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Au service de la Sagesse
Nodé-Langlois Michel
ARTEGE
43,75 €
Épuisé
EAN :9782916053684
Les études ici présentées ont été rédigées au fil de quelques décennies d'enseignement de la philosophie. Leur visée principale et leur axe directeur, sciemment intempestifs, ont été la défense de la métaphysique, et plus précisément de l'idée d'une connaissance métaphysique, objet d'une dénégation insistante au cours du dernier siècle. Elles affirment qu'une connaissance, et même un savoir sont possibles par-delà ceux que nous offrent les mathématiques et les sciences de la nature ou de l'homme. Autrement dit: un savoir qui nous offre la connaissance de ce que ces sciences ne connaissent pas, et qui importe encore plus à notre existence que leurs objets respectifs. Dans leur diversité et nonobstant leurs recoupements, ces études veulent être la défense et l'illustration d'une métaphysique que l'on croit supplantée par la conscience et la culture scientifiques d'aujourd'hui. Et ce, alors qu'il apparaît de plus en plus clair que, sinon la science, du moins le scientisme inflige au monde contemporain un déficit de sagesse que beaucoup sont tentés de pallier d'une manière irrationnelle, quand ladite métaphysique cherchait au contraire à y remédier en poussant la raison et la confiance en celle-ci à ses ultimes limites.
Résumé : À l?occasion de cette Année de la Foi, Michel Nodé-Langlois propose un parcours qui vise à "mettre en lumière de façon toujours plus évidente la joie et l?enthousiasme renouvelé de la rencontre avec le Christ" (Benoit XVI, Porta Fidei, 2). Ces courtes médiations, qui commentent le texte du Credo partagé en 12 articles, invitent le lecteur à entrer dans le chemin de foi que l?Église propose et fait sien depuis 2000 ans.
La philosophie de saint Thomas est une philosophie de théologien. L'idée qu'il s'en faisait est résumée par la formule souvent décriée mais mal comprise : philosophia ancilla theologiae - la philosophie (du théologien) est au service de sa théologie, ce qui ne signifie pas que la théologie asservisse la philosophie, mais seulement qu'elle s'en sert, c'est-à-dire qu'elle y puise ce qui lui est nécessaire pour la tâche qui est la sienne, et non pas celle de la philosophie : l'intelligence de la foi. Aussi bien saint Thomas récusait-il l'idée que les dogmes de la foi puissent être des principes de connaissance philosophique. Mais il récusait tout autant l'idée que la philosophie n'aurait rien à connaître de ce qu'enseigne la foi, à commencer par l'objet même de celle-ci : Dieu. Que le travail du théologien saint Thomas ait produit des approfondissements essentiels de son héritage philosophique atteste que la foi, loin d'être un obscurcissement de la conscience et un obstacle à la réflexion, en est au contraire un stimulant et un moteur, qui au besoin défend la capacité de la raison à connaître le vrai, contre ses asservissements empiristes ou pragmatistes.
La " leçon " de philosophie, c'est à la fois l'exercice accompli devant un jury et le " cours " que l'on donne devant ses élèves. Ainsi, quel que soit le concours auquel nous nous mesurons, l'enjeu est toujours le même : la leçon fût-elle de CAPES ou d'Agrégation - est l'épreuve par excellence. C'est-à-dire le moment crucial où nous devons faire la preuve de notre capacité à réunir, lors d'un exercice bref, toutes les qualités qui pourront faire de nos cours des moments de philosophie. La dissertation comme la leçon orale sont la mise à l'épreuve d'un concept. Le candidat doit mener avec lui un combat. Que cet esprit de lutte puisse être partagé par le jury comme par les élèves, c'est là finalement l'unique chose requise. En conséquence, il serait absurde de vouloir présenter ici un modèle type de la dissertation ou de la leçon. Chaque candidat a son style et les jurys de concours sont respectueux de ces différences. S'il n'y a donc pas de leçon philosophique type, il y a néanmoins une façon philosophique d'aborder la leçon ou la dissertation. Ce livre veut montrer, de manière concrète et vivante, comment construire une problématique. Ce volume fait suite aux " Leçons de philosophie I à III ". L'ensemble offre ainsi, en quatre volumes, plus d'une centaine de sujets de dissertations et de leçons entièrement rédigées ou largement esquissées.
L'intérêt majeur de la troisième des Critiques kantiennes est que son auteur s'y affronte à lui-même en cherchant la solution de difficultés dont il a conscience que son système les laisse pendantes, bref en cherchant à sauver ce dernier de ce qui le menace de l'intérieur. Parallèlement, nul doute que cette dernière oeuvre ait préludé à l'histoire de la science naturelle ultérieure en réhabilitant philosophiquement les concepts et principes majeurs du finalisme aristotélicien, soit d'une conception de la nature qui donne à comprendre comment l'agir humain peut s'exercer et être pensé sans contradiction avec ce qui le précède et le rend possible. Dès lors que ladite science en est arrivée à renoncer au pseudo- déterminisme de la mécanique classique, le principe qui pour Kant menaçait essentiellement l'humanisme moral doit cesser du même coup d'être considéré comme un a priori constitutif de l'explication scientifique des réalités naturelles. Disparaît alors ce qui a été, de l'aveu même de Kant, la motivation fondamentale qui a donné son sens à la construction de son système. Si l'on ajoute à cela les contradictions qu'un Vaihinger, entre autres, n'a pas manqué de relever dans la Critique de la raison pure, on trouvera chez Kant les meilleures raisons de faire retour à la métaphysique à laquelle il passe pour avoir mis fin. C'est peut-être à ce titre qu'il y a lieu de considérer la Critique de la faculté de juger comme le "couronnement" de l'oeuvre de Kant, soit comme le moment où, poussant à sa limite l'intelligence de son propre système, il indique la voie dans laquelle celui-ci se révèle apte à produire des fruits philosophiques que sa lettre ne laissait pas prévoir.
Le Père Matthieu Dauchez a tout quitté pour les enfants de Manille, les enfants de la rue et de la décharge publique. Avec une équipe d?éducateurs philippins, il arpente les rues pour leur offrir une vie d'enfants dans le cadre de la Fondation Tulay ng Kabataan: scolarisation, foyer d'insertion, programme de nutrition. Très vite, il constate que le vrai défi n?est pas de partir mais de demeurer fidèle au quotidien. Si les souffrances sont extrêmes, les fruits de cette fidélité et les grâces sont immenses. Le père Dauchez propose une relecture spirituelle à partir de ses rencontres quotidiennes et partage ici les leçons de dignité, de courage et d'amour que donnent les plus petits parmi les démunis.
Quarante ans après, cette étude sur les diaconesses reste une référence. Par la notoriété de son auteur, mais surtout par la qualité inégalée du dossier ici réuni dont l'influence s'étendra jusqu'au document de la Commission théologique internationale de 2003 sur le diaconat. La question de l'ordination des femmes au diaconat fait débat depuis longtemps. Depuis l'ouvrage de Martimort, les travaux sur le sujet n'ont pas manqué, sans faire avancer pour autant le dossier. On peut craindre que dans ce domaine, l'idéologie ne l'emporte ici sur la prudence scientifique, comme en avertit Martimort dans le dernier paragraphe de cet ouvrage. Or les femmes méritent mieux qu'une hypothèse de théologiens fondée sur des ambiguïtés de l'histoire. Qu'on en suive ou non ses conclusions, la contribution d'Aimé-Georges Martimort reste irremplaçable pour déterminer avec quelque précision la place qu'occupaient les diaconesses dans la Tradition. Cette enquête historique est l'occasion d'un passionnant voyage au coeur de l'Eglise des premiers siècles.
Ce livre est un parcours sur le christianisme pour ceux qui n'en connaissent pas grand-chose, qui viennent d'autres traditions ou qui sont simplement en recherche.