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Vertige de l'ivresse. Alcool et lien social
Nahoum-Grappe Véronique
DESCARTES ET CI
20,30 €
Épuisé
EAN :9782844461537
Pourquoi dire "à votre santé" en levant un verre rempli du plus vieux poison connu autour de la Méditerranée, le plus banal qui soit, l'alcool? Notre vie quotidienne nous met sans cesse un verre dans la main, surtout le soir, en fin de semaine ou d'année, sans que nous y prêtions une grande attention. Entre boire " un " coup et s'enivrer, il y a de la marge. Mais l'alcool, sous toutes ses formes, imprègne le buveur de ses images : fêter un succès, marquer un bon moment, consoler un chagrin, une douleur, calmer une angoisse, augmenter un plaisir, remplir un vide... Si toutes les raisons de boire sont si contrastées, c'est que la fonction de l'alcool dans notre manière de "faire société" est plus profonde et importante qu'il n'y paraît. Ce n'est pas seulement la médecine ou la psychiatrie qui peuvent aider à le comprendre, mais aussi les sciences sociales.
De la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 à la Déclaration universelle de 1948 et jusqu'aux traités et tribunaux internationaux plus récents, les droits humains ont une histoire philosophique, idéologique, politique et juridique qui continue de s'écrire, non sans résistances et contradictions. Ils ne sont ni gravés dans le marbre, ni inscrits dans la perspective d'une avancée linéaire et ininterrompue. Inégalement garantis, leurs violations sont innombrables. En dépit de leur extension, ils demeurent fragiles, incomplets, souvent violés, et ceci n'est pas le triste apanage des régimes autoritaires. Les pays démocratiques ne sont pas les patries irréprochables des droits humains, loin de là. Même dans les démocraties européennes, ils restent inappliqués, ou mal appliqués, dans de nombreux domaines. Nécessaires, les droits humains n'offrent ni l'assurance d'un progrès inéluctable, ni une promesse illusoire. Ils sont également menacés par l'aspiration d'un positivisme juridique et la dérive d'un humanitarisme apolitique. Aussi doivent-ils être en permanence défendus et repensés. Leur déploiement comme leur universalisation dépendent avant tout des combats menés en leur nom. De nouvelles questions émergent et de nouveaux combats surgissent, réclamant leur extension à de nouvelles causes et la conception de nouvelles normes. La globalisation économique, la menace écologique, le sort des populations migrantes, le sexisme, la stigmatisation de certaines minorités - et la liste ici n'est pas exhaustive - nécessitent la réaffirmation des principes acquis sans être respectés et l'élaboration de protections inédites. Ce numéro de Communications, dans lequel se croisent juristes, philosophes, ethnologues, sociologues, archiviste, porte sur les défis, les luttes, les contradictions et les critiques auxquels sont confrontés, aujourd'hui, les droits humains.
Résumé : Le quotidien renvoie à une double temporalité : d'une part à celle du cadre matériel et physique de la journée, du présent ordinaire où disparaît la fulgurance de l'instant ; il est alors perçu comme prosaïque, dénué d'intérêt, de grandeur, de vertige. D'autre part, à celle de la répétition indéfinie des jours, des tâches dites "quotidiennes" , des emplois du temps inscrits dans les formes historiques et sociales de la réalité physiologique et matérielle. Autour du mot se forme d'emblée un nuage d'images et de valeurs. Espace du profane d'un côté, et monde des spiritualités, des extases "sacrées" normées, des voyages fous et des aventures extraordinaires de l'autre. Le quotidien est donc un défi pour la description. Comment rendre compte à la fois de la continuité et de la répétition, du banal et de l'exceptionnel ? Ce numéro propose de saisir les formes historiques et contemporaines du quotidien dans des espaces aussi variés que l'hôpital, la ville, le logement, et sous des registres aussi divers que la contrainte, le désastre ou la liberté.
La danse de l'arpenteur découvre une part nomade du travail plastique de Jean-François Pirson dans ses pratiques : photographies, dessins, marches et installations. Un cheminement dont la succession des chapitres se lit en une phrase ouverte : habiter/traverser/comme une danse/tout homme porte une chambre en lui/arpenter, glaner, cartographier/des limites comme chemins/dans l'étendue de notre humanité.
Les activités sportives qui s'inscrivent de manière légale et/ou illégale dans les espaces urbains centraux et périphériques soulèvent des interrogations qui ne sont pas nouvelles. Les différentes institutions urbaines regroupent alors l'éventail de ces pratiques dans un même groupe homogène, les "sports urbains". Cette homogénéité culturelle n'est pas sans soulever quelques problèmes d'ordre identitaire notamment. Elles sont foison et plurielles, visibles ou invisibles, ne jouent pas de la même manière avec les règles mais font toutes parties de notre environnement urbain. Les politiques urbaines et sportives se succèdent mais n'offrent que peu de solutions convenables pour garantir un vivre-ensemble entre pratiquants, citadins, décideurs locaux, etc. Des tensions résultent de ces usages alternatifs et vertigineux de l'espace public (au sens où J. Habermas le définit) et des espaces de la ville (rue, jardin, trottoir, jardin public, place publique, immeuble, toit, parking, etc.). Les problématiques inhérentes aux "sports urbains" sont donc nombreuses: politiques, sociales, culturelles et sécuritaires entre autres. En combinant les acquis de la sociologie urbaine et de la sociologie du sport, nous avons porté notre attention sur quatre pratiques urbaines à la fois légales et illégales: spéléologie urbaine, parkour, street-golf et base-jump urbain. De ce fait, la (re)qualification sociologique de la ville et de son espace sociétal peut être analysée de deux manières. La compréhension fine des projets individuels et collectifs (en termes d'organisation), d'une part, puis l'analyse des logiques internes aux communautés pratiquantes, d'autre part, conduisent ces citadins et néo-sportifs à créer une urbanité ludique caractéristique de notre société contemporaine. Nous pouvons alors nous demander quels sens revêtent ces différentes utilisations de l'espace urbain. Comment qualifier ces "appropriations" de l'espace? Quels sont les acteurs qui participent à la mise en scène de la ville contemporaine et au détournement des usages quotidiens? Comment sont régulées ces pratiques?