
Un troisième temps pour la psychanalyse
Lacan, je n'insiste pas - d'autres que moi commencent à oser en parler -, était un individu aussi attachant que déplaisant. Inutile donc de souligner son côté déplaisant. En revanche, ce qui m'importe, c'est d'essayer de retracer ce que fut sa geste. La "geste" vient du latin rebus gestis, c'est ce qu'on dit quand on est César et qu'on a fini quelque chose. Pour moi, voilà, il est indispensable d'être en mesure de pouvoir déclarer que quelque chose a pris fin. Lacan a fait certaines choses, il les a faites et bien faites et on ne les refera pas. Il faut essayer de lui rendre vraiment justice, de voir ce qu'il a fait pour savoir ce qu'on lui doit, et puis savoir si on peut passer à autre chose, se donner le droit de passer à ce que j'appelle un troisième temps pour la psychanalyse. Bien sûr, c'est prétentieux de vouloir accoucher d'un avenir, comme ça, à partir d'un constat. Mais l'avenir, ça me concerne plus que le passé. Et pour le préparer, il faut en tout cas savoir ce qui s'est vraiment passé et pouvoir le décrire, savoir par conséquent dans quelle mesure ça continue ou pas, ou qu'est-ce qui cesse. " J. N.
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|---|---|
| Titre | Un troisième temps pour la psychanalyse |
| Auteur | Nassif Jacques |
| Editeur | LIBER CANADA |
| Largeur | 140 |
| Poids | 250 |
| Date de parution | 20070125 |
| Nombre de pages | 165,00 € |
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