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La place centrale du français dans les héritages linguistiques du wolof
Niasse Ahmed Khalifa ; Cissé Momar
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782296999022
Dans cette recherche, le polyglotte sénégalais Ahmed Khalifa Niasse se donne pour objectif général de faire connaître et sa position sur l'origine du wolof qu'il présente comme un carrefour de langues aussi bien africaines, européennes qu'asiatiques, et le résultat des échanges linguistiques entre le français et ce wolof, deux langues qui vivent ensemble depuis déjà très longtemps au Sénégal. (...) L'étude est bien menée, remarquablement structurée. Elle présente d'abord le peuple wolof, son origine et sa répartition sur le territoire sénégalais. Ensuite la langue wolof pour laquelle elle s'est intéressée tour à tour à l'apparentement linguistique, aux contacts avec les langues environnantes, aux différents parlers. Après un bref rappel des différentes phases d'occupation coloniale du Sénégal, M. Niasse a, par la suite, posé la problématique des héritages linguistiques qui en ont résulté. C'est ainsi qu'il a mis en relief les apports hollandais, portugais, anglais et français au wolof, avant de se consacrer à l'inventaire des emprunts wolof au français, riche de près de mille deux cents (1200) mots relevant de divers domaines de la vie. Un lexique dit étymologique clôt enfin l'étude."
Ce récit est un poignant témoignage sur la furie meurtrière qui a secoué la Mauritanie durant la dernière décennie du 2Oeme siècle. Cet ouvrage est donc à la fois le récit d'épisodes romancés et l'évocation de destins singuliers de quelques personnages pris dans une tourmente qui a bouleversé le cours de leurs vies. Dans les endroits où se déroule l'essentiel des évènements, la vie y était calme et paisible. Elle était, comme dirait le poète, calme et volupté suivant un calendrier connu et rassurant. C'étaient " les années bonheur ", même s'il arrivait, de temps en temps, qu'adviennent quelques confrontations sérieuses et autres calamités climatiques. Malheureusement, l'humanité est comme un gaz dans un milieu fermé. Quand la pression devient trop forte, elle explose par endroits. C'est ce qui est arrivé ces années-là, dans ces espaces-là.
Ce tome 2 des Chroniques d'Ahmed Khalifa Niasse dresse une cartographie intellectuelle riche et engagée, où la religion et la pensée contemporaine s'entrelacent. Ce recueil explore des thèmes variés comme la place des femmes en Islam, les droits sociaux et économiques, et les enjeux de gouvernance. L'auteur revisite des figures historiques majeures tout en dénonçant des travers sociaux et religieux contemporains, mêlant analyse théologique et critique sociale. Entre mémoire, plaidoyer pour une modernité ancrée dans les valeurs islamiques et réflexion politique, ce tome invite à une lecture introspective de l'islam confrérique sénégalais et des défis géopolitiques. Une oeuvre empreinte de lucidité et de courage intellectuel qui ne manque pas d'interpeller sur les enjeux de notre temps.
Le wolof, principale langue nationale du Sénégal, s'est considérablement nourri de l'influence linguistique berbère, mais aussi et surtout de la civilisation arabo-islamique. Ce qui n'est pas surprenant pour celui qui sait que, même sous la colonisation, la langue arabe avait une place importante dans l'espace linguistique sénégalais parce qu'étant la doublure des textes coloniaux. En effet, elle figurait sur les billets de banque, et était enseignée à l'école primordiale sénégalaise, l'ancêtre des universités sénégalaises (école des otages, école des fils de chef, medersa). Elle était aussi présente dans les tribunaux avec un régime judiciaire qui fonctionnait selon la charia, notamment en matière matrimoniale et d'héritage. Mais avec les indépendances, ce rôle s'amenuisera jusqu'à l'évanescence. En effet, toutes les politiques linguistiques qui ont eu cours au Sénégal, de 1960 à aujourd'hui, n'ont fait jouer à l'arabe qu'un rôle très marginal. Pour preuve, toute la production intellectuelle en wolofal, qui a permis au peuple wolof de construire les premiers édifices de sa culture, est comme négligée par les hommes politiques plus préoccupés par la prise en charge du français d'abord et des autres langues de communication occidentales ensuite : anglais, portugais, espagnol, allemand, etc. Cette publication, en revenant avec un regard nouveau, sur tous les aspects de cette rencontre entre le wolof et la civilisation arabo-islamique, est comme une invite à un changement de paradigme. On peut, en effet, y tirer la conclusion que le Sénégal doit repenser sa politique linguistique afin de mieux faire connaître toute la production littéraire et scientifique écrite en caractères arabes, production qui dispose de beaucoup de textes de très haute facture venant principalement des chefs religieux et de leurs disciples, et de donner, enfin, à la langue arabe la place qui doit être la sienne dans l'espace linguistique sénégalais.
Dans ce présent et second essai, l'auteur Falilou Kane aborde un sujet particulier. Comment dans une Afrique qui venait d'accéder à la souveraineté internationale, des pionniers ont eu la clairvoyance et la généreuse idée de se regrouper autour de l'essentiel pour mettre sur pied des Institutions de coopération politique, culturelle, éducative, des organes dans les domaines les plus variés de la vie des jeunes Etats africains, pour ensemble gérer les contraintes et défis qu'ils vont avoir à relever. Ce chainon faible ou manquant que Falilou a reconstitué, aidera les jeunes d'aujourd'hui et de demain à comprendre un pan de l'histoire de leur continent qui était laissé dans l'ombre. Les réflexions qui sont menées pour voir quel rôle ou élan on peut donner à l'édification d'une unité africaine solide et pérenne, pouvant s'inspirer des jalons ou tentatives dont parle Falilou dans cet essai, dans lequel il a voulu apporter un témoignage vivant pour avoir été acteur à plusieurs occasions et dans des domaines très variés.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.