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Lettre ouverte à François Truffaut
Neuhoff Eric
ALBIN MICHEL
17,76 €
Épuisé
EAN :9782226392848
Mon drame, c'est que je ne sais pas faire de cinéma. A la place, j'écris des livres. "Je tourne des films parce que je n'arrive pas à être romancier" , soupirait Eustache. Godard avait le même problème. Cela vous tracassait aussi. Moi, c'est l'inverse. J'aurais bien aimé faire du cinéma. A seize ans, il n'y avait que ça qui comptait. Les livres ont pris le dessus. Je ne sais pas ce qui s'est passé. On écrit des livres par hasard, parce qu'on sèche les cours et que les filles refusent de coucher avec vous. Après, c'est l'engrenage. Les livres et les filles, somme toute, la différence n'est pas énorme. J'ai toujours considéré que l'art - appelons ça comme ça - consistait à dire aux gens des choses qu'ils savaient déjà et qu'ils auraient peut-être oubliées sans vous. En gros, il nous est arrivé les mêmes aventures qu'à Antoine Doinel. Etre Truffaut ou rien, ce mot d'ordre nous paraissait adéquat. Le temps a passé. Nous avons fini par être nous-mêmes.
Résumé : "Nous en sommes tous là, à n'avoir pas su retenir ces choses qu'on pensait inoubliables. Les assassins ont tort de revenir sur le lieu du crime. Peut-être qu'elles ont vieilli, hein, Maud, Laetitia et Bébé. Ca serait terrible. Ca serait trop moche. Cette réédition me fait tout drôle. Pardon pour la poussière". Eric Neuhoff Du charme, de la dérision et beaucoup de nostalgie : Eric Neuhoff, l'un de nos meilleurs écrivains français, et sans doute l'un des plus désinvoltes, nous rafraîchit la mémoire avec ce recueil délicieusement hors d'âge et hors des modes. Les hanches de Laetitia, La petite Française, Un bien fou : trois pépites, légères et graves à la fois.
« HS. Kaputt. Finito. Arrêtons les frais. Le cinéma français agonise sous nos yeux. Il est à peine l'ombre de lui-même. Bientôt, on punira les enfants qui n'ont pas fini leurs devoirs en les obligeant à regarder les nouveautés. C'est ainsi, le plaisir est devenu une corvée. Si tu n'es pas sage, tu iras voir le dernier Ozon. »Notes Biographiques : Journaliste au Figaro et au « Masque et à la Plume », Eric Neuhoff a obtenu le Prix des Deux Magots 1996 pour Barbe à papa, le prix Interallié 1997 pour La petite Française et le Grand Prix du Roman de l'Académie française en 2001 pour Un bien fou.
Ils sont cinq. Ils sont tous morts et avec eux a disparu un certain art de vivre, quelque chose de très français. Ils ne rentraient pas dans le lot. L'acteur Maurice Ronet, qu'on a tué tant de fois au cinéma et qui faisait mordre la poussière au quotidien. Le scénariste Paul Gégauff, l'inventeur du fameux dîner de cons qui finit poignardé par sa femme un soir de réveillon. Pascal Jardin, l'auteur du Nain jaune, qui signa cent films et aima une seule femme à travers une multitude d'autres. Le producteur Jean-Pierre Rassam (La grande bouffe, La maman et la putain) qui occupa une suite à l'année au Plaza, fut patron de la Gaumont avec Jean Yanne pendant quelques jours et termina dans la ruine et les barbituriques. L'écrivain Dominique de Roux, qui rêvait de réconcilier De Gaulle et Mao, crapahuta dans les maquis angolais aux côtés de Savimbi et fut victime d'une crise cardiaque. Ce furent de grands vivants. Séduisants, insupportables, imprévisibles, ils auraient pu être des personnages de roman. Aujourd'hui, ils ne pourraient plus exister. L'époque ne le permettrait pas. Ils s'en ficheraient: c'est une époque qui leur aurait fortement déplu.
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin