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Revue française des affaires sociales N° 2/2019 : Un regard renouvelé sur les ressources des jeunes
Nicolas Charles ; Portela Mickaël ; Raynaud Emilie
DOC FRANCAISE
23,50 €
Épuisé
EAN :3303337402675
Porter un regard renouvelé sur les ressources des jeunes, ambition qui sous-tend ce dossier de la Revue française des affaires sociales, nécessite au préalable d'avoir une vision claire de leurs ressources matérielles (les plus " simples " à mesurer en apparence) et de la façon dont s'articulent les sphères domestique, économique et sociale dans la constitution de celles-ci. C'est ce que propose le cadrage statistique réalisé à partir de l'enquête nationale sur les ressources des jeunes de la DREES et de l'INSEE5 (ENRJ), dispositif original ayant permis d'interroger de façon détaillée un échantillon de jeunes de 18 à 24 ans et leurs parents. Cet éclairage chiffré a également pour but de contextualiser les différents sujets abordés dans les articles de ce dossier, qu'il s'agisse des trajectoires résidentielles des jeunes adultes, du travail pendant les études, des mécanismes de solidarité intrafamiliale ou des jeunes comme cibles des politiques publiques. Ce dossier propose aussi un examen approfondi des ressources au sens large qu'offre la famille, dont le rôle est si crucial à cette période de la vie.
Qu'est-ce que le futur dira de notre époque ? Cette question émerge dès le XVIIIe siècle sous la plume du graveur et journaliste Charles-Nicolas Cochin (1715-1790) à l'époque où l'on découvre Pompéi (1748) et où Piranese publie Le antichità Romane (1756). Dans une série d'articles prétendument publiés au XXIVe siècle de notre ère, Cochin livre les interprétations de savants de l'avenir sur les artefacts architecturaux, picturaux et sculpturaux laissés par son époque. Les textes de ces érudits donnent l'occasion à l'auteur d'exprimer ses idées sur l'art de son temps. Les Mémoires d'une société de Gens de Lettres publiés en l'année 2355 influenceront Louis-Sébastien Mercier qui publie en 1771 L'an deux mille quatre cent quarante. Rêve s'il en fut jamais, première anticipation d'ampleur. Ils inaugurent le thème de l' "archéologie du futur" qui connaît une vogue jamais démentie. Les Mémoires d'une société de Gens de Lettres sont pour la première fois rassemblés en un seul volume. Ils passionneront autant les amateurs d'histoire des arts (architecture, peinture, sculpture), les curieux qui se penchent sur l'imaginaire collectif du passé que ceux qui s'intéressent à l'histoire de l'anticipation.
Le philosophe et naturaliste suisse Charles Bonnet (1720-1793) a publié en 1760 un Essai analytique sur les facultés de l'âme qui constitue un ouvrage de référence dans la philosophie du XVIIIe siècle au même titre que l'œuvre du philosophe français Etienne Bonnot de Condillac (1715-1780). La méthode est identique chez les deux philosophes des lumières : animer graduellement une statue humaine pour expliquer la nature et le développement des opérations de l'âme. Cette coïncidence fortuite fit d'ailleurs soupçonner à tort Bonnet de plagiat. Ayant déjà débuté la rédaction de son livre, il s'aperçut effectivement que Condillac l'avait devancé dans une analyse semblable. Bonnet va cependant aller beaucoup plus loin que Condillac en développant une psychophysiologie des facultés mentales. L'insertion physique du psychisme humain est une des marques caractéristiques de sa philosophie analytique. De plus, cette révélation sensualiste rompt avec la pensée de Condillac dans la mesure où Bonnet n'adhère pas à une conception purement passive du développement des facultés. En effet, le philosophe genevois installe l'activité de l'âme au commencement, dès la première sensation, en accord avec les idées de son philosophe favori : Wilhelm Gottfried Leibniz (1646-1716). La richesse du livre se retrouve surtout dans ses études sur la mémoire et l'attention. C'est le texte de l'édition originale (1760) de l'Essai analytique sur les facultés de l'âme que nous avons retranscrit ici. Contrairement à son Essai de psychologie publié anonymement en 1755, le nom de l'auteur apparaît sur la couverture de ce nouvel ouvrage. Nous avons donné en introduction son Extrait raisonné de l'ouvrage publié en 1764 ainsi que la retranscription partielle d'un manuscrit de Bonnet sur le sujet de la réminiscence datant de 1786. Ce livre s'adresse aux philosophes, psychologues, historiens et étudiants désireux de découvrir un des écrits fondamentaux de la philosophie de langue française du XVIIIe siècle.
Monographie présentant un choix d'oeuvres où son regard porteur d'humanité rejoint les arcanes de la poésie d'Aimé Césaire ; elle est complétée par un entretien avec Patrick Chamoiseau. Michèle Charles-Nicolas rattache sa passion pour la peinture à son enfance : " La peinture, c'est pour moi l'évidence de mon enfance, la promesse de la découverte à l'adolescence, le geste d'une vie et la projection omniprésente de mon essence même. " Née à Solesmes en 1943, puis élève pensionnaire dans l'Anjou, elle peignait sur des morceaux d'ardoise de Trélazé. L'artiste a ensuite pratiqué la céramique et la sculpture aux Ateliers beaux-arts de Glacière, avant de renouer avec sa passion pour la peinture en 1992, aux Ateliers beaux-arts de Montparnasse. La couleur s'est imposée à elle comme " chant poétique ", pour spiritualiser la matière, et ses tableaux portent le nom des poèmes d'Aimé Césaire, qui l'a tant inspirée. Michèle Charles-Nicolas travaille dans son atelier du XVe arrondissement à Paris.
Le philosophe éclectique Charles Bénard (1807-1898) est surtout connu pour avoir publié un des plus fameux manuels de philosophie du XIXe siècle mais aussi pour avoir rédigé le premier livre qui définit ce qu'est une dissertation philosophique. Sous l'autorité de Victor Cousin (1792-1867) son enseignement de la philosophie s'appuyait sur un programme officiel de questions sur lesquelles les étudiants devaient être interrogés aux examens du baccalauréat. Ce programme était divisé en trois rubriques principales : la psychologie, la logique et la morale. En outre, une partie complémentaire y était ajoutée : l'histoire de la philosophie. L'établissement d'une psychologie séparée, indépendante, servant de hase à la science, telle fut la révolution principale opérée dans l'enseignement par Cousin. Le livre de Bénard avait la prétention d'être inattaquable, non pour la forme et le style, mais pour le fond des doctrines. L'auteur avait mis à contribution les oeuvres de Reid et de Royer-Collard, les Leçons de M. Laromiguière, l'Essai de Locke sur l'entendement humain, corrigé par les Nouveaux essais de Leibniz, et le Traité de la Connaissance de Dieu et de soi-même de Bossuet. Il y définit la psychologie comme l'étude des facultés intellectuelles et morales de l'homme, elle est la science du moi et des faits intérieurs que saisit en nous la conscience ; son domaine est celui de la conscience. La psychologie est une science de faits, elle étudie les faits par lesquels se manifeste la nature intellectuelle et morale de l'homme. Or, une pareille science n'emprunte ses principes qu'à elle-même. Deux conditions sont nécessaires pour la constituer : la réalité des faits dont il s'agit et la faculté de les observer. Les autres sciences philosophiques présupposent toutes la psychologie et puisent en elle leurs principes. Nous reproduisons ici en fac-similé l'édition originale (1845) du livre de Bénard : Précis d'un cours élémentaire de philosophie. Ce livre s'adresse aux philosophes, psychologues, historiens et étudiants désireux de découvrir un des écrits élémentaires d'un des plus fameux professeurs de lycée du XIXe siècle.
Ce rapport de la Cour des comptes vise à identifier les principaux axes de la réforme de gestion de l'Institut de France constitué de cinq académies. La loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006 a érigé l'Institut et les Académies en personnes morales de droit public à statut particulier placées sous la protection du Président de la République. La Cour a de nouveau examiné la gestion des institutions du quai de Conti et l'utilisation de leur patrimoine pendant les années 2014 à 2020. Ces institutions se trouvent aujourd'hui confrontées à une situation financière déséquilibrée en raison de négligences de longue date, auxquelles elles n'ont pas remédié depuis le dernier rapport de la Cour, et d'une succession d'évènements récents, parmi lesquels la crise sanitaire et le retrait anticipé de l'Aga Khan du domaine de Chantilly. Le soutien exceptionnel de l'Etat met en évidence l'impérieuse nécessité où se trouvent l'Institut et les académies de réformer leur gestion.