Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Maintenant la finitude. Peut-on penser l'absolu ?
Bitbol Michel
FLAMMARION
27,00 €
Épuisé
EAN :9782081452091
Depuis plusieurs années, les "nouveaux réalismes" sont au coeur d'un vif débat philosophique. Ce livre y prend part en faisant la critique de l'une de leurs principales variétés, le " matérialisme spéculatif " de Quentin Meillassoux (auteur, en 2006, de Après la finitude). Il s'oppose à cette doctrine sur trois points. Loin d'être un "étrange savoir" de philosophes ignorant les sciences, l'idée que les connaissances sont relatives au langage, à l'action et à la situation ? voire à ce que l'on vit à présent ? est la clé pour comprendre les théories physiques. Loin de valoir "indépendamment des chercheurs", les faits "ancestraux" dont aucun être humain n'a pu être le témoin (comme le Big Bang) n'acquièrent leur sens que relativement à la recherche actuelle de leurs traces. Loin d'être pensable, l'absolu demeure dans l'angle mort du savoir rationnel. L'absolu n'a d'ailleurs pas besoin d'être pensé pour être envisagé ; il se manifeste comme un saisissement silencieux, comme le choc de percevoir à l'instant la souveraine contingence de ce qu'il y a. En voulant réfuter le constat kantien de la finitude humaine, le matérialisme spéculatif débouche ainsi, contre son gré, sur une finitude plus extrême encore : celle de l'expérience présente singulière. Par sa critique épistémologique, Michel Bitbol rétablit la réflexion philosophique contemporaine sur des bases sûres. Il montre que nulle spéculation, métaphysique ou post-métaphysique, ne peut prétendre à la connaissance. Et il confie l'absolu à l'ouverture contemplative.
Résumé : Le sens de la mécanique quantique doit être interrogé en revenant au plus près de l'expérience incertaine, à partir de laquelle les possibilités futures sont évaluées. L'idée même d'une pluralité de mondes est reconduite aux situations élémentaires de la vie humaine où s'opposent l'actualité collectivement reconnue et les possibilités intellectuellement envisagées.
Quel rapport y a-t-il entre le " problème difficile " de la philosophie de l'esprit, celui de la conscience, et le principal problème d'interprétation de la mécanique quantique, popularisé par l'expérience de pensée du chat de Schrödinger ? C'est que tous deux mettent localement en échec les oppositions de type sujet-objet dont fait usage la théorie de la connaissance. La conscience primaire n'est pas détachable du fait d'être vécue, et le phénomène en physique microscopique n'est pas désolidarisable du contexte expérimental dans lequel il se manifeste. Les deux problèmes ont cependant été rendus inextricables par un refus habituel de tirer toutes les conséquences de cette remarque. Conditionnés par le préjugé selon lequel le mode descriptif-constatif d'utilisation du langage est universel, la plupart des protagonistes du débat, aussi bien dualistes que matérialistes, ont traité la conscience comme un quasi-objet, et l'" état quantique " comme un attribut d'objet. De là sont nés l'aporie de la relation (de coexistence, d'émergence, ou d'identité) qu'est censé entretenir le quasi-objet conscience avec l'objet cerveau, et le paradoxe d'un chat imaginaire dont l'" attribut " surprenant consiste à être mi-mort mi-vif. De là est venue également une compréhension lacunaire du sens des essais de solution les plus plausibles, comme la décohérence pour le paradoxe du chat de Schrödinger. Une dissolution commune des deux problèmes est alors tentée à travers une conception élargie du langage (associant les enseignements de Wittgenstein à ceux de la pragmatique), et une généralisation de la méthodologie des sciences (consistant à compléter les procédures de la caractérisation objective par celles de la coordination intersubjective).
Et si la science physique la plus récente sortait de son domaine d'application traditionnel Si la physique quantique, développée par Planck, Bohr et Einstein, se confrontait aux sciences dites humaines? Tel est le projet de Michel Bitbol et de son équipe dans cet ouvrage hors norme, faisant fi des frontières traditionnelles. Dans les années 1930, Otto Neurath avait proposé de soumettre les processus individuels et sociaux à la seule physique. Loin de ce réductionnisme, Michel Bitbol reprend complètement la question et renouvelle son examen. Quelles affinités peuvent partager ces deux types de sciences? Quel rôle y joue l'homme? C'est la méthode qui rapproche physique quantique et sciences humaines. Dans les deux domaines on ne peut pas séparer la connaissance de l'objet étudié. Le sujet est impliqué dans l'objet de recherche, particulièrement lorsqu'il utilise le langage. C'est à la découverte d'un champ singulièrement neuf que nous invite Michel Bitbol à travers quelques thèmes choisis: la prise de décision, la théorie du comportement, la sensibilité des marchés financiers aux anticipations des agents. la théorie du choix rationnel. Une théorie originale de l'homme pleinement engagé dans son milieu, un tournant décisif dans nos manières de soir le monde. Biographie de l'auteur Michel Bitbol est Directeur de recherche au CNRS au Centre de Recherche en Epistémologie Appliquée (CREA) de l'Ecole Polytechnique. Il a reçu une formation en médecine, en physique et eu philosophie. Il est notamment l'auteur de: Mécanique quantique; une introduction philosophique (1996, Prix Grammaticakis-neumann de l'Académie des Sciences Morales et Politiques), Physique et philosophie de l'esprit (2000), et De l'intérieur du monde; connaissance et relations (2009).
Nagarjuna, penseur Indien du IIe siècle, a nié l'existence autonome des choses et réduit à l'absurde le temps et la causalité. Par sa critique, il a ouvert la voie à une prise de conscience fulgurante de ce qu'est le monde quand on sait le voir " tel quel ". Nagarjuna (v. 150-230) est le fondateur de l'école indo-bouddhique Madhyamaka. Il est l'auteur d'une critique dévastatrice des fausses évidences. Mais, pour lui, l'arasement systématique de toutes les idées reçues et de toutes les tentatives d'extrapoler à partir d'elles n'était pas qu'un exercice de virtuosité intellectuelle. Cela devait avant tout servir de propédeutique pour une prise de conscience du monde dans la nudité de sa manifestation immédiate. La Vigrahavyavartani (Mettre fin aux controverses) pourrait lui conférer une position particulière dans l'histoire de la philosophie. Dans ce texte, en effet, Nagarjuna affronte l'objection de contradiction élevée contre son énoncé de la vacuité d'être-propre de tous les étants, développé dans son ouvrage-princeps les Stances du milieu par excellence. Cette objection est pratiquement identique à celle que Platon et Aristote ont adressée aux sophistes, ces penseurs relativistes. Or l'archi-relativiste-sceptique qu'est Nagarjuna a répliqué à l'objection de façon convaincante, puisqu'il a su emporter l'adhésion de tout un courant de pensée. Ce livre comporte une traduction française abondamment annotée et commentée du texte sanskrit de la Vigrahavyavartani, ainsi qu'une introduction détaillée au texte et à son contexte.
Les citations sont regroupées autour des 25 grandes notions philosophiques étudiées pendant l'année de terminale dans la perspective du baccalauréat. Chaque notion est précédée d'un texte introductif. Le classement des citations se fait dans l'ordre alphabétique des notions et à l'intérieur de ces ensembles dans l'ordre chronologique des citations. Chaque citation est numérotée, ce qui permet d'y accéder par un index des auteurs en fin d'ouvrage. En bonus : des dossiers sur tous les philosophes du programme et une méthode et des conseils pour savoir utiliser les citations à bon escient dans ses dissertations.
Résumé : L'esthétique est une fois encore à l'ordre du jour philosophique. Notre époque, pressée d'en découdre avec la fin proclamée de l'Art, tient pour évident l'objet de cette discipline. Or l'esthétique est relativement récente : la réflexion sur l'art est une histoire parallèle à celle de la rationalité. Marc Jimenez en retrace ici le développement. C'est au siècle des Lumières que l'esthétique s'autonomise, qu'elle conquiert ses lettres de noblesse, quand devient primordiale la question du Beau comme accès au sens, à la vérité. Alors s'ouvrent des voies diverses : la science du beau (Kunstwissenschaft) n'est pas la faculté de juger kantienne ni la philosophie de l'Art, entre tradition et modernité, imaginée par Hegel. D'où les grands changements de perspective opérés au XXe siècle : le tournant esthétique de la philosophie, inauguré par Nietzsche ; le tournant politique de l'esthétique (Lukàcs, Heidegger, Benjamin, Adorno notamment) ; le tournant culturel de l'esthétique (Goodman, Danto, etc.). Rarement un ouvrage aura dressé un panorama aussi exact qu'utile de l'esthétique d'hier à aujourd'hui, alors que l'art demeure, pour la philosophie, une question essentielle.
O'Donoghue Brendan ; McGlain Paula ; Rojinsky Math
Une excellente introduction à la philosophie pour tous ceux que cette discipline attire mais qui n'osent pas s'y plonger. Un ouvrage accessible, illustré et poétique qui initie en douceur aux grands questionnements et aux grandes doctrines philosophiques. Aventurez-vous dans l'étrange contrée qu'est la philosophie, en lisant d'étonnants contes et récits folkloriques et en découvrant les idées pionnières des grands penseurs. Laissez-vous guider vers la sagesse et laissez-nous changer la manière dont vous voyez autrui, le monde qui nous entoure ou encore la façon dont nous vivons sur Terre. A travers d'innombrables récits, contes et questionnements, Aventurez-vous en philosophie va développer votre curiosité, votre capacité à questionner le monde, votre aptitude à vous questionner et à penser par vous-même. Une invitation à la philosophie, dans l'esprit du Monde de Sophie.
Découvrez les 500 citations les plus importantes de la philosophie, dans un format très pratique à emporter partout ! 500 citations, depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine. Un classement selon les notions au programme de l'épreuve de philosophie du baccalauréat : le sujet, la culture, la raison et le réel, la politique, la morale. Un index des philosophes cités.