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L'oeil du coursier. précédé de Mes ateliers
Nizon Paul
ACTES SUD
7,50 €
Épuisé
EAN :9782742702374
A la fois cheminement et butin d'un homme qui "marche à l'écriture", voici d'abord Mes Ateliers, court traité d'autopoétique, où Paul Nizon serre au plus près le secret de son mécanisme créatif. Et aussitôt, comme une partition écrite au rythme bruissant et imprévisible de Paris, une suite de parcours, trajets, promenades, réflexions, fantasmes... Sous son oeil du coursier, Nizon capture des instants précieux, des essences rares, une mirifique provende d'éclats de vie qu'en alchimiste de l'autofiction il transforme immédiatement en prose libre. On en jugera ici : du théoricien à l'artiste - et réciproquement - c'est toujours le même fluide, la même musicalité. Le talent de Nizon est un art du mouvement, une effervescence des mots et de la vie. Dans ce petit volume en forme de mode d'emploi, "l'enchanteur Nizon" a ciselé une clef essentielle de son oeuvre.
Résumé : LE POINT DE VUE DES EDITEURS A mi-distance des " romans " et de l'essai, " L'envers du manteau " nous introduit au c?ur du processus alchimique par lequel les mots condensent les moments marquants de la réalité, des rêves, de la réflexion et de la vie intérieure, pour leur donner un sens et les métamorphoser en ?uvre. Journal d'écrivain où passent (notamment) les figures d'Hemingway, d'Henri Miller, de Thomas Wolfe, de Canetti, notes d'atelier (1980-1989) où prend forme le travail littéraire, lieu de conciliabule entre un auteur et le tracé qu'il a accompli, livre d'heures d'un homme profondément requis par l'exigence de l'écriture, " L'envers du manteau " est aussi une méditation traversée de voyages et d'onirisme, d'énigmes et d'éblouissements, de souvenirs, de " choses vues ", de billets d'humeur et d'amour, d'oraisons à la ville, à la femme, au bonheur. Jamais encore Paul Nizon - sans doute l'un des plus grands écrivains de ce temps - n'avait à ce point pénétré et révélé l'essence même d'une vie d'artiste.
Voici un homme qui n'avait pas de talent évident pour l'art. Il n'avait pas plus de talent pour la vie bourgeoise. Il n'eut ni femme ni enfant. Il se vouait à la carrière religieuse, mais, rongé par le doute, choisit de devenir artiste. Privé de toute reconnaissance, il s'acharna néanmoins, sans douter de son génie, un génie simple et humain. A force de persévérance, il parvint à créer une oeuvre universelle. Il se plia d'abord à une observation minutieuse des gens du peuple, pauvres et laborieux. Il exécuta de nombreux dessins, au trait appuyé, emplis de compassion, bien loin des peintures flamboyantes de la maturité. Dans les paysages de la campagne hollandaise, il comprit à sa façon l'infini des routes et la densité des arbres. Pourtant, les premiers dessins de Vincent Van Gogh n'ont rien de pittoresque. Ils expriment un appel à une humanité délivrée de ses traumatismes, une humanité nouvelle, telle que Friedrich Nietzsche, le contemporain du peintre, l'avait aussi méditée. Ce sont ces dessins de jeunesse qu'a choisi d'examiner le jeune Paul Nizon, alors étudiant en histoire de l'art. On y décèle déjà l'écrivain précis, à la complicité profonde, au lyrisme mesuré.
Résumé : Chien est le livre de la plus radicale des ruptures, l'histoire d'un homme qui a rompu les amarres, quitté sa famille, dénoué tout lien amoureux, répudié les valeurs du travail et de l'appartenance civique. Posté à l'angle d'une rue, déambulant sur les trottoirs, solitaire dans un jardin public, il fouille les poubelles à la recherche d'un vieux journal, savoure les destinées de compagnons lointains: exclus et marginaux, escrocs ou criminels. Exégète de la dissidence, il observe l'absurdité frénétique de la ville. S'emplit les yeux et les oreilles de sensations: bruissement urbain, silhouettes qui fourmillent, merveilleux spectacle de l'effervescence quotidienne. Et il se souvient. De ses chiens. De son chien tant aimé. Qu'il a abandonné un beau jour, lui aussi. Pour en finir. Pour ne plus être tenu en laisse par quoi que ce soit. Chien est également le livre le plus radical de Paul Nizon: un contre-portrait de l'artiste par le personnage, une réplique à l'autofiction comme à ceux (les diseurs de bonnes aventures, ou l'écrivain croisé ici même) qui veulent faire entrer tout et tout le monde dans leurs histoires. Chien est un roman anti-romanesque et superbement asocial, un éloge émouvant de l'absolue liberté, le capriccio d'une solitude intense, délibérée, conduite par la nécessité extrême de la littérature.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".