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Essai analytique sur les facultés de l'âme
Bonnet Charles ; Nicolas Serge
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782296023338
Le philosophe et naturaliste suisse Charles Bonnet (1720-1793) a publié en 1760 un Essai analytique sur les facultés de l'âme qui constitue un ouvrage de référence dans la philosophie du XVIIIe siècle au même titre que l'œuvre du philosophe français Etienne Bonnot de Condillac (1715-1780). La méthode est identique chez les deux philosophes des lumières : animer graduellement une statue humaine pour expliquer la nature et le développement des opérations de l'âme. Cette coïncidence fortuite fit d'ailleurs soupçonner à tort Bonnet de plagiat. Ayant déjà débuté la rédaction de son livre, il s'aperçut effectivement que Condillac l'avait devancé dans une analyse semblable. Bonnet va cependant aller beaucoup plus loin que Condillac en développant une psychophysiologie des facultés mentales. L'insertion physique du psychisme humain est une des marques caractéristiques de sa philosophie analytique. De plus, cette révélation sensualiste rompt avec la pensée de Condillac dans la mesure où Bonnet n'adhère pas à une conception purement passive du développement des facultés. En effet, le philosophe genevois installe l'activité de l'âme au commencement, dès la première sensation, en accord avec les idées de son philosophe favori : Wilhelm Gottfried Leibniz (1646-1716). La richesse du livre se retrouve surtout dans ses études sur la mémoire et l'attention. C'est le texte de l'édition originale (1760) de l'Essai analytique sur les facultés de l'âme que nous avons retranscrit ici. Contrairement à son Essai de psychologie publié anonymement en 1755, le nom de l'auteur apparaît sur la couverture de ce nouvel ouvrage. Nous avons donné en introduction son Extrait raisonné de l'ouvrage publié en 1764 ainsi que la retranscription partielle d'un manuscrit de Bonnet sur le sujet de la réminiscence datant de 1786. Ce livre s'adresse aux philosophes, psychologues, historiens et étudiants désireux de découvrir un des écrits fondamentaux de la philosophie de langue française du XVIIIe siècle.
Résumé : Après Mon cahier, #Monsieur, la collection pour les garçons branchés. Ton : urbain, punchy, décontracté. Thème : food, sport, look, lifestyle. Style : totalement graphique. Pour rejoindre la communauté trendy du CrossFit, le sport complet et addictif qui booste tout le corps !
Les plus grands spécialistes du Sinaï dans l'Antiquité et durant le Moyen Age, archéologues, philologues, historiens, historiens des religions, historiens de l'art se sont associés pour traiter les aspects les mieux documentés à l'heure actuelle de la vie de cette péninsule surtout connue du public pour le rôle qu'elle a tenu dans certains épisodes de la Bible, l'Exode en particulier. On ne trouvera pas ici de commentaires complexes, mais la présentation attrayante de nombreux dossiers en cours, qui contribuent à brosser du Sinaï une image multiculturelle riche et variée. De la préhistoire à l'islam, cette terre, apparemment déshéritée, a servi de cadre à certaines des pages majeures de l'histoire du Proche-Orient : mouvements de populations, campagnes militaires, expéditions minières, circuits économiques entre l'Afrique et l'Asie, mais aussi entre le Bassin Méditerranéen et la mer Rouge, pèlerinages chrétiens et musulmans, etc. Nombreux sont les peuples qui y sont passés, s'y sont côtoyés ou l'on conquise. Témoins d'un passé unique, ses paysages et ses monuments gardent des traces variées de ces lointains épisodes. Au pied du Mont Moïse, le monastère de Sainte-Catherine renferme également des collections rares de manuscrits et d'icônes qui contribuent à illustrer son importance.
Occupé par des populations noires, le Soudan a fondé une civilisation parfaitement organisée qui a tenu tête à l'Egypte et qui a pu maintenir ses originalités et ses traditions. Les hommes se sont ainsi réunis pour créer un Etat complexe disposant d'une extraordinaire architecture, encore inconnue aujourd'hui. Les pharaons noirs ont dominé l'Egypte pendant un siècle (de -700 à -600 av.J.-C.). Charles Bonnet découvre leurs sculptures de granit noir, affirmant la puissance des souverains et prouvant qu'une force animait les habitants de la Nubie. Des monuments impressionnants découverts lors de longues fouilles sont eux aussi la preuve de cet essor. La recherche sur les aires archéologiques correspond elle-aussi à une expérience unique. Ce livre entend rendre justice à cette civilisation et ce territoire laissés à l'abandon sur le plan culturel durant trop longtemps. Car malgré les vicissitudes d'une histoire de plusieurs millénaires, les Nubiens ont créé un pont entre l'Afrique centrale et le bassin méditerranéen. Alors que les dernières colonisations et le trafic des esclaves ont effacé le passé de certains pays africains, il parait nécessaire de revoir notre imaginaire.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.