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Auguste fulminant
Nadaud Alain
GRASSET
23,45 €
Épuisé
EAN :9782246554011
Diplomate en poste à Carthage, Gilles Virandes supervise l'aménagement d'un musée archéologique consacré à Virgile. Une mystérieuse correspondance échangée il y a deux mille ans par les éditeurs de l'Enéide lui tombe alors entre les mains. Il y est question de sacrifice à la raison d'Etat, de la colère de l'empereur Auguste, et même d'empoisonnement... Ce qui suffit à le persuader que la mort de Virgile n'a rien eu de naturel. Les preuves? La découverte d'une mosaïque où s'aperçoit le visage angoissé du poète; et son cri d'agonie, lancé à la face du tyran: "Brûlez l'Enéide!" Mais on ne s'approche pas sans risques d'un si terrible secret. De la poussière des fouilles remontent d'improbables bouffées tragiques. A travers l'incendie du musée et la dispariton d'une séduisante archéologue, n'est-ce pas toujours le même drame qui se joue? La même fatalité qui se répète? Et toujours le même tueur qui revient, du versant caché de l'histoire? Enquêteur des marges, écrivain à l'humour érudit, en nouant les fils de la fable antique et du polar, Alain Nadaud exhume des ruines du passé d'incroyables vérités.
Résumé : Moscou, 1937. Qu'est-il donc arrivé à Xavier Thureau, fonctionnaire à l'ambassade de France dans la Russie de Staline ? A-t-il été victime de sa passion clandestine pour la belle Evguénia ? A-t-il été déporté en Sibérie comme espion à la solde des Occidentaux ? A moins qu'il n'eût été un agent double opérant pour le compte des Soviétiques... Moscou, 1991. A l'heure de la Perestroïka, alors que se vendent clandestinement les archives des services secrets, le petit-fils de Xavier Thureau cherche à exhumer ce disparu de l'Histoire. Voici ce qu'il croit être son autobiographie, un destin en liasses de papier jauni par le temps. Tchékistes et malfrats, victimes et tortionnaires, plumitifs du parti et martyrs de la liberté, délateurs et rescapés du Goulag, chacun donne ici une version contradictoire des faits. Dans ce paysage noir de chagrin et blanc de neige, tous les pièges sont possibles, toutes les vérités sont des ruses... Alain Nadaud fait à nouveau vaciller l'histoire déjà fort incertaine de ce siècle.
À son entrée au Tibet, un écrivain rencontre deux lamas qui lui offrent l'hospitalité. Lors d'une marche éprouvante à travers la montagne, l'un d'eux lui révèle que les rêves qui l'assaillent sont le lointain souvenir de ses vies antérieures. Durant son séjour au monastère, le narrateur s'initie à l'art d'en remonter le cours. Or, quelle n'est pas sa surprise d'y croiser certains personnages qu'il avait mis en scène dans ses romans !Fuyant la sévère campagne de rééducation menée par les autorités chinoises, le narrateur tente de repasser la frontière. Mais est-il encore capable de démêler si ce qui lui arrive appartient à la réalité, au domaine du rêve ou à l'ultime de ses vies antérieures ?Depuis Archéologie du zéro, Alain Nadaud excelle à écrire des romans en trompe-l'oeil, dont les vertiges sont autant dus ici à la mise en abyme du récit qu'aux mystères du bouddhisme et à l'altitude des sommets himalayens.Notes Biographiques : Alain Nadaud est né en 1948, à Paris. Entré en littérature au début des années quatre-vingts avec Archéologie du zéro, il a bâti une oeuvre exigeante, régulièrement récompensée (Prix de l'union des éditeurs de langue française en 1989, Grand prix du roman de la Société des gens de lettres en 1995, prix Méditerranée en 1997).
Nous sommes au dix-septième siècle. Sommé de répondre aux avances d'une dame de la Cour, le narrateur se voit contraint de lui avouer qu'il n'est pas libre de ses sentiments, que depuis l'enfance son désir s'est porté vers un être énigmatique, dont il n'est nullement assuré d'être aimé en retour... Passion, jalousie, trahison, dépit des promesses non tenues, retrouvailles tumultueuses constituent le lot de cette relation, sans qu'il soit jamais certain que l'être aimé puisse être une femme. Qui d'autre alors? Chaque phrase étant à double sens, on devinera peu à peu que cet amour est adressé à la figure métaphorique de l'écriture. Un désir dès lors forcément inassouvi, sans cesse déçu, et pour finir mortifère, car tout entier tendu vers ce qui serait le "corps" même, par définition insaisissable, de la lettre... Avec en toile de fond le Paris insurgé de la Fronde et dans une langue qui est par excellence celle des passions abstraites, il est enfin donné forme à ce qui, depuis que la littérature existe, demeure l'obsession d'innombrables écrivains.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).