Pourquoi personne ne comprend les Français ? C'est pour répondre à cette épineuse question que deux journalistes canadien et québécois, Julie Barlow et Jean-Benoît Nadeau, ont passé plus de deux ans en France avec un seul objectif : observer et comprendre. De leur séjour dans cet étrange pays est né ce livre, drôle et sérieux à la fois. Bousculant la plupart des idées reçues sur la France, les auteurs ont passé au crible les structures et les réflexes culturels des Français, allant de leur supposée arrogance jusqu'à leur culte de l'Etat et des grands hommes, leur obsession de la laïcité, ou encore leur penchant immodéré pour les manifestations. Ils se sont immergés dans la " province " (concept bien français), ont poursuivi les fans de José Bové, pénétré les arcanes de l'énarchie, étudié la façon dont les Français inventent l'exception culturelle, prétendent résister à la mondialisation, tournent leurs phrases, corrigent leurs interlocuteurs, trichent et acceptent que leurs dirigeants politiques en fassent autant. Un livre salutaire et très rafraîchissant, qui présente les Français sous un jour pas si défavorable, et pourrait bien servir à nous éclairer sur nous-mêmes.
Les abus sexuels perpétrés par des membres du clergé sont une profonde blessure pour les victimes d'abord, pour l'Eglise ensuite. Ce livre a donc deux volets. En premier lieu, il s'intéresse aux personnes ayant vécu ces agressions. L'auteur documente les conséquences humaines et spirituelles des abus et encourage à cheminer sur la voie de la guérison. L'Eglise peut-elle contribuer à cette guérison ? Les personnes blessées et le personnel ecclésial soucieux de les accueillir trouveront dans la première partie du volume un soutien précieux. Spécialiste des questions de sexualité en lien avec les religions, Jean-Guy Nadeau situe ensuite les abus dans le contexte de l'Eglise. Comment de telles horreurs ont-elles pu s'y produire et surtout, y être couvertes et de ce fait perpétuées ? Quelles conversions spirituelles et quelles réformes structurelles s'imposent pour les empêcher à l'avenir ? Cet ouvrage cherche à prendre toute la mesure d'un drame complexe qui demande à être mieux compris.
Antisémite virulent, nazi et fasciste, Adrien Arcand (1899-1967) est le leader historique de l?extrême-droite canadienne. Surnommé le führer, il fonda et dirigea le Parti national-chrétien puis le Parti de l?unité nationale, dont les milices arboraient fièrement la croix gammée. Grand admirateur de la puissance impériale britannique, il défendait un fédéralisme autoritaire, raciste et centralisateur. Arcand était au centre d?un vaste réseau international où l?on retrouvait le britannique Sir Oswald Mosley, des dignitaires du parti National-Socialiste allemand, des fascistes italiens et personnalités tels que l?écrivain Louis-Ferdinand Céline. Malheureux en affaires, ses journaux, dont le Goglu, durent fermer leurs portes, il gagna longtemps sa vie comme journaliste grâce au soutien de riches protecteurs. Interné pendant la guerre, il ne se laissera pas ébranler par les horreurs de l?holocauste et poursuivra son combat jusqu?à la fin de ses jours.
PRENONS LANGUEGrâce à une bourse d'une fondation américaine, nous avons eu l'occasion, entre 1999 et 2001, de séjourner trois ans à Paris, dont deux tous frais payés. Jean-Benoît, qui était le boursier en titre, avait tout de même quelques obligations. L'une d'elles était de rendre compte de ses impressions dans des bulletins mensuels; l'autre de justifier ses dépenses.Il demandait donc constamment des reçus aux commerçants.Au tout début de notre séjour, un marchand de journaux de Ménilmontant lui répondit:«Le quoi?- Le reçu... Vous savez, le bout de papier qui dit que vous avez reçu 8,50 francs pour deux journaux.- Ah! la fiche!»Dès cet instant, Jean-Benoît entreprit de demander la fiche. Trois jours après, chez le buraliste: «La quoi?- La fiche... Le reçu, vous savez, quand je paye, vous me donnez ma monnaie et un bout de papier. Parfois ça sort de la caisse...- Ah! le ticket. On dit le ticket.- Le ticket...»Après quelques jours de tickets, le serveur d'un restaurant regarda Jean-Benoît d'un drôle d'air: «Le quoi?- Mais le ticket... Vous savez, le machin, qui dit combien j'ai payé. Ça sort de la caisse schlickataca schlickataca schlickataca (et autres mimiques à la Louis de Funès). Le ticket, quoi.- Ah! le reçu! C'est le reçu.- Le reçu, oui.»Il y a plusieurs morales à cette anecdote. La première tient aux us et coutumes: les Français corrigent leur interlocuteur même quand le message est passé - quitte à corriger pour corriger. Cela fait partie du parcours du combattant.La seconde est qu'il existe plusieurs bonnes façons de parler le français, langue vivante, dynamique, dérangeante, troublante, en mutation permanente.
Ecrire pour vivre est un guide pratique qui s'adresse aux passionnés de l'écrit, qui espèrent en vivre, en tout ou en partie. Dans la bonne humeur et sans pudeur, Jean-Benoît Nadeau y raconte ses erreurs, ses bons coups (et ceux des autres) en se fondant sur une expérience de plus de 30 ans comme journaliste et auteur de best-sellers internationaux. On y apprend : comment trouver la bonne idée et la formuler ; comment tirer parti du droit d'auteur ; comment négocier ; comment être à la hauteur des attentes ; comment faire sa marque.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?