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L'expression des sentiments. De l'analyse linguistique aux applications
Nita Raluca ; Valetopoulos Freiderikos
PU RENNES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782753574168
Les sentiments sont actuellement au centre des recherches linguistiques avec des approches et des objectifs variés. Dans le présent volume, nous nous interrogeons, à partir des corpus, à la fois sur les moyens linguistiques d'expression des sentiments, dans plusieurs langues et dans des approches théoriques variées (lexicales, phraséologiques, syntaxiques, sémantiques, énonciatives), et sur leurs domaines d'application (l'acquisition et l'apprentissage des langues, la constitution de ressources lexicales). Nous abordons ainsi des questions qui n'ont pas encore été approfondies dans la littérature, telles que la place des sentiments en didactique des langues ou les liens qui se tissent entre les études sur le lexique, le discours et la didactique, en ayant comme fil conducteur les corpus. Nous montrons les éclairages que peuvent apporter à l'expression des sentiments différents types de corpus (dictionnaires, textes littéraires, chats, films) et leur exploitation à travers les langues (français, anglais, espagnol, grec, polonais, roumain). Dans l'analyse linguistique des lexèmes (sérénité, quiétude, shy, feel, espoir, désespoir, sperantâ, nâdejde, ??? ? ? ) des expressions figées ou des constructions syntaxiques (questions, exclamations), nous dépassons les formes figées figurant dans les dictionnaires ou en grammaire en prenant en compte les corpus et les contextes, et en s'intéressant à la problématique des apprenants. Le présent ouvrage s'inscrit dans les travaux de recherche sur les sentiments entrepris dans le cadre du laboratoire FoReLL (EA 3816) de l'université de Poitiers autour de deux axes principaux : l'analyse sémantique et syntaxique dans une approche contrastive multilingue et l'analyse de la langue des apprenants.
Nita Raluca ; Brunet Antonin ; Caron Philippe ; Kl
La cohésion est traditionnellement définie comme le maillage linguistique du texte qui assure son imité et la cohérence comme l'adéquation de ce maillage textuel à à la situation de communication. Ce qui est moins souligné, c'est que la cohésion et la cohérence sont des projections du locuteur et de l'interlocuteur fondées sur les signes rit co(n)texte. Le présent ouvrage met en valeur la relativité de l'appréhension de ces deux principes dans leur rapport à la textualité. Le texte est envisagé comme une entité en construction par le jeu des marqueurs textuels, de la situation de communication et de la relation locuteur-interlocuteur. Le rapport au texte rend la cohérence et la cohésion malléables et ajustables, ceci tant dans leur mode de réalisation que dans leur mode d'interprétation au point où ce qui peut paraître dyscohérent et dyscohésif — en rupture par rapport à la règle grammaticale, textuelle, discursive — peut se muer en forme de sens. La réflexion dont est issu cet ouvrage repose sur un large panel de données (d'apprenants et de natifs, orales et écrites, synchroniques et diachroniques, multilingues et unilingues) et de combinaisons ciblées sur des marqueurs spécifiques (gérondif. connecteurs) et sur la structuration textuelle selon les genres (commentaire sportif. interview, roman. poésie. historiographie. dédicace). La relativité des notions de cohérence et de cohésion apparaît pleinement lorsqu'on aborde comme ici genres. périodes, langues et construction de la textualité.
La Métaphysique du temps chez Leibniz et Kant présente les relations et les divergences entre les théories du temps soutenues par ces deux grands philosophes. Adrian Nita démontre que la critique de Kant, qui revêt souvent une forme virulente, doit être prise avec beaucoup de précautions. Le temps est pour Leibniz non pas tant un ordre de successions que le fondement de l'ordre. En comprenant le temps comme une condition de possibilité, l'auteur propose une forme de l'idéalisme nommée idéalisme conditionnel, et à partir de ce fondement, il montre aussi bien les ressemblances des deux théories que certaines conséquences tout à fait intéressantes à propos de la composition, des antinomies et d'autres thèmes kantiens.
Ce volume est consacré à la linguistique anglaise tout en s'inscrivant dans le domaine plus large de la linguistique générale. Il est dédié aux travaux de Jean-Louis Duchet et Michel Paillard, qui ont eu une grande influence sur le développement de la linguistique anglaise en France. Les contributions réunies ici apportent un éclairage différent, moderne et neuf aux thématiques étudiées, entre autres à travers l'étude de nouveaux corpus que les nouvelles technologies permettent d'explorer. Un de leurs points communs est l'amour des mots, de leur histoire et de leur évolution sur le plan phonétique, lexical et syntaxique. Un autre est le fait d'appréhender les phénomènes linguistiques, non pas de manière isolée, mais dans leur fonctionnement dans les textes, tout en prenant en considération le contexte socio-historique dans lesquels ils s'inscrivent. Enfin, un intérêt particulier est porté à la langue de spécialité (juridique, sportive...) et à la dimension inter-langues (lexicologie contrastive et problèmes de traduction). Cet ouvrage est à mettre en regard avec un autre volume dirigé par les mêmes auteures intitulé Opérations prédicatives et énonciatives, contrastivité et corpus dédié aux travaux d'Hélène Chuquet et de Jean Chuquet. Ces deux ouvrages posent des repères cruciaux pour les chercheurs et les étudiants dans les domaines de la linguistique énonciative culiolienne, la linguistique contrastive, la morphophonologie et la lexicologie contrastive.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour