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Les Insoumis
Neuhoff Eric
FAYARD
19,05 €
Épuisé
EAN :9782213623252
Ils sont cinq. Ils sont tous morts et avec eux a disparu un certain art de vivre, quelque chose de très français. Ils ne rentraient pas dans le lot. L'acteur Maurice Ronet, qu'on a tué tant de fois au cinéma et qui faisait mordre la poussière au quotidien. Le scénariste Paul Gégauff, l'inventeur du fameux dîner de cons qui finit poignardé par sa femme un soir de réveillon. Pascal Jardin, l'auteur du Nain jaune, qui signa cent films et aima une seule femme à travers une multitude d'autres. Le producteur Jean-Pierre Rassam (La grande bouffe, La maman et la putain) qui occupa une suite à l'année au Plaza, fut patron de la Gaumont avec Jean Yanne pendant quelques jours et termina dans la ruine et les barbituriques. L'écrivain Dominique de Roux, qui rêvait de réconcilier De Gaulle et Mao, crapahuta dans les maquis angolais aux côtés de Savimbi et fut victime d'une crise cardiaque. Ce furent de grands vivants. Séduisants, insupportables, imprévisibles, ils auraient pu être des personnages de roman. Aujourd'hui, ils ne pourraient plus exister. L'époque ne le permettrait pas. Ils s'en ficheraient: c'est une époque qui leur aurait fortement déplu.
Le narrateur découvre la jalousie et la trahison en lisant un sms sur le portable de la femme de sa vie. A plus de cinquante ans, deux divorces et de grands enfants, il se retrouve en pleine confusion sentimentale, animé de sentiments violents et contraires, alternant passion, colère, souffrance, doute, tristesse, regret, panique. L'insomnie redouble sa fixation sur Charlotte, jolie blonde fantasque dont il n'a jamais su capter le mystère et qui le renvoie à ses ruptures précédentes. Anatomie d'une déliaison, portrait d'un homme qui rêve d'une idole qui se comporterait en femme fidèle, ce sont tous les sentiments, jérémiades, déni, impuissance, complaisance, avec lesquels il faut bien vivre. Eric Neuhoff a déjà évoqués la jalousie, la passion la séparation, et la solitude dans "Un bien fou" et "Pension alimentaire". Comme l'Antoine Doisnel de Truffaut, il en suit les méandres de livre en livre, aux différents âges de la vie, avec cette même mélancolie, cette musique douce amère, cet effroi poli devant l'éphémère des sentiments et la répétition des comportements, l'autodérision qui mêle lucidité, cruauté, tendresse et obsession.
Résumé : " Vous faites partie de la bande de salopards qui ont bousillé ma vie. Vous n'êtes pas le seul. Tout un tas d'écrivains que j'ai admirés sont dans ce cas. " Quand Maud et le narrateur l'ont rencontré sur une île au large de Rome, ils ne se sont pas doutés de ce qui allait leur arriver. Sebastian Bruckinger, l'auteur le plus fameux et le plus mystérieux des Etats-Unis, celui qui fuyait la presse du monde entier, qui n'avait rien publié depuis trente ans. Il faut toujours se méfier de ses idoles.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!