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Le déportement. Petit traité du seuil et du traduire
Nouss Alexis
HERMANN
24,10 €
Épuisé
EAN :9791037008909
Circulation et, corollairement, communication sont les deux principes qui semblent régir les modes de comportement contemporains dans les sociétés occidentales ainsi que l'a montré, négativement, la crise du coronavirus. Or, ils dépendent d'une posture idéologique. Pourquoi circuler et communiquer à tout-va représenteraient-ils des modèles à suivre ? Ce livre entend tracer une autre ligne de conduite et de pensée à partir d'un lieu symbolique, le seuil, et d'une pratique langagière, la traduction. Tous deux suggèrent le passage mais un passage où le moment de médiation est essentiel, où les oppositions entre dedans et dehors, proche et lointain, passé et présent sont brouillées et invitent le sujet à la responsabilité envers l'autre, le démuni ou le migrant. De la peinture italienne au roman policier, de la philosophie au cinéma, de la psychanalyse à la théologie, de la poésie à l'anthropologie, cet essai parcourt les domaines afin de recueillir des exemples illustrant une éthique de (la) vérité où jamais le savoir n'efface l'inconnu.
Difficile de définir la notion de littérature migrante. Sous l'angle de la traduction, la catégorie devient pourtant plus identifiable. Les littératures migrantes ont pour principale caractéristique de produire une vaste translation culturelle d'un champ à l'autre, soit que l'écrivain ait adopté la langue du pays d'accueil et opère lui-même le processus de transfert, soit qu'il écrive encore dans sa langue d'écriture première et que ce travail appartienne au traducteur. Comment dès lors, écrivain ou traducteur, traduisent-ils à destination d'un lectorat qui les ignore ou ne les reconnaîtra pas des références culturelles, des accents ou autres distorsions phonétiques, voire des éléments relevant de codes minorisés ? Si l'écrivain allophone peut avoir recours à des pratiques translinguistiques massives dans son texte, le traducteur dispose-t-il, dans sa pratique, d'une même liberté ? Ce sont là quelques-unes des interrogations auxquelles le volume se propose de répondre.
Ce volume prolonge les réflexions du séminaire tenu à Montréal, articulé autour de la question " Dire l'événement, est-ce possible ? ". Les contributions de Gad Soussana ("De l'événement depuis la nuit" suivi de "Arriver") et d'Alexis Nouss ("Parole sans voix") tentent d'en prendre la mesure à partir des problématiques de l'origine et du posthume. Mais l'essentiel, en elles, aura été de susciter la réponse de Jacques Derrida : " Une certaine possibilité impossible de dire l'événement ". Plus qu'une simple rencontre, ce séminaire explicite la présence d'une pensée de l'événement au cœur de l'œuvre littéraire et de l'œuvre philosophique.
L'ouvrage se propose d'interroger la réaction de la littérature à la propagande antisémite et aux mesures anti-juives dans le contexte de la Deuxième Guerre mondiale, aussi bien lorsqu'elle adopta une position de légitimation qu'une attitude d'opposition. Cet ouvrage veut ouvrir le débat sur l'interrelation complexe entre littérature et politique, littérature et histoire, littérature et pouvoir, dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale. Les différents articles interrogent les modalités par lesquelles la littérature affronte et combat les discours mortifères ou, au contraire, celles par lesquelles elle se met à leur service et devient une arme redoutable pour une propagande destructrice. Dans ce cadre historico-politique, l'attention est portée à la fonction sociale des écrivains en France et en Europe, aux figures lexicales et rhétoriques, aux constructions et représentations de l'imaginaire collectif, aux mécanismes idéologiques. Quel rôle joua la littérature dans la formation de l'opinion publique sous le régime de Vichy face à la propagande antisémite, aux persécutions, aux déportations ? D'un côté, elle sut exprimer une résistance à l'imaginaire antisémite mais, de l'autre, elle contribua à renforcer le récit meurtrier. Il s'agit d'interroger la réaction littéraire à l'antisémitisme et à la légalisation des mesures d'exclusion aussi bien lorsqu'elle adopta une position de légitimation qu'une attitude d'opposition. La première partie de l'ouvrage s'interroge sur la phénoménologie de l'antisémitisme, la deuxième étudie les positions de résistance possibles, la troisième se penche sur les mises en discours et la dernière aborde la question de la représentation des Juifs.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.