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LES DEBUTS DE VAN GOGH - LES DESSINS DE LA PERIODE HOLLANDAISE
NIZON PAUL
CAHIER DESSINE
15,00 €
Épuisé
EAN :9791090875166
Voici un homme qui n'avait pas de talent évident pour l'art. Il n'avait pas plus de talent pour la vie bourgeoise. Il n'eut ni femme ni enfant. Il se vouait à la carrière religieuse, mais, rongé par le doute, choisit de devenir artiste. Privé de toute reconnaissance, il s'acharna néanmoins, sans douter de son génie, un génie simple et humain. A force de persévérance, il parvint à créer une oeuvre universelle. Il se plia d'abord à une observation minutieuse des gens du peuple, pauvres et laborieux. Il exécuta de nombreux dessins, au trait appuyé, emplis de compassion, bien loin des peintures flamboyantes de la maturité. Dans les paysages de la campagne hollandaise, il comprit à sa façon l'infini des routes et la densité des arbres. Pourtant, les premiers dessins de Vincent Van Gogh n'ont rien de pittoresque. Ils expriment un appel à une humanité délivrée de ses traumatismes, une humanité nouvelle, telle que Friedrich Nietzsche, le contemporain du peintre, l'avait aussi méditée. Ce sont ces dessins de jeunesse qu'a choisi d'examiner le jeune Paul Nizon, alors étudiant en histoire de l'art. On y décèle déjà l'écrivain précis, à la complicité profonde, au lyrisme mesuré.
Résumé : Chien est le livre de la plus radicale des ruptures, l'histoire d'un homme qui a rompu les amarres, quitté sa famille, dénoué tout lien amoureux, répudié les valeurs du travail et de l'appartenance civique. Posté à l'angle d'une rue, déambulant sur les trottoirs, solitaire dans un jardin public, il fouille les poubelles à la recherche d'un vieux journal, savoure les destinées de compagnons lointains: exclus et marginaux, escrocs ou criminels. Exégète de la dissidence, il observe l'absurdité frénétique de la ville. S'emplit les yeux et les oreilles de sensations: bruissement urbain, silhouettes qui fourmillent, merveilleux spectacle de l'effervescence quotidienne. Et il se souvient. De ses chiens. De son chien tant aimé. Qu'il a abandonné un beau jour, lui aussi. Pour en finir. Pour ne plus être tenu en laisse par quoi que ce soit. Chien est également le livre le plus radical de Paul Nizon: un contre-portrait de l'artiste par le personnage, une réplique à l'autofiction comme à ceux (les diseurs de bonnes aventures, ou l'écrivain croisé ici même) qui veulent faire entrer tout et tout le monde dans leurs histoires. Chien est un roman anti-romanesque et superbement asocial, un éloge émouvant de l'absolue liberté, le capriccio d'une solitude intense, délibérée, conduite par la nécessité extrême de la littérature.
Plus encore qu'un fils de Céline ou d'Henry Miller, le Nizon de L'Année de l'amour apparaît comme un cousin germain du Roquentin de La Nausée. Un Roquentin plus rieur, qui nous livrerait en direct ce livre de salut qu'il envisage d'écrire après avoir abandonné la biographie de Rollebon. (...) Ces pages à l'allégresse cabriolante prouvent qu'en littérature la musique est faite de rythmes, de phrasé, d'orchestration des thèmes, de tempo. (...) L'Année de l'amour est le livre le plus musical que je connaisse. Musical, pictural aussi (ces couleurs de toile cubiste), et existentiel, que demander de plus? Il y a des gens qui apprennent l'allemand pour lire Freud dans le texte. Il y en aura, stimulés par l'amoureuse traduction de Jean-Louis de Rambures, qui apprendront cette langue pour s'incorporer la musique de Nizon tout à fait.
A la fois cheminement et butin d'un homme qui "marche à l'écriture", voici d'abord Mes Ateliers, court traité d'autopoétique, où Paul Nizon serre au plus près le secret de son mécanisme créatif. Et aussitôt, comme une partition écrite au rythme bruissant et imprévisible de Paris, une suite de parcours, trajets, promenades, réflexions, fantasmes... Sous son oeil du coursier, Nizon capture des instants précieux, des essences rares, une mirifique provende d'éclats de vie qu'en alchimiste de l'autofiction il transforme immédiatement en prose libre. On en jugera ici : du théoricien à l'artiste - et réciproquement - c'est toujours le même fluide, la même musicalité. Le talent de Nizon est un art du mouvement, une effervescence des mots et de la vie. Dans ce petit volume en forme de mode d'emploi, "l'enchanteur Nizon" a ciselé une clef essentielle de son oeuvre.
Dans les aventures d'Anna Sommer, il n'y a pas d'aventure. Tout peut donc arriver. Ainsi, elle nous entraîne dans sa vie la plus secrète, sans jamais recourir aux procédés habituels de la narration: l'intrigue, le suspense, le happy end... Elle va gratter là où il ne faudrait pas, dans le détail le plus infime, et relate une anecdote presque insignifiante, une phrase anodine, en visant toujours au juste milieu, là où l'innocence se partage avec l'effroi face à l'aventure - la vraie - d'exister, de grandir, de vieillir. Et c'est ici toute sa malice, son humour incomparable, son courage d'exprimer l'indicible. Les philosophes allemands diraient d'Anna qu'elle a une sacrée vision du monde (une Weltanschauung). Elle démontre aussi un talent exceptionnel à faire s'entrechoquer la bande dessinée la plus classique et l'art de l'immobilisme, de la suggestion. Provocation rare, par les temps qui courent.
Résumé : Muzo pose sur la table une pile de carnets haute comme un petit homme. " C'est toute ma vie ", confie-t-il. Et ce sont des dessins par centaines, des esquisses, des astuces graphiques, des fantasmes ou des blagues. Tout un monde s'agite, un monde d'hommes et de femmes obsédés par le sexe, mangés par la peur, les caprices, les doutes. Muzo les observe, de loin, de près, devant, derrière, de bas en haut. Il ne s'en lasse pas. Parfois, pris de démangeaison, il les peint. Résultat : un livre très drôle et très méchant.
Résumé : ANNA SOMMER aime les comédies et les drames que l'on se joue, et puis les moments furtifs, ces mille petites choses qui se produisent dans la vie privée. Elle s'en amuse. Elle s'en effraie parfois. Et elle dissèque tout, hommes, femmes, enfants, animaux. Elle ne se contente pas de les surprendre dans leurs flagrants délits : elle les grave dans le métal, d'une pointe sèche vigoureuse qui jamais n'hésite. Elle a commencé à graver un jour, comme ça, pour voir, pour s'essayer à cet art réputé exigeant ; puis au fil du temps s'est dessiné un étonnant tableau du monde, dans lequel l'humour et l'élégance le disputent à la cruauté - une cruauté légère, presque réjouissante. Et si ce tableau paraît fidèle, c'est qu'il s'inspire moins de l'apparence tapageuse des choses que de leur murmure, comme dans un cahier intime.
Résumé : Dans ce deuxième cahier, l'enquête sur le dessin se poursuit. Les questions se multiplient et quelques réponses s'ébauchent. Nous assistons à des combats entre artistes et critiques, retrouvons l'innocence des " réclames " d'antan, examinons un dessin de la Renaissance, errons dans les rues vides de Bourges ; puis, gagnés par la folie douce de la Belgique, éblouis par les visages de quelques personnes âgées, nous repartons pour Lascaux avant de gravir les montagnes des Grisons, du jura et de la Laponie. Le dessin nous perd ; il nous mène par le bout des yeux où il veut, quand il veut, comme il veut.