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Mettre fin aux controverses
BITBOL MICHEL
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204155564
Nagarjuna, penseur Indien du IIe siècle, a nié l'existence autonome des choses et réduit à l'absurde le temps et la causalité. Par sa critique, il a ouvert la voie à une prise de conscience fulgurante de ce qu'est le monde quand on sait le voir " tel quel ". Nagarjuna (v. 150-230) est le fondateur de l'école indo-bouddhique Madhyamaka. Il est l'auteur d'une critique dévastatrice des fausses évidences. Mais, pour lui, l'arasement systématique de toutes les idées reçues et de toutes les tentatives d'extrapoler à partir d'elles n'était pas qu'un exercice de virtuosité intellectuelle. Cela devait avant tout servir de propédeutique pour une prise de conscience du monde dans la nudité de sa manifestation immédiate. La Vigrahavyavartani (Mettre fin aux controverses) pourrait lui conférer une position particulière dans l'histoire de la philosophie. Dans ce texte, en effet, Nagarjuna affronte l'objection de contradiction élevée contre son énoncé de la vacuité d'être-propre de tous les étants, développé dans son ouvrage-princeps les Stances du milieu par excellence. Cette objection est pratiquement identique à celle que Platon et Aristote ont adressée aux sophistes, ces penseurs relativistes. Or l'archi-relativiste-sceptique qu'est Nagarjuna a répliqué à l'objection de façon convaincante, puisqu'il a su emporter l'adhésion de tout un courant de pensée. Ce livre comporte une traduction française abondamment annotée et commentée du texte sanskrit de la Vigrahavyavartani, ainsi qu'une introduction détaillée au texte et à son contexte.
Et si la science physique la plus récente sortait de son domaine d'application traditionnel Si la physique quantique, développée par Planck, Bohr et Einstein, se confrontait aux sciences dites humaines? Tel est le projet de Michel Bitbol et de son équipe dans cet ouvrage hors norme, faisant fi des frontières traditionnelles. Dans les années 1930, Otto Neurath avait proposé de soumettre les processus individuels et sociaux à la seule physique. Loin de ce réductionnisme, Michel Bitbol reprend complètement la question et renouvelle son examen. Quelles affinités peuvent partager ces deux types de sciences? Quel rôle y joue l'homme? C'est la méthode qui rapproche physique quantique et sciences humaines. Dans les deux domaines on ne peut pas séparer la connaissance de l'objet étudié. Le sujet est impliqué dans l'objet de recherche, particulièrement lorsqu'il utilise le langage. C'est à la découverte d'un champ singulièrement neuf que nous invite Michel Bitbol à travers quelques thèmes choisis: la prise de décision, la théorie du comportement, la sensibilité des marchés financiers aux anticipations des agents. la théorie du choix rationnel. Une théorie originale de l'homme pleinement engagé dans son milieu, un tournant décisif dans nos manières de soir le monde. Biographie de l'auteur Michel Bitbol est Directeur de recherche au CNRS au Centre de Recherche en Epistémologie Appliquée (CREA) de l'Ecole Polytechnique. Il a reçu une formation en médecine, en physique et eu philosophie. Il est notamment l'auteur de: Mécanique quantique; une introduction philosophique (1996, Prix Grammaticakis-neumann de l'Académie des Sciences Morales et Politiques), Physique et philosophie de l'esprit (2000), et De l'intérieur du monde; connaissance et relations (2009).
Résumé : Depuis plusieurs années, les "nouveaux réalismes" sont au coeur d'un vif débat philosophique. Ce livre y prend part en faisant la critique de l'une de leurs principales variétés, le " matérialisme spéculatif " de Quentin Meillassoux (auteur, en 2006, de Après la finitude). Il s'oppose à cette doctrine sur trois points. Loin d'être un "étrange savoir" de philosophes ignorant les sciences, l'idée que les connaissances sont relatives au langage, à l'action et à la situation ? voire à ce que l'on vit à présent ? est la clé pour comprendre les théories physiques. Loin de valoir "indépendamment des chercheurs", les faits "ancestraux" dont aucun être humain n'a pu être le témoin (comme le Big Bang) n'acquièrent leur sens que relativement à la recherche actuelle de leurs traces. Loin d'être pensable, l'absolu demeure dans l'angle mort du savoir rationnel. L'absolu n'a d'ailleurs pas besoin d'être pensé pour être envisagé ; il se manifeste comme un saisissement silencieux, comme le choc de percevoir à l'instant la souveraine contingence de ce qu'il y a. En voulant réfuter le constat kantien de la finitude humaine, le matérialisme spéculatif débouche ainsi, contre son gré, sur une finitude plus extrême encore : celle de l'expérience présente singulière. Par sa critique épistémologique, Michel Bitbol rétablit la réflexion philosophique contemporaine sur des bases sûres. Il montre que nulle spéculation, métaphysique ou post-métaphysique, ne peut prétendre à la connaissance. Et il confie l'absolu à l'ouverture contemplative.
Quel est le sens des théories physiques ? Il fut une époque où le débat entre réalistes et anti-réalistes ne souffrait guère de nuances. Le réalisme scientifique était vide parce qu'il renvoyait à un ailleurs ou à un futur indéfinis ; l'anti-réalisme était aveugle parce qu'il privait la recherche de but et de direction. Aujourd'hui, bien des réalistes ont appris à se défaire des équivalences rigides entre l'objectivité et la réalité, entre l'objet visé et la «cause» des l'objectivité et la réalité, entre l'objet visé et la «cause» des phénomènes, entre l'invariant et l'en-soi, entre la pratique structurée de la recherche et la préexistence des structures. Et les anti-réalistes, qui adhéraient à la surface des «faits», des opérations et des interactions sociales, n'ignorent plus les projets, les engagements et les valeurs. Ni les uns ni les autres ne se satisfont désormais d'un strict dualisme entre le donné et le construit.La voie s'en trouve dégagée pour une réappréciation des «étrangetés» de la mécanique quantique : elles ne témoigneraient pas de la distance excessive qui nous sépare du réel ; elles ne nous contraindraient pas davantage à l'agnosticisme. Elles sont peut-être le signe ambigu mais récurrent de l'aveuglante proximité du réel.Reprenant en partie certains de ses propres travaux de recherche, Michel Bitbol appuie ces orientations sur des études de cas concernant l'atomisme, le «vide quantique», le hasard, la naissance des théories physiques du XXe siècle et le concept d'«état relatif».
4e de couverture : Toute science, admet-on, commence par détacher un objet en le rendant indépendant des sujets et des situations. Mais cette conception étroite de la connaissance scientifique laisse subsister des zones d'ombre. La conscience n'est pas un objet. Elle est ce sans quoi rien ne pourrait être pris pour objet. La conscience n'est pas détachable des sujets, car elle s'identifie à ce qui est vécu par un sujet. De façon analogue, en physique quantique, un phénomène n'est pas dissociable de son contexte expérimental, car il s'identifie à ce qui se manifeste à grande échelle au laboratoire. Que faire pour ne pas laisser ces cas extrêmes de côté ? Généraliser la méthode scientifique. Ne plus la borner à définir et à caractériser des objets, mais l'étendre à la coordination directe des expériences. Telle est la révolution de pensée qu'il faut accomplir pour résoudre, ou plutôt dissoudre, deux questions-limites de la science : le problème de l'origine de la conscience et le paradoxe du «chat de Schrödinger» en physique quantique.
Résumé : Dix contes tibétains est un recueil d'histoires ancestrales qui ont pour thème l'essence même du bouddhisme : la compassion. Ces contes à la beauté sobre et sublime éveilleront votre esprit et le nourriront. Ils vous inviteront à effectuer les changements auxquels vous aspirez pour être en harmonie avec vous-même et avec les autres. Un livre illustré de photos inspirantes du célèbre moine bouddhiste Matthieu Ricard.
Il y a 2500 ans, en Inde, après des années de quête spirituelle, Siddharta Gautama accède enfin à l'ultime vérité. Devenu le Bouddha - littéralement l'Eveillé -, il va dès lors enseigner à ses contemporains la voie qui permet d'échapper à la souffrance. Après sa mort, la doctrine du sage continue à se propager à travers l'Inde, avant de gagner toute l'Asie. Au XIXe siècle, les Occidentaux découvrent le bouddhisme. A leur tour, ils ne tardent pas à être touchés par l'humanisme de son message. Première religion de l'histoire de l'humanité à vocation universelle, le bouddhisme n'a rien perdu de son éclat. Mais que sait-on vraiment de l'identité de son fondateur? En étudiant le contexte politique et spirituel de l'Inde ancienne, en croisant les récits légendaires rapportés par les disciples du maître avec le fruit des recherches scientifiques, cette biographie appréhende la figure du Bouddha historique, sa vie et sa pensée.
Bien que le bouddhisme ne soit pas une religion du Livre, les écritures bouddhiques qui servent de référence aux différentes écoles forment un ensemble monumental, regroupant des sermons attribués à Bouddha, des exposés de la Doctrine, des contes populaires, des spéculations métaphysiques, des commentaires de grands maîtres, des règles monastiques, des poèmes, des vies de saints, des textes ésotériques... Certains de ces textes sont très courts, d'autres très longs ; ils ont été écrits dans des langues aussi diverses que le pali, le tibétain et le chinois et relèvent de traditions différentes que seuls de rares individus maîtrisent. Pierre Crépon est de ceux-là. Dans cette anthologie raisonnée, il nous propose un parcours pédagogique à la découverte passionnante de cette littérature, présentant chaque texte dans son contexte historique et doctrinal. Les textes les plus courts sont présentés dans leur intégralité ; pour les plus longs, de larges extraits donnent l'essentiel. L'ensemble forme une synthèse inégalée et très accessible de toute la littérature fondatrice du bouddhisme, véritable joyau du patrimoine spirituel et culturel de l'humanité. Ce volume est la nouvelle édition du SVP n° 88, Les Fleurs de Bouddha.
« Un des livres les plus inspirants de l?année. Un témoignage extraordinaire et un enseignement profond qui vous entraînent dans une lecture émerveillée page après page. Un trésor d?idées pour aller toujours plus loin dans la pratique spirituelle et pour extraire la quintessence de notre existence. » Matthieu RicardUne nuit d?été, à trente-six ans, l?abbé Yongey Mingyour Rinpotché fait le mur : il décide, dans le plus grand secret, d?abandonner le confort de son monastère et le prestige de son nom. Son voyage en solitaire va durer plus de quatre ans.Cette aventure humaine et spirituelle, nous la suivons à travers tous les états que traverse le voyageur : jouissance de la liberté, mais aussi difficulté de la solitude et de la gêne. Car l?abbé a fait le choix de pousser le dénuement à l?extrême, jusqu?à frôler la mort.Cet épisode le confronte à ses craintes, mais lui apporte surtout une sagesse nouvelle qu?il transmet au lecteur avec franchise et sérénité. Les réponses aux angoisses les plus accablantes se trouvent souvent à l?extérieur de notre zone de confort ; et rechercher la difficulté pour mieux l?accepter nous permet de transformer notre peur de mourir en joie de vivre. « À la fois thriller, autobiographie et enseignement bouddhiste, voilà un livre extraordinaire. » Pr Richard J. Davidson, auteur des Profils émotionnels (Les Arènes, 2018).« Un des livres les plus généreux, beaux et essentiels que j?aie jamais lus. » George Saunders, auteur de Lincoln au Bardo (Fayard, 2019).Notes Biographiques : Né au Népal en 1975, Yongey Mingyour Rinpotché est la 7e incarnation du nom. Il a fondé la Communauté de méditation Tergar, un centre d'étude et de pratique du bouddhisme qui propose des séminaires et des programmes de formation dans le monde entier. Yongey Mingyour Rinpotché a achevé sa troisième retraite en novembre 2015. Il a déjà publié deux ouvrages importants : Bonheur de la méditation (Fayard, 2007) et Bonheur de la sagesse (Les Liens qui libèrent, 2010).