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Buckminster Fuller
Neder Federico
INFOLIO
20,30 €
Épuisé
EAN :9782884740685
Monsieur Fuller n'est heureusement pas architecte. Il n'est E heureusement pas non plus ingénieur, mais il a commencé à philosopher sur le logement, sur la machine idéale adaptée à l'habitation, sans les apriorismes formels ni architecturaux du passé." Voilà la façon dont Harvey W. Corbett président de Architectural League de New York, présente R. Buckminster Fuller ses collègues, l'été 1929. Née comme produit dérivé des icônes de la technologie et de la mobilité, la maison que Buckminster Fuller dévoile ce jour-là cache, un projet d'habitat entendu dans le sens le plus large. La portée de la recherche fullerienne s'étendra bien au-delà des frontières disciplinaires du travail de l'architecte: au fil des années, de son atelier d'inventeur nomade, sortiront des prototypes des véhicules, des toilettes portables, du mobilier, des mappemondes et, of course, ses célèbres coupoles géodésiques qui lui vaudront sa réputation internationale. Inspiré de la logique d'un album de photos, ce livre articule le récit biographique sur l'?uvre de R.Buckminster Fuller avec quelques uns de ses projets-phare qui ouvrent - par leur forme ou par leur technologie des nouvelles pistes à la réflexion architecturale.
La Dymaxion House (1929-1946) de R. Buckminster Fuller a ouvert un territoire de recherche nouveau, défiant les normes de conception du logement jusqu'à mettre en crise la propre nature de l'espace domestique. A travers une série d'histoires entrecroisées, Federico Neder explore la spatialité conflictuelle du prototype de Fuller et traque ses transformations successives qui font émerger un univers déroutant où se croisent des véhicules, du mobilier, des vêtements, des appareils ménagers. D'autres exemples de maisons "plus célèbres" sont invitées à participer à un dialogue imaginaire au cours duquel l'auteur montre comment les visions de Fuller ont dépassé les frontières de la carapace scintillante de ses prototypes, anticipant des changements d'ordre technologique, social et même culturel de l'art d'habiter des XXe et XXIe siècles. Biographie de l'auteur Federico Neder est architecte diplômé de l'Université de Rosario en Argentine et Docteur en architecture de l'Université de Genève. Il a tenu des séminaires et des conférences en France, en Espagne, en Italie, au Canada, en Angleterre et au Vietnam; ses recherches et articles publiés portent sur l'histoire de la domesticité et les "machines à habiter" du XXe siècle. Avant de s'établir en Suisse, Neder a travaillé à Los Angeles dans la conception de décors de films et à Paris dans l'agence de l'architecte Dominique Perrault. Parallèlement, il a conçu des installations exposées à Genève, à Buenos-Aires et à la Biennale du Caire. Il est actuellement rédacteur de la revue d'architecture FACES, enseigne à l'Université de Genève et est associé du bureau Amaldi-Neder architectes.
Comment se développe le jeune enfant ordinaire et atypique : quelles étapes ? quel rythme ? quelles stratégies cognitives et communicatives utilise-t-il ? Quelles pistes s'en dégagent pour l'évaluation du développement précoce ?
L'auteur décrit les principales conceptions de la perception de soi, son évolution au sein du développement général jusqu'à l'adolescence, la manière dont elle peut être affectée par certains troubles, et donne des outils pour l'évaluer et l'améliorer.
Combien y a-t-il de Godard(s)? Celui de la Nouvelle Vague et des années 1960, le Godard " culte" d'À bout de souffle et de Pierrot le fou ? Celui qui offrit à Belmondo et à Bardot leurs plus beaux rôles? Celui du Mépris, film que les anti-Godard encensent pour rejeter le reste? Ou le militant maoïste de l'après 68, dont on a prétendu qu'il avait abandonné le cinéma? Ou celui qu'on voit depuis les années 1980 à la télévision ou à Cannes, paradoxal et provocateur. Ou l'auteur de Prénom Carmen, Je vous Salue, Marie, Passion, Nouvelle Vague, et les monumentales Histoire(s) du Cinéma: des films exigeants, donc mal aimés, où la beauté la plus fulgurante surgit des réflexions les plus profondes. Comme le démontre avec brio François Nemer, il n'y a qu'un seul Godard, volontaire, déterminé, obstiné, bâtissant film après film une des couvres phares du cinéma mondial. Il est cinéaste comme Picasso est artiste le cinéma l'habite. Godard, c'est le cinéma. Godard voit le monde à travers le cinéma. Son cinéma. Plus de 160 images, photogrammes et documents, près de 50 films présentés et analysés, dans le cours d'un récit qui suit à la trace le parcours artistique et moral de l'un des plus prolifiques, l'un des plus passionnants créateurs de son siècle - et l'un des plus passionnés.
Techniques centrales de la modernité occidentale, la photographie et l'horlogerie reposent toutes deux sur la maîtrise fine de la durée. Littéralement et symboliquement, elles mettent le temps en boîte. Leur proximité est telle que Roland Barthes parlait de la photographie comme d'une "horloge à voir". Reste que leurs liens intimes ont été étonnamment peu considérés jusqu'ici. Dans l'entre-deux-guerres, face aux crises économiques, le savoir-faire horloger suisse trouve une diversification dans la fabrication d'appareils photographiques. De la photographie à l'horlogerie, il y a certes le pas de l'optique et de la chimie, mais surtout la base commune de la mécanique de précision avec ses rouages, ses ressorts, ses leviers, ses compteurs, ses emboîtements millimétrés. De la vallée de Joux à l'Argovie, des entreprises se lancent dans la réalisation d'appareils photo haut de gamme. LeCoultre propose le Compass (1937), chef-d'oeuvre de technologie miniaturisée. L'Alpa de Pignons (1944) est porté par le slogan de "la caméra des horlogers suisses". L'appareil photo pour pigeons Michel (1937) est l'ancêtre de la caméra des drones. Le Tessina de Siegrist (1960) est l'un des appareils fétiches des espions pendant la guerre froide. Le photofinish est développé dans l'après-guerre par Omega, Longines et bientôt Swiss Timing. Ce livre propose des études de cas, des essais thématiques et l'approfondissement des rapports entre photographie et horlogerie. Il procède d'un projet de recherche mené par l'Université de Lausanne et le Musée suisse de l'appareil photographique - Vevey.
Résumé : Célèbre comme écrivain du voyage, Nicolas Bouvier (1929-1998) a eu pendant la plus grande partie de sa vie pour activité principale celle d'iconographe, courant moins les routes lointaines que les bibliothèques, les musées et les archives pour y dénicher des images. Du début des années 1960 à l'orée d'Internet, il prend une part active à l'essor et à la reconnaissance d'un métier qui pendant un demi-siècle aura constitué un maillon essentiel de la fabrique de l'édition illustrée. Le présent ouvrage rappelle l'importance de ce travail pour l'écrivain, dont les services de documentaliste vont bientôt nourrir des projets éditoriaux personnels et une activité d'historien des images populaires. Le récit de son parcours remet en lumière le rôle majeur joué par les bibliothèques dans la conservation et la diffusion des images, l'inventivité visuelle des clubs de livres et des grandes encyclopédies illustrées des années 1960, ainsi que la vivacité d'un milieu genevois particulièrement intéressé alors par les potentiels de l'image reproductible, autour de Bouvier, John Berger, Jean Mohr ou Jean Starobinski. Documenté par un fonds de 40 000 pièces conservé au Centre d'iconographie de la Bibliothèque de Genève, son itinéraire permet de faire revivre ce que signifiait la recherche des images avant l'arrivée d'Internet et de rappeler ce que ce geste désormais si quotidien a pu porter en lui de richesses, jusqu'à devenir, dans son cas, un véritable projet esthétique, historique et intellectuel.
Résumé : Goy ne bouge pour ainsi dire pas de chez lui et, en magicien plus véritablement magicien qu'aucun autre, transfigure à longueur de temps le pauvre bout de jardin qu'il voit de sa fenêtre. Il n'a besoin d'aucun adjuvant extérieur, ni d'aucune sorte de drogue. C'est l'encens du quotidien qui brûle très lentement. La poussière devenue magie. Quand je regarde les meilleures de ces oeuvres (et certes, il ne faudrait pas que toute la peinture se réduisît à cette alchimie-là), je pense à ce que Rilke a écrit des anges tels qu'il les imaginait : "pollen de la divinité en fleur" ; c'est vraiment quelque chose comme cela.
Résumé : La maison est comme le vêtement, elle abrite et révèle à la fois celui qui y demeure. Objet premier de l?activité humaine mais aussi symbole cosmologique, elle demeure pourtant un sujet marginal de l?anthropologie sociale. Pour les historiens et les architectes, la maison rurale n?est encore le plus souvent que l?ombre des palais et des temples. Les voyageurs en revanche nous ont laissé des observations et des croquis précieux sur cet habitat. En quoi la maison paysanne consiste-t-elle vraiment? Est-elle un objet à classer en fonction de typologies forgées par les architectes et les ethnographes, ou un produit de l?imaginaire et d?une certaine idée de la vie rurale, née au 19e siècle?