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Parenté, noblesse et Etats dynastiques, 15e-16e siècles
Nassiet Michel
EHESS
31,01 €
Épuisé
EAN :9782713213717
La parenté est au coeur du phénomène nobiliaire et son observation fournit des clefs pour la compréhension des systèmes politiques et des cultures de l'Europe moderne. En s'attachant à relier des terrains souvent disjoints - parenté et régime démographique, représentations et pratiques de la parenté, ordre social et système politique, structure et événement - cet ouvrage donne à lire les profils complexes des familles nobles. Qui épouse qui, et comment ? Afin de répondre à cette question, Michel Nassiet propose d'abord un inventaire des modalités vécues des relations de parenté. Il analyse, ensuite, l'alliance matrimoniale en combinant trois dimensions fondamentales : le statut d'héritière ou de cadette, le caractère égalitaire ou non du mariage, les modes de l'échange entre patrilignages. Il tire enfin les conséquences du fait que, dans les Etats monarchiques, le principe de légitimité lui-même prenait une forme familiale et montre comment les structures sociales propres à la noblesse ont encadré, et partiellement déterminé, l'histoire politique du royaume et des principautés aux XVe-XVIe siècles.
Ce livre couvre la période de la France de 1594 à 1715. C'est une refonte de deux ouvrages : - La France du premier XVIIème siècle (1594 à 1661), Robert Descimon/Christian Jouhaud - code 001499 - La France du second XVIIème siècle (1661 à 1715), Michel Nassiet - code 001541
Noblesse et pauvreté met en évidence le paradoxe de l'existence en Bretagne d'une noblesse pauvre à l'intérieur d'un ordre privilégié et analyse l'appauvrissement des lignes cadettes, dû essentiellement au partage noble. Les activités pourtant très diverses exercées par beaucoup de petits nobles (soldats et marchands de fil, agriculteurs et notaires, officiers de juridiction et taverniers...) ne leur permirent pas d'enrayer ce phénomène. Par ailleurs, à la chute massive des nobles dans le tiers état aux XVIe et XVIIe siècles s'oppose à la fin du XVIIe et au XVIIIe siècle leur volonté vigoureuse de conserver leur statut de membre du second ordre. Michel Nassiet propose des méthodes novatrices, notamment graphiques, qui intéresseront historiens et généalogistes. Utilisant systématiquement des généalogies descendantes, il a procédé à la reconstitution précise de douze lignages enracinés dans le triangle Rennes - Saint-Malo - Saint-Brieuc. Il étudie leurs comportements fondamentaux face à la vie: nuptialité et fécondité, et face aux changements extérieurs: prix et fiscalité.
Grivel Marianne ; Leproux Guy-Michel ; Nassieu Mau
Célèbre en son temps, qualifié d?"excellent peintre" par ses contemporains, Baptiste Pellerin n?a cependant connu qu?une gloire éphémère. Les historiens de la peinture du XVIIe siècle ayant déjà oublié son nom, une grande partie de son oeuvre dessiné fut attribuée au graveur Etienne Delaune, à qui il avait régulièrement fourni des modèles. Ce livre a pour objet de reconstituer sa carrière et de la replacer dans le milieu artistique parisien de la seconde moitié du XVIe siècle. À partir de 1549, il exécuta des travaux pour le Roi. Il participa aussi au décor de deux des plus beaux livres enluminés du règne de Henri II, les Heures Gouffier et les Heures de Montmorency. Il collabora à l?entrée de Charles IX dans la capitale en 1571, et jusqu?à sa mort, en 1575, travailla pour les commanditaires les plus divers, du simple artisan à l?entourage royal. Ce fut un artiste prolifique : parmi les pièces qui nous sont parvenues et dont on peut lui donner la conception, on trouve aussi des vitraux, des éléments d?armure, des jetons et médailles et de nombreuses gravures. De plus, quantité d?oeuvres disparues nous sont connues au stade du projet grâce à ses dessins, dans des domaines où seule une infime proportion de la production est conservée, comme la tapisserie, l?orfèvrerie et la joaillerie. Aucun autre peintre français de cette époque ne peut se prévaloir d?une telle influence sur l?art de la capitale à la Renaissance.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.
Dans une Italie communale qui bénéficie, au cours des XIIe et XIIIe siècles d'un essor sans précédent de la production et des échanges, le paysage urbain se hérisse de tours, tandis que les rues résonnent en permanence du pas de ces puissants chevaux de guerre qui peuplent tant de fresques et de tableaux de la première Renaissance. Tours et chevaux symbolisent la supériorité d'une classe sociale, la militia, qui pendant longtemps restera ouverte à tous ceux qui ont les moyens d'acheter un cheval de guerre et de s'entraîner pour le combat monté. Composée pour l'essentiel de propriétaires fonciers, la militia n'en présente pas moins une grande diversité de conditions sociales qu'accentue encore la participation plus ou moins active de ses membres aux secteurs les plus dynamiques de l'économie marchande. Seuls en fait les profits tirés de la guerre et la défense des privilèges qui lui sont reconnus en échange de ses prestations militaires expliquent l'étonnante cohésion de cette classe et sa capacité à perpétuer un système de domination qui s'identifie, jusqu'au début du XIIIe siècle, avec le régime des consuls. Et pourtant, la militia se verra contrainte, en l'espace de quelques décennies, de renoncer à ses privilèges et d'abandonner le pouvoir à de nouvelles catégories de la population regroupées sous la bannière du popolo. Comment expliquer une débâcle aussi rapide ? Par l'irrésistible montée en puissance du popolo, sans aucun doute, et par les décisions internes de la militia. Mais elle apparaît plus encore comme la conséquence inévitable d'une culture de la haine qui, malgré tous les mécanismes destinés à en limiter les effets, conduit à l'implosion d'un tel système de domination.