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Vivre à l'heure de l'innocence impossible
Naivin Bertrand
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782343234540
Nous sommes devenus une société soucieuse. De nos données à nos enfants, nous nous évertuons à maximiser notre contrôle sur une existence que nous ne cessons de numériser pour mieux la gérer de notre smartphone. La cause ? Un XXIe siècle plombé par la fin des grandes utopies, la suspicion généralisée et la conscience aiguë d'un avenir climatique funeste comme d'un présent en proie à toutes les crises. Alors que chaque jour révèle une nouvelle catastrophe et que l'on nous promet un futur cataclysmique, l'insouciance et l'ignorance bienheureuses ne sont plus permises. Le citoyen contemporain se doit à présent d'être en état d'alerte permanent. Un désir toujours plus accru de maîtrise qui nous pousse également à ne plus nous contenter d'un réel que nous nous acharnons à augmenter pour le rendre toujours plus intelligible et malléable dans une logique néolibérale où même l'intime devient une marchandise à faire fructifier et à gérer comme un véritable entrepreneur. Dès lors, l'innocence semble être devenue aujourd'hui impossible. Tout comme l'émerveillement est relégué à un passé révolu, celui d'un temps où l'on pouvait encore croire en un happy end. Un désenchantement et un cynisme généralisés que ce livre entend interroger pour redonner sa chance à une nouvelle naiveté militante et combattre la morosité actuelle par la recherche et l'édification de nouveaux possibles.
Que savons-nous vraiment du selfie ? Trouble psychique pour certains, délire narcissique pour d'autres, mais aussi moyen de créer du lien social, de reprendre possession de son image ou encore de conjurer un présent disruptif... Si le phénomène déchaîne les passions, ces petits et dérisoires " nous-mêmes " révèlent bien plutôt un ethos 2. 0 qu'il convient d'interroger. Un selfie est-il un autoportrait ? Que cherche ce regard qui se regarde sur son smartphone ? Pourquoi un tel besoin de se voir ? Que révèle ce soi écranisé et connecté ? Et comment cette pratique phonéographique offre-t-elle la possibilité de renouveler l'autobiographie ? Autant de questions que se sont posées historiens et théoriciens de l'art, philosophes, galeristes, psychanalystes, une sémiologue et une écrivaine qui confrontent ici la diversité de leurs regards.
La laideur. Tout le monde semble se sentir capable de la repérer, la catégoriser, la définir. Quoi de plus évident en effet que ce laid qui, de l'avis général s'oppose au beau. Pourtant, et s'il semble que presque tout puisse être divisé en ce qui est laid et ce qui ne l'est pas, la même question revient sans cesse : qu'est-ce qui fait la laideur ? La frontière entre ce qui nous répugne et ce qui nous plaît paraît en effet parfois bien mince. C'est ainsi également que ce que nous considérions un temps "beau" peut se découvrir un jour "laid" et que nous pouvons nous surprendre à nous montrer fascinés par la laideur. C'est ainsi, encore, que le laid peut parfois se cacher dans ce qui nous paraissait au premier abord beau, et que la beauté peut n'être qu'une laideur maquillée. C'est ainsi enfin que de belles images peuvent trahir une société laidement artificielle. Dans ce livre, des philosophes, un théoricien de l'art et un spécialiste du design reviennent donc sur cette laideur qui, si elle semble provoquer l'unanimité, n'en finit pas de nous interroger sur ce que Kant appelait notre faculté de juger, et sur le "goût" en général.
Et si l'oeuvre de l'artiste pop Roy Lichtenstein ne se limitait pas aux sixties ? Et si ses peintures que tout le monde pense connaître nous donnaient à voir, non plus uniquement la postmodernité américaine, mais également ce qui fonde notre hypermodernité écranique, connectée et réseautique ? Ce qu'il qualifiait lui-même de „ tête moderne cette représentation mass-médiatique de l'homme des années cinquante et soixante, annonce alors les profils Facebook. Le personnage lichtensteinien préfigure l'avatar, cette identité sélective, archétypale et changeante, lorsqu'au cool et à l'hédonisme consumériste et matérialiste succèdent le like et le culte du bavardage. Au travers de la nouvelle figure de l'artiste qu'entérine Lichtenstein, par le règne du personnage et la médiatisation de l'autre par l'archétype, c'est donc à un bouleversement de la notion même de sujet que nous assistons dans ces cases de comics et ces publicités. Un processus de recouvrement par l'image qu'accomplit aujourd'hui Facebook.
Il est devenu commun de considérer le selfie comme un autoportrait photographique. . Et pourtant, le passage du self-portrait au selfie révèle un nouveau regard photographique. L’image de soi devient alors dialogique et permet au Petit Poucet 2. 0 que nous sommes de garder la trace de lui-même dans un présent menacé. Face à un futur apocalyptique, le selfiste se vérifie. Cet essai se propose d’analyser l’obsession de rester avec soi à travers les trois grands moments photographiques que furent l’apparition de Kodak, du Polaroïd et du smartphone.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.