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Femme chrétienne, leadership féminin. Restituer la place de la femme dans les écritures
Ndong Laurence
ATRAMENTA
16,85 €
Épuisé
EAN :9789523402317
Ah, je viens tout juste de terminer la lecture du livre que vous tenez en main, et déjà je ne me contiens plus. Je me sens comme poussée par une force supérieure, à me lancer dans une plaidoirie itinérante en faveur de la parité des genres, de la reconnaissance éternelle de la valeur de la femme, qui ne peut qu'être égale à celle de l'homme. Je mesure bien la difficulté liée à cet engagement si tentant, mais je me sens armée de toute sorte d'arguments pour tenir tête aux contrevenants. Pour parler de la relation entre les femmes et les hommes, sur cette terre, je n'ai pu pour l'instant recourir qu'à ce mot : "parité" . Mais à peine je l'ai écrit, je l'ai aussi perçu presque immédiatement comme l'indice d'un appauvrissement, lié au langage de notre temps. Il me semble hélas la manifestation verbale d'un politically correct qui cache à peine son inadéquation face aux argumentations théologiques, ontologiques et anthropologiques développées le long de ce livre. Pour nous qui sommes habitués à l'analyse des textes relevant de la laïcité institutionnelle (textes païens ? ), l'impact avec une analyse biblique des injustices commises contre les femmes dans nos sociétés est presque cinglant, parce qu'il laisse immédiatement percevoir l'arnaque qui est à son fondement. Oui, avec Laurence Ndong, je viens de conforter mon idée selon laquelle les inégalités entre les hommes et les femmes, dont on souligne presque partout l'origine religieuse, ne sont que le fruit d'une construction sociale. C'est donc avec réconfort que nous devons continuer à penser à notre Dieu, lui reconnaissant l'intégralité et la plénitude da sa miséricorde, confiants du fait qu'il n'aurait pas pu consacrer une injustice, une domination ad aeternam du genre masculin sur le genre féminin. Le Seigneur n'y est pour rien dans nos souffrances, au contraire, il s'est déployé de toutes les façons imaginables, pour nous libérer définitivement des tentations. Ce n'est donc pas dans sa bible que se trouvent les textes justificatifs de l'oppression. D'où sont donc venues les inégalités qui pénalisent les femmes un peu partout dans le monde aujourd'hui ? Pour nous conduire à l'acquittement de la Bible par rapport aux piètres considérations faites au sujet des femmes, Laurence Ndong nous propose une méthode : "donner aux textes bibliques l'occasion de s'investir en nous, de nous interroger, de nous habiter, de polir et de dégrossir notre regard, de mieux éclairer notre raisonnement". . L'invitation m'est parvenue tout droit dans le coeur, certainement parce qu'elle a sollicité ma foi chrétienne. Mais à peine j'ai suivi l'autrice dans sa démarche, je me suis vite rendue compte qu'il ne s'agit pas ici de la seule exégèse biblique, qui ferait de nous les héritières à peine méritantes des religieuses cloîtrées. Il s'agit plutôt d'une herméneutique comparée, qui croise les authentiques écritures bibliques avec de nombreux textes qui jalonnent et règlent notre vie aujourd'hui : Les codes civils en vigueur dans nos pays, les rapports des organisations internationales qui se penchent sur la condition de la femme ainsi que d'autres sources. Et ce n'est pas tout. A travers ce live, Laurence Ndong ne nous a pas invités à une partie littéraire. Voilà donc que le parallélisme entre les études textuelles et les épisodes de la vie quotidienne vient corroborer une démarche résolument holistique, qui puise dans l'histoire de l'humanité, les éléments de démenti des croyances sans fondements, devenues pourtant dur comme fer. Nous sommes donc tous appelés à le reconnaître : oui, la femme n'est pas née pour être dominée. C'est le principe à partir duquel il faut se mouvoir, pour arriver nécessairement à la question de son leadership. La société des humains, on le sait, a opté pour un leadership restrictif, je voulais dire restreint. Le mode de gouvernement de nos sociétés (religieuses et païennes) est dit représentatif, parce qu'une poignée de personnes est appelée à exercer le pouvoir à la place de tous. Quelle place réservée à la femme au moment de la détermination de ces leaders ? La femme peut-elle légitimement exercer un leadership et occuper pleinement une position de commandement ? De nombreux passages de ce livre nous fournissent une réponse réconfortante. En conclusion de cette préface, je dois réitérer mon admiration pour l'autrice Laurence Ndong, dont l'engagement dans la vie me semble ne souffrir d'aucun doute. C'est un engagement marqué du sceau de la vérité qui tient probablement de sa fonction de pasteur, mais c'est aussi sans doute un engagement qui tient de son souci à voir le monde se libérer finalement de l'oppression, d'où qu'elle puisse en être l'origine. Laurence est l'exemple d'une femme leader qui, à partir de sa capacité à prêcher la véritable parole du Seigneur, se jette corps et âme dans le monde des humains que nous sommes, pour que les vérités prêchées puissent acquérir la nécessaire matérialité. C'est ainsi que j'ai cru voir dans ce livre, non pas un combat pour la libération de la seule femme des carcans et autres jougs qui l'assujettissent, mais une volonté consciemment exprimée d'activement libérer même les hommes des fausses croyances discriminatoires pour en définitive promouvoir la société de la béatitude. Souvent, le long de la lecture, je ne me suis un peu abstraite de la compréhension sémantique des lignes du texte, pour me complaire dans la vision (contemplation) de Laurence Ndong engagée dans une sorte d'opération de libération, dans sa qualité reconnue de leader d'une guérilla sémiologique urbaine et rurale, mondiale. Je m'y voyais enrôlée. Cécile Kyenge, Députée Européenne, ancienne ministre italienne
L'antre de mon âme, bien qu'étant un recueil de poèmes, est écrit de manière à être lu comme un roman qui parle à l'âme, à l'être fait de chair et d'esprit. Le texte tire sa force et son aura dans le choix concentré, très sélectif, des axes d'écriture qui devraient intéresser tout homme où qu'il puisse habiter. La contemplation d'un soir qui élève ; le contexte actuel du monde qui favorise le nomadisme ; la protection de l'enfance fragile ; les questionnements métaphysiques de l'homme confronté aux aspérités de la vie ; l'amour dans ce qu'il a de plus parfait entre un homme et une femme ; l'Afrique et sa jeunesse sous un jour nouveau ; la finitude de l'homme et l'éternité de Dieu, sont quelques-uns des thèmes majeurs convoqués dans cet ouvrage. L'auteur, à travers une plume dépouillée et incisive, invite à partager un bilan positif dans le cheminement d'une âme dont la principale préoccupation est le progrès de la conscience qui repose sur la croyance que l'homme est un Destin voire une Destinée ; et sa propre vie engage l'humanité entière.
Adossé à l'oeuvre poétique et pour une large part aux Elégies Majeures, cet ouvrage est un véritable parcours initiatique à l'image de la grande initiation dans la tradition seereer. Malgré une vie écartelée entre une aspiration vers l'Absolu aux dimensions infinies, sinon comme "Alpha et Oméga" et pour le poète chrétien, Dieu et les contradictions humaines, Senghor a essayé sa vie durant, avec sa capacité de conciliation, de séduire, de réunir autour de sa personne, des femmes et des hommes qui le reconnaissent comme un sage de l'Afrique contemporaine. Ce qui est essentiel et propre aux chrétiens, c'est de croire en Jésus, le Crucifié, le Messie ; dans la même mouvance, de l'identifier comme le fils de Dieu, unique et premier-né tout ensemble, celui en qui Dieu se révèle Père et Amour. C'est une sorte de "Séquela Christi" que le poète propose aux lecteurs des Elégies Majeures. Mettre ses pas dans ceux du Christ, dans son Chemin de Croix, sa Mort et sa Résurrection. C'est ce même Jésus que Senghor, dans son jeune âge, a voulu suivre, lui ressembler, être un "alter christus" en répondant à sa vocation sacerdotale. Les Pères Spiritains décidèrent autrement. La porte du sacerdoce ministériel fermée définitivement, il restait à Senghor non sans quelques amertumes, celle du sacerdoce commun des fidèles à travers la "Tria mounéra".
Ces petits portraits glaçants et cyniques, désabusés ou terrifiants, offrent, au lecteur qui l'ose, une mosaïque de personnages ayant tous en partage le même lourd fardeau : l'assomption d'une réalité parfois trop noire. Ce deuxième recueil de nouvelles s'inscrit dans la lignée du premier : inquiétant et macabre à souhait, il ravira les plus téméraires d'entre vous.
Ma maman était dans un ménage polygamique. Et cette relation l'écartait définitivement du baptême catholique. Le message du Père Maurivin, relayé de paroisse en paroisse depuis toujours, était sans équivoque : Dieu n'acceptant pas la polygamie, quiconque souhaitait recevoir le baptême devait sortir d'une telle union réprouvée par L'Eglise et, durant de nombreuses années, travailler en tant que "catéchumène" au service de la paroisse, pour expier ses péchés. A force de supplier son époux, de faire intervenir ses parents et relations diverses, papa avait fini par marquer le premier pas consacrant son adhésion à la vocation de son épouse par Dieu : ne plus partager la même couche. L'adolescente avait rendu compte à sa mère : Père Maurivin voulait d'elle. En retour, investi de ses pouvoirs de droit divin, il accordera le baptême à sa mère à la prochaine fête de la Nativité. Le cas échéant, non seulement elle n'aura jamais accès à ce sacrement, du moins tant que le missionnaire sera responsable de l'église ; mais en sus, elle retournera occuper sa place de catéchumène à l'extérieur de l'église, en "représailles" . "Il m'avait accordé deux jours de réflexion". Elle en avait jusqu'à mercredi. "Quelle était ma consistance dans l'échelle des valeurs de cet homme de Dieu ?"
Conseillé aux amateurs de toute poésie qui respire sur cette petite Terre. Entre nature et société, pensées et remords, étrangetés et subtilités, le poète tente d'ouvrir sa tête à tout visiteur, du moins en partie... En quête de l'harmonie ou par cri de l'âme, le poète est infiniment déchiré par la question ultime - la vie - et il essaiera, au fil du recueil, d'ensevelir le lecteur vierge, encore intact et ingénu face aux déserts sans horizon de la poésie philosophique. Jean, débutant poète, est tel un petit roseau sous la tempête, pont entre Terre et Ciel, Matière et Esprit ; et cet agencement insolite, qui porte le nom de Polyphobie, du nom de la maladie, sera un envahissement poétique, lorsque vous ouvrirez ce livre...
Que redoutaient le plus les pilotes durant la guerre d'Algérie ? C'était moins d'essuyer une rafale d'arme automatique - cela arrivait assez fréquemment - que de devoir évacuer l'appareil au-dessus d'une zone hostile et de tomber aux mains des rebelles, car cela signifiait, pour cette catégorie de militaires, la mise à mort après d'atroces sévices. L'auteur, lui-même pilote d'avions armés T6G pendant cette période, a déjà écrit une autobiographie, Les Graines du Ciel - Devenir Pilote de guerre, qui détaille un premier séjour au court duquel, bien que souvent rentré avec un fuselage troué, il a toujours échappé à l'ultime recours, celui de devoir sauter en parachute, avec le risque de le faire sur un secteur ennemi. Cette obsession, présente à chaque départ en mission, l'a inspiré pour écrire ce deuxième ouvrage... une fiction qui aurait pu être une réalité sur un simple détour du destin.