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Echapper à l'horreur. Court traité des interruptions merveilleuses
Neyrat Frédéric ; Nancy Jean-Luc
NOUVELLES LIGNE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782355261763
Reculs de la démocratie, massacres de masse, changements climatiques, ravages du capitalisme : l'horreur se répète et règne sans partage. Faire cesser l'horreur exige dès lors l'impossible, c'est-à-dire l'interruption de la répétition : des événements capables d'éloigner la menace d'une épouvante sans fin. Les interruptions merveilleuses sont des figures de l'impossible, tels l'amour, le rêve et la révolution. Seule une interruption révolutionnaire capable de désactiver les possibles désastreux tout en maintenant les promesses d'émancipation saura conjurer l'horreur du monde. Convoquant littérature et poésie (Breton, Conrad, Ellis, Lovecraft, Lukács, Oppen), cinéma d'horreur (Argento, Carpenter, Lynch) et philosophie (Adorno, Arendt, Benjamin, Badiou, Schmitt, Tronti), ce "court traité des interruptions merveilleuses" est un antidote aux peurs qui nous empêchent de laisser place au bien, à la beauté et à la justice.
Dans un monde déclaré sans dehors, enfermé dans l'interconnexion généralisée, la philosophie ne peut apparaître que comme une hérésie. Parce qu'elle est dangereusement atopique - hantée par quelque chose de l'ordre d'un sans-lieu lui permettant ses déplacements improbables. Cette atopie n'est pas propre à la philosophie : elle constitue le coeur sombre et lointain de toute pensée, de toute parole, de toute existence. Nous aimons, nous créons, nous refusons, nous nous coalisons parce que nous sommes voués au dehors. Contre les pensées en termes d'objets, contre les géolocalisations identitaires assistées par ordinateur, contre un monde saturé d'immanence, ce livre propose un existentialisme radicalisé attentif aux désastres psychiques et écologiques qui ravagent le monde.
Un fantasme hante la philosophie occidentale, celui d'une communauté absolue dont la politique aurait pour charge d'assurer l'unification totale. Le lien communautaire ainsi constitué aurait pour caractéristique la suppression de toute séparation comme de toute médiation internes. L'on voit le destin paradoxal d'un tel vœu : un lien sans séparation est un lien fusionnel, c'est-à-dire une absence de- lien. Autant dire, second paradoxe, que la politique, en tant qu'instance de médiation souveraine, serait appelée à disparaître dans un lien qu'elle aurait pourtant constitué. En ces temps où la politique semble se dissoudre au sein d'un capitalisme hyperspectaculaire, il nous semble nécessaire de repenser les fondements de l'être-ensemble afin de traverser ce fantasme. Notre hypothèse est la suivante : l'être-ensemble est ce qui résiste à tout lien fusionnel. Autrement dit, le lien communautaire est un lien fissionnel, capable d'intégrer la faille de l'être, la part de l'Autre au cœur de l'Un. Tel est donc l'enjeu : penser la politique non comme mode de production de l'Un communautaire, mais comme interruption, de son fantasme ; non comme assurance d'un lien où se reconnaîtraient de purs semblables, mais comme pratique vivifiante de la déliaison.
Nous souffrons, paraît-il, d'un excès, d'une prolifération d'images: corps soumis à des modèles hygiéniques, politique "spectaculaire", irradation permanente de notre vie quotidienne par la publicité, "réalités virtuelles", etc. Mais s'agit-il encore d'images? Rien n'est moins certain, car une image convoque toujours un dehors, ce qu'elle présente au regard est toujours comme en dehors d'elle-même. Or, notre époque ne souffre-t-elle pas, précisément, d'un manque de dehors? Il nous faut réinterroger toutes les catégories qui ont servi à définir ce qu'est l'image afin de répondre à ces questions: qu'est-il arrivé aux images lorsque le Capital s'est substitué à Dieu et à l'Etat? Sont-elles devenues athéologiques et apolitiques? Quels rapports se nouent entre les "réalités virtuelles" et le régime d'immanence sans dehors que construit notre capitalisme hyperspectaculaire? Quelle politique, quel art seraient capables de s'y opposer
Résumé : Peut-on se préoccuper de la Terre et des ravages de l'Anthropocène tout en empruntant un cheminement cosmologique ? Un essai fondamental et révolutionnaire qui renouvelle notre regard sur l'écologie.
Le présent volume présente l'inventaire, composé et commenté par Félix Guattari, des soixante-cinq rêves présents dans le Journal et les correspondances de Kafka, ainsi que de plusieurs textes rares ou inédits sur l'oeuvre de celui-ci. Ultérieurs à la publication (avec Gilles Deleuze) de Kafka. Pour une littérature mineure (Éditions de Minuit, 1975), ils témoignent de la passion inchangée de Félix Guattari pour l'une des oeuvres majeures du XXe siècle.
Une quinzaine de philosophes parmi les plus importants se sont réunis à Londres, en mars 2009, pour une conférence organisée à l'initiative d'Alain Badiou et de Slavoj Zizek, intitulée "On the idea of Communism". Par-delà leurs différences spéculatives et politiques, tous y ont affirmé leur attachement inentamé au mot et à l'Idée du "communisme". Seul mot, seule idée à pouvoir selon eux désigner et penser les conditions d'une "alternative globale à la domination du capitalo-parlementarisme" (A. Badiou), d'une "réforme radicale de la structure même de la démocratie représentative" (S. Zizek). Le présent volume réunit la totalité des interventions prononcées à l'occasion de cette conférence, qui connut un succès considérable.
Les deux "adversaires" ici en présence témoignent, dans le débat d'idées, de deux visions irréconciliables. Tout, dans leurs prises de positions respectives, les sépare: Alain Badiou comme penseur d'un communisme renouvelé; Alain Finkielkraut comme observateur désolé de la perte des valeurs. La conversation passionnée qui a résulté de leur récente rencontre - à l'initiative de Aude Lancelin - prend souvent la tournure très vive d'une "explication", aussi bien à propos du débat sur l'identité nationale, du judaïsme et d'Israël, de Mai 68, que du retour en grâce de l'idée du communisme. Mais le présent volume ne se réduit pas à la somme de leurs désaccords. Car ni l'un ni l'autre ne se satisfont, en définitive, de l'état de notre société ni de la direction que ses représentants politiques s'obstinent à lui faire prendre. Si leurs voix fortes et distinctes adoptent, un moment, une tonalité presque semblable, c'est sur ce seul point.
André Gorz a traversé la seconde moitié du 20e siècle en témoin lucide de ses mutations économiques et sociales. Disparu l'automne 2007, il a laissé une oeuvre critique exigeante qui n'est réductible à aucun des courants poli-tiques constitués. Ses prises de position en faveur de la sortie progressive du capitalisme se fondent sur une proposition autogestionnaire très argumentée et s'articulent avec son souci précoce pour les enjeux écologiques. Car, affirmait-il, "c'est par la critique du modèle de consommation opulent que je suis devenu écologiste avant la lettre". Le socialisme qu'André Gorz appelle de ses v?ux est celui qui saura faire face à l'urgence des enjeux sociaux, économiques et écologiques inédits auxquels le monde est aujourd'hui confronté. Le présent ouvrage, conçu comme un hommage, est également le premier à proposer un regard sur l'existence et l'?uvre entières d'André Gorz.