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Du sacrificiel dans l'art
Nayrolles Jean
KIME
26,00 €
Épuisé
EAN :9782841749379
Un lien s'est noué, à l'origine, entre art et violence. Mais de quelle origine, de quel art et de quelle violence s'agit-il ? Parmi ces trois termes, seul le dernier désigne une réalité transcendante à l'intérieur de l'univers humain. Les deux autres ne s'appliquent à aucune essence fixe, mais, au contraire, sont toujours pris dans le mouvement d'une histoire. En l'occurrence, c'est l'histoire de la culture occidentale qui est explorée ici, dans une perspective à la fois anthropologique et historique, depuis la formation du monde grec jusqu'au seuil de notre modernité. Dans la genèse des formes artistiques de la Grèce, la réalisation plastique d'une anatomie humaine apparaît et s'impose comme l'axe même de la beauté du visible en se substituant à un corps réel voué à la mort. La violence sacrificielle s'est inversée en production d'images. Un nombre impressionnant de mythes conservent le souvenir à peine voilé de ce phénomène pourtant demeuré inaperçu. De la contre-violence primordiale qui s'y dessine, les ressorts seront oubliés mais n'en demeureront pas moins inscrits dans le devenir de l'art à travers les siècles. C'est à suivre les recompositions successives de ce lien noué aux origines que s'attache ce livre. Les huit chapitres qui le composent forment donc un récit, mais, considérés séparément, ils peuvent aussi être abordés comme autant d'essais autonomes, chacun décrivant une nouvelle configuration du sacrificiel dans l'art.
Résumé : Des cahiers utilisables en complément de tout manuel, pour travailler la langue et l'expression écrite. Une progression en grammaire, conjugaison, orthographe et vocabulaire, pensée dans le cadre des cycles 3, 4 et des nouveaux repères annuels. Des leçons courtes et accessibles, pour faciliter la compréhension et la mémorisation. Une vaste banque d'exercices avec des indications de niveaux, pour travailler en différenciation. Des méthodes pour travailler l'écriture et des bilans réguliers.
Chantal Bertagna est agrégée de Lettres Classiques, professeur en collège et formatrice en lettres. Françoise Carrier-Nayrolles est agrégée de Lettres Modernes, professeur en collège et coordinatrice académique de lettres (formation continue).
Bertagna Chantal ; Carrier-Nayrolles Françoise ; D
Résumé : Le savoir-faire Fleurs d?encre pour mettre en oeuvre le nouveau programme. Une progression au sein du cycle 4 pour structurer les apprentissages. Une grande variété de textes pour traiter tout le programme de culture littéraire : Une démarche de questionnement, Un dosage équilibré entre textes patrimoniaux et textes contemporains, entre auteurs classiques et d?autres plus originaux, Un dialogue fructueux entre textes et images, La présence originale de films dans le corpus. Une mise en activité permanente de l?élève tout au long du manuel, pour le rendre autonome. Une approche de la langue : au service de l?écriture et de l?oral, pour construire progressivement connaissances et compétences au fil du cycle 4. Des pistes pour les EPI, les parcours artistiques et culturels, les parcours avenir, et de nombreux outils pour travailler en différenciation et en interdisciplinarité. Dans le manuel de 3e, l?accent est mis sur la préparation au nouveau Brevet à travers le questionnement des textes et l?évaluation de fin de chapitre.
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.