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UNE AVENTURE SENTIMENTALE
NADAUD ALAIN
GALLIMARD
13,95 €
Épuisé
EAN :9782843350597
Nous sommes au dix-septième siècle. Sommé de répondre aux avances d'une dame de la Cour, le narrateur se voit contraint de lui avouer qu'il n'est pas libre de ses sentiments, que depuis l'enfance son désir s'est porté vers un être énigmatique, dont il n'est nullement assuré d'être aimé en retour... Passion, jalousie, trahison, dépit des promesses non tenues, retrouvailles tumultueuses constituent le lot de cette relation, sans qu'il soit jamais certain que l'être aimé puisse être une femme. Qui d'autre alors? Chaque phrase étant à double sens, on devinera peu à peu que cet amour est adressé à la figure métaphorique de l'écriture. Un désir dès lors forcément inassouvi, sans cesse déçu, et pour finir mortifère, car tout entier tendu vers ce qui serait le "corps" même, par définition insaisissable, de la lettre... Avec en toile de fond le Paris insurgé de la Fronde et dans une langue qui est par excellence celle des passions abstraites, il est enfin donné forme à ce qui, depuis que la littérature existe, demeure l'obsession d'innombrables écrivains.
Dans l'attente de la fin du monde qui assombrit les débuts de l'an Mil, le moine Anselme (futur Saint Anselme) décide de démontrer l'existence de Dieu pour rendre aux hommes l'espérance. Il s'agit pour lui d'élaborer un argument unique dont la logique sera telle qu'elle emportera l'adhésion de quiconque s'en remet à sa seule intelligence.C'est son secrétaire, le jeune Clermont, qui, après la jeunesse de son maître et les circonstances de la fondation de l'abbaye du Bec en Normandie, nous relate les hésitations d'Anselme, ses découragements, les complots qui se trament pour l'empêcher de parvenir à mettre au point la fameuse preuve. Une preuve qu'il parviendra pourtant à formaliser et qui, de Descartes à Kant, fascinera tant les philosophes. Bien entendu, sa démonstration constitue le grand moment du livre.Mais si Dieu existe, et que son existence est démontrable, quel phénomène de la nature peut encore prétendre échapper aux lumières de la raison ? Bref, si Dieu existe, comment ne pas être incroyant ?Depuis Archéologie du zéro, Alain Nadaud s'est fait une spécialité de ces romans qui, sans rien renier de la fiction, interrogent les énigmes ou les moments clés qui ont marqué l'histoire de l'humanité. La majesté de sa belle langue classique fait ici merveille.
Résumé : Moscou, 1937. Qu'est-il donc arrivé à Xavier Thureau, fonctionnaire à l'ambassade de France dans la Russie de Staline ? A-t-il été victime de sa passion clandestine pour la belle Evguénia ? A-t-il été déporté en Sibérie comme espion à la solde des Occidentaux ? A moins qu'il n'eût été un agent double opérant pour le compte des Soviétiques... Moscou, 1991. A l'heure de la Perestroïka, alors que se vendent clandestinement les archives des services secrets, le petit-fils de Xavier Thureau cherche à exhumer ce disparu de l'Histoire. Voici ce qu'il croit être son autobiographie, un destin en liasses de papier jauni par le temps. Tchékistes et malfrats, victimes et tortionnaires, plumitifs du parti et martyrs de la liberté, délateurs et rescapés du Goulag, chacun donne ici une version contradictoire des faits. Dans ce paysage noir de chagrin et blanc de neige, tous les pièges sont possibles, toutes les vérités sont des ruses... Alain Nadaud fait à nouveau vaciller l'histoire déjà fort incertaine de ce siècle.
Une mission archéologique se rend à Tello Baraïh, dans le Bas-Samrud, région désertique où serait apparue l'écriture il y a quelque 3 700 ans avant notre ère. Dans un climat de suspicion générale, dû en partie à la montée des risques de guerre avec le pyas voisin, l'un des membres de l'expédition nous livre les pages du journal qu'il tient sur le terrain ; jour après jour sont ainsi rendus la vie du chantier, le travail harassant de la fouille et, entre chaleur et poussière, le lent dégagement de l'ancienne cité de Kirk-Dohuk. La découverte de quelques tablettes d'argile et d'une statue pourront faire croire aux chercheurs que la grande bibliothèque de Sakkyah-Iptah, dont l'existence passait pour être légendaire, leur est à portée de main. Mais la brève et violente passion qu'éprouvera le narrateur pour une adolescente des marais provoquera une rixe mortelle avec les populations des alentours et, par voie de conséquence, une série d'incidents. Un grave éboulement, des complications avec les autorités locales, la solitude puis la maladie conduiront l'auteur de ce journal jusqu'à la désertification de lui-même et le plus extrême dépouillement. Il y a du roman d'initiation dans la traversée de cette suite de cercles concentriques qui constitue autant la géographie du site que la succession des épreuves que devra endurer le narrateur jusqu'à l'éblouissement final, cette révélation à laquelle il ne s'attendait plus.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.