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Argent et socialité dans le Cameroun moderne. Entre retour du potlatch, éthos de la distinction et v
Nga Ndongo Valentin
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782343193953
Dans la vie quotidienne au Cameroun actuel, l'argent, sous sa forme numéraire, physique, notamment, bien qu'ordinaire, ne constitue pas un objet d'échange banal. Sorte de potlatch des temps modernes, encore appelé "nourriture", c'est le facteur structurant de toute pensée et action, les relations humaines étant, d'ailleurs, alimentairement déterminées. On peut en juger à travers la sémiologie, la lexicologie, la parémiologie, l'imagologie, la psychosociologie, liées à l'argent. On oserait ainsi parler d'un véritable objet social total, révélateur d'une absence de repères, une sorte de déboussolement : en fait, un bricolage, une vacuité idéologique totale pouvant être qualifiée de "ventrisme" (idéologie du ventre) ; l'argent représente, pour la plupart des Camerounais, une fin en soi, un sésame qui "ouvre toutes les portes", du bien comme du mal, du ciel comme de l'enfer, de la vie comme de la mort. En somme, une arme à multiples tranchants, allant de la distinction à la destruction, en passant par la défense, la dissuasion et la protection, l'humiliation, la survie, etc.
Le phénomène urbain est très ancien en Afrique. La ville est le lieu de rencontre et de brassage par excellence d'acteurs politiques, économiques, religieux, intellectuels. La complexité des problèmes des villes africaines est évidente. Cet ouvrage est le résultat du déploiement intellectuel des auteurs ayant pour objectif d'apporter un éclairage sur l'un ou l'autre des problèmes de la ville africaine.
Cet ouvrage analyse le contenu des débats télévisés régulièrement organisés au Cameroun, de 2017 à 2020, à la faveur de la libéralisation politique, du moins en principe, et de celle, subséquente, du secteur médiatique, en particulier, la télévision. Il se dégage de cette analyse que les échanges, souvent discourtois, acerbes, voire haineux, entre les participants, tournent essentiellement autour du pouvoir conçu comme une question de vie ou de mort. Ils reflètent ou révèlent, en tout cas, le degré zéro, c'est-à-dire nul, du jeu politique, dans un pays géoculturellement en mosaïque, fragile et laborieusement engagé dans le processus de construction d'un impérieux consensus national. D'où le rappel des acteurs à une sorte de responsabilité médiatique qui devrait servir, et non desservir, la politique, activité noble, s'il en fut, que les Anciens ne réservaient qu'à l'élite, aux meilleurs citoyens, aux adeptes de la "sophocratie" (Platon).
Le présent ouvrage constitue un recueil des textes des vibrants hommages académiques rendus, par l'auteur, à ses deux illustres aînés, Jean Mfoulou et Jean-Marc Ela, décédés en 2007 et 2008, et qu'il reconnaît comme des " baobabs " de la sociologie camerounaise et africaine. Arbre morphologiquement gigantesque et culturellement mythique des savanes et forêts africaines, le baobab symbolise à la fois la grandeur. la puissance et la majesté et inspire respect, admiration, voire vénération. Chez les Eton, une importante tribu camerounaise du groupe pahouin, on parle ainsi d'un désastre ou de la mort d'un grand homme comme d'un " baobab qui vient de tomber dans un champ ". Présentés respectivement comme " père fondateur de la sociologie camerounaise " et comme " sociologue des pauvres d'Afrique ", Jean Mfoulou et Jean-Marc Ela se posent, incontestablement, comme deux baobabs du champ sociologique camerounais et africain.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.