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Job et l'excès du mal
Nemo Philippe
ALBIN MICHEL
19,05 €
Épuisé
EAN :9782226127938
La Bible est réellement Révélation. rompt avec les paganismes et toute religion antérieure. Le Livre de job, souvent négligé ou mal compris dans les traditions juive et chrétienne, en apporte une preuve éclatante. Pour les hommes des sociétés archaïques, dont les amis de job reprennent pour l'essentiel les positions, l'explication du mal est toute simple : subit le mal celui qui le fait, et celui qui respecte obligations et tabous est heureux. Par réaction contre cette rigide " morale de la rétribution ", et à la faveur du relativisme culturel qui résulta des contacts avec les sagesses orientales et helléniques, certains auteurs bibliques sont tombés dans le scepticisme : l'innocent souffre, le méchant prospère, rien n'a de sens. " Vanité des vanités ", dit l'Ecclésiaste. Job, lui, voit dans le mal une Parole. Par le fait que le mal n'est intégrable à aucune pensée humaine, qu'il est un désordre qui dément tout ordre, social, cosmique ou métaphysique, qu'il est en " excès " sur le monde, il signale un " Autre du monde " qui va apparaître à Job, au long des dialogues, comme un Dieu créateur et sauveur. Ce Dieu a envoyé le mal à l'homme parce que Lui-même souffre et a besoin de l'homme pour achever la Création. Ainsi lu, le Livre de Job se révèle être l'un des lieux majeurs où s'accomplit la révolution éthique et eschatologique de la Bible - l'invention d'une morale absolument nouvelle, celle de la compassion ou de l'amour, pour laquelle le mal n'est pas tolérable, et telle que, pour cette raison, le sens de la vie humaine ne peut être désormais que de lutter contre lui au-delà même de la mort, d'engager une vision messianique de l'Histoire. Paru il y a vingt ans, Job et l'excès du mal est publié ici dans une édition entièrement nouvelle, enrichie du commentaire qu'Emmanuel Levinas en avait donné dès 1978 sous le titre " Transcendance et Mal ", et de la réponse de l'auteur à ce commentaire.
Qu"est-ce que la musique? A-t-elle un sens, exprime-t-elle des sentiments, des pensées, ou n" est-elle qu"un jeu formel sur les notes? À ces questions, philosophes et esthéticiens n" ont apporté jusqu"à présent que des réponses imprécises et contradictoires. Le présent ouvrage propose donc un détour méthodologique: narrer une vie musicale entière afin qu" on puisse comprendre quels liens concrets la musique entretient avec l"environnement humain, social, physique d un sujet, et quelle est la relation entre la maturation spirituelle de ce sujet et les différents types de musique qu" il découvre et savoure à chaque étape de son « chemin ». Ce qui permet d"esquisser, dans une seconde partie, une philosophie de la musique où sont analysées les régions de l" être auxquelles la musique nous donne accès: vie, monde, psychologie, grandes questions métaphysiques. La conclusion est que la musique est un logos à part entière ayant vocation à « montrer » ce que, selon Wittgenstein, le langage verbal doit « taire ». La musique est partie intégrante de la pensée humaine.
Résumé : Depuis quelque deux siècles, un mélange de recherches intellectuelles sincères et de propagande avait voulu nous convaincre des erreurs et des fautes du christianisme et, ultimement, de son insignifiance. Or il se trouve que cet effort est aujourd?hui épuisé. L?athéisme est mort de sa belle mort, en ce qu?il n?a su mener à leur terme les programmes de recherche qu?il s?était assignés et pour lesquels il a pourtant disposé de tout le temps nécessaire. Il n?a su proposer de philosophie valide donnant sens à l?existence humaine. Probablement entraînera-t-il sous peu dans sa chute le nihilisme, cet autre triste produit de la culture européenne des derniers siècles. Dans ce silence de l?athéisme, la voix du christianisme peut de nouveau se faire entendre. Le christianisme redevient le grand enjeu intellectuel de notre époque.
Comment les Grecs ont-ils créé l'État laïc, la démocratie et le principe de la liberté individuelle garantie par la loi ? Comment les juristes romains ont-ils inventé un droit civil protégeant la propriété et la liberté de la personne, condition d'émergence de l'humanisme ? De quelle manière l'Europe du Moyen Âge a-t-elle articulé les apports civiques et juridiques gréco-romains avec l'éthique et l'eschatologie bibliques, préparant ainsi la naissance de l'État de droit moderne ? Ce manuel retrace de façon claire et détaillée l'histoire des idées politiques dans l'Antiquité et au Moyen Âge en les inscrivant dans leur contexte historique précis. Il présente les idées d'un très grand nombre d'auteurs et, pour les plus importants, offre un exposé substantiel de leurs doctrines : Platon, Aristote, Xénophon, les stoïciens, Polybe, Cicéron, Sénèque, Tacite, Dion Chrysostome, saint Paul, saint Augustin, saint Thomas, Jean Gerson, Nicolas de Cues, etc.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin