Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Questions de philosophie. Au service de la Sagesse III
Nodé-Langlois Michel
DDB
38,70 €
Épuisé
EAN :9782220066318
Depuis quelques décennies, la philosophie est sortie des salles de cours pour rejoindre d'autres espaces d'échange et de débat. C'est dans l'esprit des dialogues de Socrate autant que sous cette forme que l'on a entrepris de publier ce qui fut d'abord un enseignement scolaire donné à des étudiants. Pour cette raison également, les leçons de philosophie proposées ici s'alimentent au trésor de pensées que nous ont légué les plus grands esprits de notre histoire sans se réduire à une simple exposition de pensée, ou pire, un simple catalogue d'auteurs. Elles s'adressent à un vaste public qui, sans passer par les lieux académiques, pourra s'initier et approfondir les concepts clés pour penser par soi-même. Les leçons ici développées portent sur : la philosophie, le langage, la science, le vivant, l'âme, la morale, le droit, la politique, le travail, la technique, l'art.
Ce n'est pas le moindre intérêt du 2d Discours que de montrer qu'à vouloir penser rigoureusement la fondation contractuelle de l'Etat, il faut penser tout aussi rigoureusement, fût-ce hypothétiquement, un état antérieur dit "de nature" , et que, dès que l'on va au bout de cette tâche, on s'aperçoit que ce qui a été conçu, loin de montrer en quoi l'institution de l'Etat civil a pu être nécessaire, en atteste au contraire la radicale contingence. Ainsi, pour penser l'Etat comme un contrat, suivant la formule que Hegel reprochera à Rousseau, il faut commencer par penser un état de nature qui l'exclut, mais on s'expose alors à un dilemme : ou bien cette pensée de l'état supposé naturel ne sert à rien pour rendre compte de son abolition volontaire ; ou bien il faut attribuer à l'être humain non seulement une impuissance advenue à y demeurer, mais une capacité naturelle d'en sortir, ce qui est après tout une manière de retrouver la vérité de la vieille formule selon laquelle c'est par nature que l'homme est fait pour vivre en Cité. Platon ne s'est peut-être jamais montré autant philosophe qu'en développant de sa propre "théorie des idées" une autocritique interne qu'Aristote eut à peine à compléter, et qu'aucun commentateur ultérieur n'a vraiment surpassée. Rousseau n'a à certains égards rien fait d'autre en prenant à charge les exigences du conventionnalisme politique moderne pour donner à celui-ci la rigueur qu'il requérait. Si l'on veut comprendre pourquoi plus d'un auteur, au XXe siècle, jugea nécessaire de revenir à une conception du politique que ce conventionnalisme prétendait dépasser, rien ne vaut mieux qu'une relecture du Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes.
Bessis Jean-Pierre ; Nodé-Langlois Michel ; Arnoul
Les trois religions issues de la tradition biblique (judaïsme, christianisme et islam) ont une origine commune. Malgré leurs différences dogmatiques, elles ont préservé un voisinage étroit de structures de pensée, tant éthiques que philosophiques, voisinage entretenu par des échanges insoupçonnés. A côté de la littérature d'exégèse et des discours de foi, elles ont accueilli d'importantes et originales constructions intellectuelles, développées sur une base philosophique et en relative liberté vis-à-vis des orthodoxies. Pourquoi ces religions ont-elles puisé dans la philosophie grecque pour créer leur propre philosophie ? Peut-on confronter la rationalité au sacré ? La philosophie peut-elle servir de pont entre la foi et la science, entre la littéralité et l'interprétation ? Toutes ces questions sont essentielles à la compréhension des débats contemporains sur la religion et la philosophie. L'ouvrage présente la pensée de six grands philosophes médiévaux et modernes, promoteurs d'un dialogue entre rationalité philosophique et religion.
La " leçon " de philosophie, c'est à la fois l'exercice accompli devant un jury et le " cours " que l'on donne devant ses élèves. Ainsi, quel que soit le concours auquel nous nous mesurons, l'enjeu est toujours le même : la leçon fût-elle de CAPES ou d'Agrégation - est l'épreuve par excellence. C'est-à-dire le moment crucial où nous devons faire la preuve de notre capacité à réunir, lors d'un exercice bref, toutes les qualités qui pourront faire de nos cours des moments de philosophie. La dissertation comme la leçon orale sont la mise à l'épreuve d'un concept. Le candidat doit mener avec lui un combat. Que cet esprit de lutte puisse être partagé par le jury comme par les élèves, c'est là finalement l'unique chose requise. En conséquence, il serait absurde de vouloir présenter ici un modèle type de la dissertation ou de la leçon. Chaque candidat a son style et les jurys de concours sont respectueux de ces différences. S'il n'y a donc pas de leçon philosophique type, il y a néanmoins une façon philosophique d'aborder la leçon ou la dissertation. Ce livre veut montrer, de manière concrète et vivante, comment construire une problématique. Ce volume fait suite aux " Leçons de philosophie I à III ". L'ensemble offre ainsi, en quatre volumes, plus d'une centaine de sujets de dissertations et de leçons entièrement rédigées ou largement esquissées.
La philosophie de saint Thomas est une philosophie de théologien. L'idée qu'il s'en faisait est résumée par la formule souvent décriée mais mal comprise : philosophia ancilla theologiae - la philosophie (du théologien) est au service de sa théologie, ce qui ne signifie pas que la théologie asservisse la philosophie, mais seulement qu'elle s'en sert, c'est-à-dire qu'elle y puise ce qui lui est nécessaire pour la tâche qui est la sienne, et non pas celle de la philosophie : l'intelligence de la foi. Aussi bien saint Thomas récusait-il l'idée que les dogmes de la foi puissent être des principes de connaissance philosophique. Mais il récusait tout autant l'idée que la philosophie n'aurait rien à connaître de ce qu'enseigne la foi, à commencer par l'objet même de celle-ci : Dieu. Que le travail du théologien saint Thomas ait produit des approfondissements essentiels de son héritage philosophique atteste que la foi, loin d'être un obscurcissement de la conscience et un obstacle à la réflexion, en est au contraire un stimulant et un moteur, qui au besoin défend la capacité de la raison à connaître le vrai, contre ses asservissements empiristes ou pragmatistes.
Ce livre décrit une expérience fondamentale de François d'Assise. Il arrive que chacun soit amené comme lui à une désappropriation de sa tâche. L'intérêt de l'expérience de saint François est d'avoir su s'en remettre totalement à Dieu, quant à l'avenir de son Ordre. Tout homme peut rencontrer cette expérience de pauvreté où semble se perdre l'oeuvre de toute une vie, voire la vie elle-même. Mgr Riobé disait qu'il s'y était pleinement reconnu.
Résumé : A l'heure où les guides pratiques sur la méthode Montessori se multiplient, voici celui que Maria Montessori a elle-même conçu pour "entrer dans les familles", écrit en espagnol en 1939 (étayant une première version de 1914 en anglais). Inédite en français, cette version historique a néanmoins gardé toute son actualité. Dans ce manuel, Maria Montessori présente concrètement le matériel et l'environnement de sa méthode, mais aussi la philosophie de sa pédagogie en rappelant son objectif final : servir la Paix. Elle insistait en effet sur le fait que l'éducation était la meilleure arme pour la Paix, et qu'il fallait, pour l'atteindre, considérer l'enfant comme le guide de son éducation. Qui mieux que lui-même sait ce qui est bon pour son propre développement ? Originalité de ce manuel : il est le seul illustré par des photos personnelles de Maria Montessori. La traductrice s'est efforcée de reproduire en couleur ces photos soigneusement choisies. La mise en parallèle des clichés historiques en noir et blanc et des photos contemporaines montre bien qu'en dépit du siècle qui s'est écoulé depuis l'ouverture de la première "Maison des Enfants", et malgré toutes les évolutions de la méthode qui n'est ni figée ni passéiste, l'essentiel est resté identique.
Résumé : Il ne suffit pas d'aimer son enfant pour qu'il se développe harmonieusement. Car, ajoute Suzanne Robert-Ouvray, si tout commence dès la naissance avec les soins quotidiens, les échanges affectifs, la sécurité émotionnelle, il faut aussi l'aider à organiser sa tonicité afin que sa motricité et ses comportements soient adaptés à ses besoins. Avant même de parler, c'est avec ses tensions musculaires et organiques que le bébé répond aux stimulations de son environnement. Par ignorance, banalisation ou incompréhension, un défaut de soutien de l'enfant ou des gestes de maltraitance peuvent provoquer de graves perturbations relationnelles. Emaillé d'exemples concrets, cet ouvrage accessible propose une théorie de l'étayage psychomoteur à tous ceux qui ont la tâche délicate d'aider les enfants à grandir et à se développer.
Résumé : En cette période où des réformes du système éducatif se donnent explicitement pour projet de respecter les rythmes des élèves en organisant l'éducation par cycle, il faut lire les textes de Maria Montessori. Avant bien d'autres, elle avait expérimenté et pensé une telle progression, en relevant le défi de créer des outils pour qu'enfants et adolescents apprennent par eux-mêmes et non en écoutant un enseignement. Après L'enfant (0 à 6 ans), elle développe dans cet ouvrage les trois cycles suivants, de l'écolier jusqu'à l'étudiant. Jeanne-Françoise Hutin, responsable d'une Ecole Montessori et présidente de l'Association pour la diffusion des idées Montessori, présente le livre et en souligne toute l'actualité.