétés désormais pluriel-es et la violence conséquente faite à l'autre. Pour dépasser ces obstacles, cet ouvrage tente d'opposer l'extériorité radicale de l'exil à la déclinaison de la communauté en termes de propriété et de fusion. Il passe aussi par un élan critique traversant les domaines disciplinaires, de la philosophie à la littérature en passant par l'économie et l'histoire des idées. C'est sur cette voie que doit s'orienter l'enquête, pour faire apparaître les multiples procès à travers lesquels les individus peuvent s'associer et créer des groupements de toutes sortes. Hors-sol.
Résumé : Circulation et, corollairement, communication sont les deux principes qui semblent régir les modes de comportement contemporains dans les sociétés occidentales ainsi que l'a montré, négativement, la crise du coronavirus. Or, ils dépendent d'une posture idéologique. Pourquoi circuler et communiquer à tout-va représenteraient-ils des modèles à suivre ? Ce livre entend tracer une autre ligne de conduite et de pensée à partir d'un lieu symbolique, le seuil, et d'une pratique langagière, la traduction. Tous deux suggèrent le passage mais un passage où le moment de médiation est essentiel, où les oppositions entre dedans et dehors, proche et lointain, passé et présent sont brouillées et invitent le sujet à la responsabilité envers l'autre, le démuni ou le migrant. De la peinture italienne au roman policier, de la philosophie au cinéma, de la psychanalyse à la théologie, de la poésie à l'anthropologie, cet essai parcourt les domaines afin de recueillir des exemples illustrant une éthique de (la) vérité où jamais le savoir n'efface l'inconnu.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?