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Le hip-hop en scènes. Mutations artistiques et innovations politiques
Djakouane Aurélien ; Négrier Emmanuel ; Lavazais S
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782343148724
Les recherches sur la danse hip-hop sont rares, alors même qu'elle suscite un engouement considérable auprès du grand public. Comment devient-on danseur de hip-hop ? Quelles sont les trajectoires de ses chorégraphes ? Quelles relations entretiennent- ils avec les institutions culturelles ? Quelle place la danse hip-hop occupe-t-elle dans l'action de ces dernières ? Quels sont les enjeux professionnels et artistiques de l'accompagnement institutionnel des danseurs hip-hop et de la diffusion de leurs oeuvres ? Cet ouvrage aborde ces questions à partir de l'analyse d'un dispositif original de soutien à la création chorégraphique (Initiative d'Artistes en Danses Urbaines), porté conjointement par La Villette et la Fondation de France depuis vingt ans. L'enquête traite de trois aspects distincts des mondes de la danse hip-hop : dans un premier temps, les trajectoires d'artistes qui nous renseignent sur l'évolution des modalités d'apprentissage de la danse, du métier de chorégraphe et des enjeux de leur professionnalisation. Ensuite, les relations que les institutions culturelles entretiennent avec la danse hip-hop (modalités de soutien, représentations) qui éclairent les enjeux croisés de la création, de la diffusion et de la transmission. Enfin, le fonctionnement du dispositif étudié qui met en évidence les modalités pratiques de l'accompagnement des chorégraphes hip- hop et l'intérêt des collaborations entre acteurs privés et publics.
Après avoir observé, en 2021, l'écosystème des festivals - leurs économies, leurs bénévoles, leurs publics, leurs partenaires, leur empreinte territoriale et sociale - dans l'ouvrage Festivals, territoire et société, ce nouvel opus s'intéresse à quatre dimensions jusqu'ici peu documentées. S'appuyant sur les résultats de plusieurs enquêtes inédites, il alterne portraits, témoignages d'experts et de responsables de festivals et études de cas exemplaires. L'ouvrage se penche d'abord sur la sociologie des créatrices et créateurs de festivals ainsi que de leurs dirigeants. Les responsables de festivals sont-ils des professionnels de la culture comme les autres ? Les festivals sont-ils désormais perçus comme un espace de professionnalisation ? Ou bien restent-ils principalement le fait de bénévoles engagés ? Comment se différencient-ils en matière de domaine artistique, d'envergure et de territoire ? Les motivations qui conduisent à créer un festival sont ensuite examinées. Celles-ci combinent une pluralité d'intentions dans un cadre toujours collectif, mais dont les contours varient, là aussi, selon les événements. En troisième lieu, comment les festivals s'engagent-ils dans ce qu'il est désormais convenu d'appeler la transition écologique ? Souvent pointés du doigt pour leur empreinte carbone élevée, peuvent-ils se révéler d'efficaces vecteurs du changement face aux défis climatiques ? Enfin, s'intéresser à la création de festivals amène aussi à envisager leur disparition et à identifier certains facteurs de fragilité.
Contrairement aux danses classique, jazz et contemporaine, les danses du monde et les danses traditionnelles ne disposent pas d'un cadre législatif qui réglemente leur enseignement. Pourtant, ces danses sont massivement pratiquées en France dans un espace social qui mêle tradition, revivalisme et créativité. Se pose alors la question de savoir dans quels cadres et dans quelles conditions se déroulent les cours ? Quels sont les profils et les parcours des professeurs ? Quelle est leur aspiration à se professionnaliser ? Comment appréhendent-ils la question des risques liés à la pratique chorégraphique ? Comment se positionnent-ils par rapport à l'idée d'une réglementation de leur danse ? En dressant un état des lieux inédit des cours de ces danses en France, ce livre apporte un certain nombre de réponses à ces questions. Mais cette vaste enquête aborde aussi les dimensions sociales, territoriales et culturelles que pose la question de la transmission à ces différents milieux de danse. En mêlant l'approche quantitative du sociologue et l'approche qualitative de l'anthropologue, cette recherche interroge également les enjeux symboliques et institutionnels qui pèsent sur ces univers chorégraphiques en donnant au lecteur des éléments de compréhension des formes et des référencements des danses au prisme de l'enseignement.
Les Eurockéennes représentent, sans doute, un "territoire de rock" emblématique de l'essor des grands événements dans l'offre musicale actuelle, et du rôle qu'y jouent les collectivités territoriales. Mais sait-on à quoi ressemble le public qui, chaque année, vient en masse à ce festival? Qu'a-t-il de commun avec celui d'autres festivals? Quelle est sa sociologie, quels sont ses goûts et pratiques? Pourquoi vient-il et que vient-il faire? Quelles sont ses attentes et sa perception de l'événement? Peut-on, d'ailleurs, parler d'un public au singulier? Autant de questions qui trouveront une réponse dans cet ouvrage fondé sur une enquête de terrain originale, qui croise plusieurs regards. Le regard sociologique, par l'approche quantitative, permet d'identifier les spectateurs, leurs origines, leurs pratiques et leurs goûts. Le regard ethnographique, par de nombreux entretiens, permet d'approfondir le descriptif des sociabilités festivalières et la nature de l'expérience de l'événement. Le regard sémiologique, par l'examen des outils numériques en ligne (sites Internct, forums et réseaux sociaux), interroge la nature polymorphe de la "communauté" des Eurockéennes et les usages culturels des nouvelles technologies. Enfin, le regard des artistes, par l'entretien (FiliaMorSa, Olivia Ruiz) ou la fiction (Arno Butina), enrichit la connaissance scientifique des publics du rock tout en la questionnant autrement.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.