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Au service de la sagesse. Tome 2, Disputes philosophiques
Nodé-Langlois Michel
ARTEGE
43,75 €
Épuisé
EAN :9782360400362
Le nom latin de disputatio, ancêtre de l?exercice scolaire et universitaire de la dissertation, recouvre l?une des plus puissantes inventions des penseurs du Moyen Age. Elle propose une méthode originale de recherche et d?argumentation en confrontant les raisonnements des grands auteurs en philosophie afin de donner des réponses aux questions des fondements. Les leçons abordées dans cet ouvrage sont assurément une initiation à l?argumentation philosophique telle qu?elle est nécessaire à ceux qui se destinent à l?enseignement scolaire ou universitaire de la philosophie. Mais plus encore, elles voudraient être la preuve que la forme dialectique de la pensée procure une authentique connaissance à quiconque perçoit l?importance du questionnement dans la quête de la vérité. La raison est-elle suffisante? Peut-on expliquer l?existence? Penser le mal. Penser l?Etat L?inhumain, sont quelques unes des questions fondamentales abordées ici.
Ce n'est pas le moindre intérêt du 2d Discours que de montrer qu'à vouloir penser rigoureusement la fondation contractuelle de l'Etat, il faut penser tout aussi rigoureusement, fût-ce hypothétiquement, un état antérieur dit "de nature" , et que, dès que l'on va au bout de cette tâche, on s'aperçoit que ce qui a été conçu, loin de montrer en quoi l'institution de l'Etat civil a pu être nécessaire, en atteste au contraire la radicale contingence. Ainsi, pour penser l'Etat comme un contrat, suivant la formule que Hegel reprochera à Rousseau, il faut commencer par penser un état de nature qui l'exclut, mais on s'expose alors à un dilemme : ou bien cette pensée de l'état supposé naturel ne sert à rien pour rendre compte de son abolition volontaire ; ou bien il faut attribuer à l'être humain non seulement une impuissance advenue à y demeurer, mais une capacité naturelle d'en sortir, ce qui est après tout une manière de retrouver la vérité de la vieille formule selon laquelle c'est par nature que l'homme est fait pour vivre en Cité. Platon ne s'est peut-être jamais montré autant philosophe qu'en développant de sa propre "théorie des idées" une autocritique interne qu'Aristote eut à peine à compléter, et qu'aucun commentateur ultérieur n'a vraiment surpassée. Rousseau n'a à certains égards rien fait d'autre en prenant à charge les exigences du conventionnalisme politique moderne pour donner à celui-ci la rigueur qu'il requérait. Si l'on veut comprendre pourquoi plus d'un auteur, au XXe siècle, jugea nécessaire de revenir à une conception du politique que ce conventionnalisme prétendait dépasser, rien ne vaut mieux qu'une relecture du Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes.
L'intérêt majeur de la troisième des Critiques kantiennes est que son auteur s'y affronte à lui-même en cherchant la solution de difficultés dont il a conscience que son système les laisse pendantes, bref en cherchant à sauver ce dernier de ce qui le menace de l'intérieur. Parallèlement, nul doute que cette dernière oeuvre ait préludé à l'histoire de la science naturelle ultérieure en réhabilitant philosophiquement les concepts et principes majeurs du finalisme aristotélicien, soit d'une conception de la nature qui donne à comprendre comment l'agir humain peut s'exercer et être pensé sans contradiction avec ce qui le précède et le rend possible. Dès lors que ladite science en est arrivée à renoncer au pseudo- déterminisme de la mécanique classique, le principe qui pour Kant menaçait essentiellement l'humanisme moral doit cesser du même coup d'être considéré comme un a priori constitutif de l'explication scientifique des réalités naturelles. Disparaît alors ce qui a été, de l'aveu même de Kant, la motivation fondamentale qui a donné son sens à la construction de son système. Si l'on ajoute à cela les contradictions qu'un Vaihinger, entre autres, n'a pas manqué de relever dans la Critique de la raison pure, on trouvera chez Kant les meilleures raisons de faire retour à la métaphysique à laquelle il passe pour avoir mis fin. C'est peut-être à ce titre qu'il y a lieu de considérer la Critique de la faculté de juger comme le "couronnement" de l'oeuvre de Kant, soit comme le moment où, poussant à sa limite l'intelligence de son propre système, il indique la voie dans laquelle celui-ci se révèle apte à produire des fruits philosophiques que sa lettre ne laissait pas prévoir.
Résumé : Depuis quelques décennies, la philosophie est sortie des salles de cours pour rejoindre d'autres espaces d'échange et de débat. C'est dans l'esprit des dialogues de Socrate autant que sous cette forme que l'on a entrepris de publier ce qui fut d'abord un enseignement scolaire donné à des étudiants. Pour cette raison également, les leçons de philosophie proposées ici s'alimentent au trésor de pensées que nous ont légué les plus grands esprits de notre histoire sans se réduire à une simple exposition de pensée, ou pire, un simple catalogue d'auteurs. Elles s'adressent à un vaste public qui, sans passer par les lieux académiques, pourra s'initier et approfondir les concepts clés pour penser par soi-même. Les leçons ici développées portent sur : la philosophie, le langage, la science, le vivant, l'âme, la morale, le droit, la politique, le travail, la technique, l'art.
Résumé : Encore un livre sur saint Thomas, dira-t-on. Que pourrait ajouter celui-ci à tout ce qui existe déjà ? Nous voudrions d'abord dans cet ouvrage répondre simplement mais en vérité, et en lisant les textes eux-mêmes de saint Thomas et d'Aristote, à certaines objections ou lieux communs entendus ou lus plus ou moins régulièrement, qui empêchent de commencer à vouloir connaître la pensée de frère Thomas. Il s'agit de mettre en évidence la grande richesse, pour l'intelligence et le coeur humains, de sa pensée philosophique, de ses analyses, de ses manières de poser les questions et d'interroger le réel. Un préambule pour une introduction à la philosophie de Thomas, telle est essentiellement l'intention de ces quatre études et non pas une introduction à la philosophie thomasienne purement et simplement. Elles cherchent ainsi à définir l'esprit d'un apprentissage philosophique qui a aussi en lui tout ce qui convient pour aider à un apprentissage théologique et spirituel, mystique même. Jean-Baptiste Echivard, du Foyer Marie Jean, docteur en philosophie, a enseigné de nombreuses années en classe de Terminales et à l'IPC-Facultés libres de Philosophie et de Psychologie. Il a publié une dizaine d'ouvrages de philosophie, en particulier une introduction à la philosophie à partir des thèmes du programme de Terminales.
Le Père Matthieu Dauchez a tout quitté pour les enfants de Manille, les enfants de la rue et de la décharge publique. Avec une équipe d?éducateurs philippins, il arpente les rues pour leur offrir une vie d'enfants dans le cadre de la Fondation Tulay ng Kabataan: scolarisation, foyer d'insertion, programme de nutrition. Très vite, il constate que le vrai défi n?est pas de partir mais de demeurer fidèle au quotidien. Si les souffrances sont extrêmes, les fruits de cette fidélité et les grâces sont immenses. Le père Dauchez propose une relecture spirituelle à partir de ses rencontres quotidiennes et partage ici les leçons de dignité, de courage et d'amour que donnent les plus petits parmi les démunis.
Une mère et son enfant. Un mystère de l'histoire, une source de divisions entre chrétiens, un apport à la réflexion sociale de notre temps et pourtant le c?ur de la foi chrétienne. Une méditation qui va de la mère à l'enfant et de l'enfant à la mère. Ce livre est un parcours : biblique d'abord, ecclésial ensuite, sociohistorique et ?cuménique enfin. Un livre en quatre parties : vingt méditations au gré des lectures bibliques et des fêtes liturgiques, pouvant aussi servir de pistes et de trames d'homélies ; études de quatre sujets controversés : Maternité divine, Immaculée conception, Virginité, Assomption ; évolution des formes de la piété mariale ; mise au point interconfessionnelle dans une perspective ?cuménique.