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Du Cameroun britannique à la crise anglophone
Nga Efouba Sosthène
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782343157085
Le Cameroun est un pays bilingue d'expression française et anglaise, mais l'analyse des situations politiques, économiques et sociales feint d'oublier l'influence de la sous-tutelle anglaise de l'ONU après la Première Guerre mondiale. Il faut relever que la domination française, qui a structuré le pouvoir politique, tente de phagocyter la culture anglophone. Les compromis ou compromissions qui ont entraîné la réunification des deux anciens Cameroun en sont les preuves. Cet ouvrage, qui commence par rappeler ces événements historiques, conduit tour à tour le lecteur à travers un processus de fédération puis de réunification dans lequel on semble ne pas mettre suffisamment en exergue la profondeur de la culture anglophone. Cet héritage n'est pas seulement formel comme on pourrait le penser, mais structure fondamentalement les hommes et femmes de cette partie du Cameroun, au point de leur suggérer une vision du pays et du monde qui n'est pas toujours celle qu'on pourrait attendre d'un francophone par exemple. L'auteur saisit l'actualité de la crise dite anglophone pour donner aux politiques, aux différents acteurs et aux médiateurs des éléments historiques nécessaires et à prendre en compte dans l'analyse des préoccupations conflictuelles. Si une nouvelle partition du pays n'est pas possible, la lecture de ce livre nous permet d'envisager une unité avec plus d'efficacité.
Dynamiques de développement et d'environnement, mutations urbaines et migratoires, questions de changements politiques, culturels, structurels, familiaux et de genre, questions de santé, etc. , voilà quelques transformations sociales à l'oeuvre en Afrique noire, et qui montrent bien que la sociologie africaine existe, qu'elle est en construction, et qu'elle est inexorablement engagée dans un processus d'irréfutabilité devant conduire à sa consolidation, dans un village planétaire diversifié et contrasté. Telle est la quintessence du contenu du présent ouvrage.
Dans la vie quotidienne au Cameroun actuel, l'argent, sous sa forme numéraire, physique, notamment, bien qu'ordinaire, ne constitue pas un objet d'échange banal. Sorte de potlatch des temps modernes, encore appelé "nourriture", c'est le facteur structurant de toute pensée et action, les relations humaines étant, d'ailleurs, alimentairement déterminées. On peut en juger à travers la sémiologie, la lexicologie, la parémiologie, l'imagologie, la psychosociologie, liées à l'argent. On oserait ainsi parler d'un véritable objet social total, révélateur d'une absence de repères, une sorte de déboussolement : en fait, un bricolage, une vacuité idéologique totale pouvant être qualifiée de "ventrisme" (idéologie du ventre) ; l'argent représente, pour la plupart des Camerounais, une fin en soi, un sésame qui "ouvre toutes les portes", du bien comme du mal, du ciel comme de l'enfer, de la vie comme de la mort. En somme, une arme à multiples tranchants, allant de la distinction à la destruction, en passant par la défense, la dissuasion et la protection, l'humiliation, la survie, etc.
La construction de la sociologie, dans le Cameroun moderne, remonte aux années 1960, avec l'arrivée des ethnologues, dans le cadre de la Fondation française de l'enseignement supérieur. Encore balbutiante au départ, cette construction a progressé et s'est étoffée, en épousant les diverses mutations de la société. Elle est ainsi allée, globalement, de l'implantation à la consolidation, ou au rayonnement actuel, en passant par la structuration, la ghettoïsation, la restructuration. Ancrée dans la sociohistoire, loin de la simple histographie, cette analyse nous livre un éclairage sur le chemin parcouru, par cette science, dans une formation sociale africaine comme le Cameroun...
La réflexion sur la politique culturelle de la France au Cameroun fait un focus ou un Zoom sur l'Art institutionnel de cette puissance dominante en mettant en lumière les instruments idéologiques, politiques, stratégiques et culturels visant à réussir ce maillage culturel face à un territoire désarmé. Cette réussite culturelle de la France reste un modèle de construction stratégique identitaire dont il est difficile de s'en défaire malgré les vélleités d'un nationalisme d'arrière garde en manque d'inspiration. La colonisation française au-delà son caractère polémique a permis au Cameroun de découvrir ou de partager de manière pertinente ou déterminante une nouvelle culture d'essence européenne. Nous devons vivre avec cette culture et la prendre comme une source d'enrichissement nous permettant de construire une souveraineté culturelle certes composite mais plus adaptée à l'évolution et à la rencontre de plusieurs mondes.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !