Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le quatrième genre : l'essai
Née Patrick
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753565081
Comme l'indique son titre, Le Quatrième Genre : l'essai, l'ouvrage entend faire avancer la réflexion sur ce genre majeur et cependant le moins étudié en France et dans le monde, alors qu'il occupe une place prépondérante sur le plan éditorial, et qu'il remplit un rôle littéraire aussi essentiel que ceux du théâtre, de la poésie ou du roman. Cette réflexion se voit menée de quatre points de vue - chacun d'entre eux bénéficiant, après une "Introduction" générale, d'une présentation spécifique mêlant les considérations d'ordre général aux apports particuliers issus des communications présentées au colloque international tenu à l'université de Poitiers en novembre 2015. Il s'agit d'abord - objet du "Préambule" - de resituer l'essai au sein de la théorie des genres et de son histoire, fondée sur un présupposé pseudo aristotélicien d'une tripartition des genres, alors même que son existence de fait se doit de trouver sa place légitime. Il s'agit ensuite - première section - d'envisager le rayonnement du genre dans plusieurs des grandes cultures européennes : l'anglo-saxonne de manière historique, avec sa deuxième naissance chez Bacon, source d'une vision pragmatique ; l'allemande, l'espagnole et la russe, en tant que genre "étranger" éminemment critique, comme l'atteste son refus par les régimes autoritaires de ces nations. Cet aspect reste l'un des apports les plus originaux de l'ouvrage. C'est aussi dans l'essai que prennent naissance et la critique littéraire et la critique d'art comme le rappelle la deuxième section, attachée à des considérations historiques et thématiques en ces domaines. Enfin, la richesse de ce genre ne cesse d'articuler "regard sur la société" et "conscience de soi", sur la lancée du débat lancé par Montaigne à l'origine de son institution générique : aimanté par l'exploration du "nouveau", l'essai se trouve susceptible d'aller aux limites de l'admissible ou de l'expérimentable, en le donnant précisément à penser. La qualité de la problématisation générale, des tableaux et recensions nationales, des études de cas en histoire littéraire, garantit l'apport de ce volume au renouveau actuel des travaux français et étrangers sur ce champ encore trop peu exploré.
Dégager la notion d' "Ailleurs" qui jusqu'à présent ne bénéficie pas d'une reconnaissance académique de celles d' "exotisme" et d' "altérité" avec lesquelles elle est naturellement liée sans devoir être confondue avec elle, constitue l'enjeu majeur du présent ouvrage, issu d'un colloque qui s'est tenu au Centre culturel international de Cerisy-la-Salle du 1er au 8 septembre 2008. Nous nous proposions d'étudier à quel point la catégorie de l' "Ailleurs" , opposée dans la langue à celle d' "Ici" , subit à partir de l'époque romantique une profonde mutation, due à la disparition des terrae incognitae de la planète (d'abord anticipée par l'imagination, puis réalisée tout au long du XIXe siècle au rythme d'un mouvement de colonisation généralisée)". Daniel LANCON et Patrick NEE, extrait de l'Introduction. Les contributions : "Y a-t-il eu un moment romantique dans l'histoire de l'anthropologie ? " par Francis Affergan ; "Une figure de l' ailleurs romantique : la patrie aliénée" (Les Aventures du dernier Abencérage, Le Colonel Chabert et Sylvie)" par Jean-Marie Roulin ; "Nerval : l'Orient intérieur" par Jean-Nicolas Illouz ; "Le voyageur qui se retourne le soir... : Baudelaire et l'ailleurs rétrospectif" par Patrick Labarthe ; "Gautier en voyage ou l'ailleurs à deux pas d'ici" par Alain Guyot ; "Un voyage, deux regards : la construction de l'ailleurs oriental chez Lamartine et Delaroière" par Sarga Moussa ; "L'Ailleurs dans la pensée historique de Jules Michelet" par Sylvain Venayre ; "Alexandrie, capitale de l'ailleurs ? Les paradoxes de l'alexandrinité à travers l'oeuvre d'A. J. Sinadino" par Paul-André Claudel ; "Océanie : Eden, sauvagerie, mélancolie" par Colette Camelin ; "Les Ailleurs de Blaise Cendrars" par Marie-Paule Berranger ; "L'ailleurs de Michel Leiris" par Catherine Maubon ; "Julien Gracq, de l'Ailleurs à l'Ici" par Marie-Annick Gervais-Zaninger ; "Georges Henein ou l'impossible ici de l'ailleurs" par Daniel Lançon ; "Christian Dotremont : l'ailleurs comme limite du champ littéraire" par Paul Dirkx ; "Le voyage en Orient dans l'oeuvre de Nicolas Bouvier : quête d'ailleurs et désorientation" par Muriel Détrie ; "La langue orientale, ou le dernier ailleurs chez Claude Ollier" par Ridha Boulaâbi ; "L'assentiment du voyageur (Roland Barthes)" par Claude Coste ; "De l'Ailleurs enfoui à l'Ailleurs révélé : résurgences postcoloniales" par Xavier Garnier ; "L'ici/ailleurs dans la littérature antillaise" par Daniel-Henri Pageaux ; "De la littérature et de l'ailleurs. Regard, image et rencontre" par Michel Beniamino, Carmen Husti-Laboye ; "L'Ici-Ailleurs des singularités francophones . Sur quelques motifs récurrents dans les écritures migrantes en France" par Véronique Porra ; "Yves Bonnefoy déconstructeur de l'Ailleurs" par Patrick Née ; "Le lieu d'herbes, le lac au loin" par Yves Bonnefoy.
Sur quoi se fonde la poétique de Philippe Jaccottet ? Quelles sont ses influences philosophiques ? Quelle vision du monde propose-t-elle ? C'est à ces questions que cet essai entend répondre, en restituant les enjeux intellectuels de l'oeuvre de Philippe Jaccottet dans son ensemble, jusqu'ici très peu été explorés par la critique. Les rapports du poète à Platon, à Plotin, au religieux mystérique grec éclairent ses textes et, notamment, son choix de la lumière comme expression même du réel. De même, la conception chrétienne de l'Incarnation, qui dialogue avec l'héritage antique, nourrit la réflexion jaccottetienne : d'où, dans toute son oeuvre, la lutte entre deux types d'incarnation la "païenne" et la chrétienne , et l'attrait pour un syncrétisme contemporain original. Véritable présentation de l'ensemble de l'oeuvre du poète, ce livre constitue une somme d'une ampleur inégalée.
Née Patrick ; Gervais-Zaninger Marie-Annick ; Dura
S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Clefs concours Lettres : Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : des repères : un rappel du contexte historique et littéraire ; les grandes "problématiques", indispensables à la compréhension des enjeux de l'oeuvre ; le "travail du texte" consacré aux questions de langue, de stylistique et de grammaire ; des outils méthodologiques, notamment bibliographiques ; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques.
En dix chapitres portant sur la littérature des XIXe et XXe siècles, ce livre entend rendre sensible le caractère structurant de la problématique de l'Ailleurs. Qu'il s'agisse de poèmes ou de proses, les oeuvres ici étudiées entretiennent toutes un rapport à l'Ailleurs qui, lorsqu'on l'examine avec l'attention qu'il mérite, agit à la manière d'un révélateur : il permet de faire entendre un son inouï et éclatant. Par cette lecture, un sens profond se trouve comme libéré. Quelle est cette structure d'Ailleurs, qui s'est constituée depuis le romantisme ? De prospective qu'elle était du Moyen Age au XVIIIe siècle, son sens s'inverse brutalement au XIXe : au moment où la planète achève d'être exploré, l'Ailleurs devient rétrospectif ; ce n'est plus la "curiositas" qui l'anime, mais le fantasme régressif de l'origine perdue. Deux conséquences en découlent : d'une part, la radicale d'évaluation de l'Ici ; et, d'autre part, l'idéalisation d'un Ailleurs compensatoire (avec son inévitable déception) en un triomphe de la mélancolie occidentale. Il appartiendra alors au XXe siècle d'inventer un nouvel équilibre bipolaire entre l'Ailleurs et l'Ici. Le lecteur pourra tester la validité de l'entreprise à la fécondité herméneutique d'une telle démarche, éclairant des oeuvres la plupart du temps célèbres.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?