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Désert physique
Nadaud Alain
DENOEL
15,75 €
Épuisé
EAN :9782207234044
Une mission archéologique se rend à Tello Baraïh, dans le Bas-Samrud, région désertique où serait apparue l'écriture il y a quelque 3 700 ans avant notre ère. Dans un climat de suspicion générale, dû en partie à la montée des risques de guerre avec le pyas voisin, l'un des membres de l'expédition nous livre les pages du journal qu'il tient sur le terrain ; jour après jour sont ainsi rendus la vie du chantier, le travail harassant de la fouille et, entre chaleur et poussière, le lent dégagement de l'ancienne cité de Kirk-Dohuk. La découverte de quelques tablettes d'argile et d'une statue pourront faire croire aux chercheurs que la grande bibliothèque de Sakkyah-Iptah, dont l'existence passait pour être légendaire, leur est à portée de main. Mais la brève et violente passion qu'éprouvera le narrateur pour une adolescente des marais provoquera une rixe mortelle avec les populations des alentours et, par voie de conséquence, une série d'incidents. Un grave éboulement, des complications avec les autorités locales, la solitude puis la maladie conduiront l'auteur de ce journal jusqu'à la désertification de lui-même et le plus extrême dépouillement. Il y a du roman d'initiation dans la traversée de cette suite de cercles concentriques qui constitue autant la géographie du site que la succession des épreuves que devra endurer le narrateur jusqu'à l'éblouissement final, cette révélation à laquelle il ne s'attendait plus.
À son entrée au Tibet, un écrivain rencontre deux lamas qui lui offrent l'hospitalité. Lors d'une marche éprouvante à travers la montagne, l'un d'eux lui révèle que les rêves qui l'assaillent sont le lointain souvenir de ses vies antérieures. Durant son séjour au monastère, le narrateur s'initie à l'art d'en remonter le cours. Or, quelle n'est pas sa surprise d'y croiser certains personnages qu'il avait mis en scène dans ses romans !Fuyant la sévère campagne de rééducation menée par les autorités chinoises, le narrateur tente de repasser la frontière. Mais est-il encore capable de démêler si ce qui lui arrive appartient à la réalité, au domaine du rêve ou à l'ultime de ses vies antérieures ?Depuis Archéologie du zéro, Alain Nadaud excelle à écrire des romans en trompe-l'oeil, dont les vertiges sont autant dus ici à la mise en abyme du récit qu'aux mystères du bouddhisme et à l'altitude des sommets himalayens.Notes Biographiques : Alain Nadaud est né en 1948, à Paris. Entré en littérature au début des années quatre-vingts avec Archéologie du zéro, il a bâti une oeuvre exigeante, régulièrement récompensée (Prix de l'union des éditeurs de langue française en 1989, Grand prix du roman de la Société des gens de lettres en 1995, prix Méditerranée en 1997).
Nous sommes au dix-septième siècle. Sommé de répondre aux avances d'une dame de la Cour, le narrateur se voit contraint de lui avouer qu'il n'est pas libre de ses sentiments, que depuis l'enfance son désir s'est porté vers un être énigmatique, dont il n'est nullement assuré d'être aimé en retour... Passion, jalousie, trahison, dépit des promesses non tenues, retrouvailles tumultueuses constituent le lot de cette relation, sans qu'il soit jamais certain que l'être aimé puisse être une femme. Qui d'autre alors? Chaque phrase étant à double sens, on devinera peu à peu que cet amour est adressé à la figure métaphorique de l'écriture. Un désir dès lors forcément inassouvi, sans cesse déçu, et pour finir mortifère, car tout entier tendu vers ce qui serait le "corps" même, par définition insaisissable, de la lettre... Avec en toile de fond le Paris insurgé de la Fronde et dans une langue qui est par excellence celle des passions abstraites, il est enfin donné forme à ce qui, depuis que la littérature existe, demeure l'obsession d'innombrables écrivains.
Conjurant sa peur de mourir par un irrépressible besoin de fiction, l'humanité n'a cessé, par le génie d'écrivains qui n'en avaient pas le statut, de s'inventer d'invraisemblables histoires de dieux, puis d'un Dieu unique. En donnant naissance aux grands récits mythiques et sacrés tels que la Torah, les Evangiles ou le Coran, elle a projeté dans le ciel des créatures imaginaires qui, devenues autonomes, se sont retournées contre elle pour la dominer, diriger ses pensées et régenter sa vie. Cet "essai sur les origines littéraires de la croyance" part donc du constat que Dieu, en ses multiples facettes et déclinaisons, n'est rien d'autre qu'un être de fiction, une création littéraire aussi fantaisiste mais aussi bien plus perfectionnée que celles que l'on rencontre dans les innombrables épopées ou romans qui jalonnent l'histoire de la littérature.
La découverte par l'auteur d'une grande nécropole souterraine située à l'ouest d'Alexandrie a permis l'exhumation de documents qui attestent qu'une secte, dite des Adorateurs du Zéro, aurait vécu en ces lieux et tenu par là, avant de disparaître, à consigner son histoire ainsi que l'essentiel de sa doctrine depuis ses origines. Vouant une sorte de culte sans objet à ce chiffre qui n'est que la pure figure du néant, et en qui sont déjà contenues toutes les dissolutions passées ou à venir, cette secte, par ses pratiques excessives, sera peu à peu réduite à la clandestinité et, au centre du vaste hypogée où elle avait trouvé refuge, finalement exterminée par les milices chrétiennes en 645 apr. J. -C.
4e de couverture : IQ, le Sherlock Holmes du ghetto.Isaiah Quintabe, dit IQ, est un jeune détective afro-américain atypique. Loup solitaire, il cache sous une apparence nonchalante une intelligence et un sens de l'observation hors du commun. Ses clients sont les miséreux, les marginaux de Los Angeles, ceux à qui la police tourne le dos.Isaiah est hanté depuis l'enfance par l'assassinat de son frère Marcus. Devenu adulte, il décide de consacrer toute son énergie à la résolution du crime. Et, lorsque l'ex-petite-amie de son frère l'appelle à la rescousse depuis le royaume des casinos qu'est Las Vegas, il le prend comme un signe.Personnages hors normes, dialogues flamboyants et sens du détail : Joe Ide est l'une des voix les plus intéressantes du polar côte Ouest.
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.
Résumé : Le récit émouvant de celle qui fut, quinze années durant, la plus proche amie de Piaf. Paris, au sortir de la guerre : une jeune fille de seize ans se balade sur les Champs-Elysées. L'un des Compagnons de la Chanson, qui à l'époque accompagnent Piaf, l'aperçoit et tombe sous le charme de ses yeux verts. Bientôt l'adolescente rencontre la grande chanteuse ? et une belle amitié voit le jour : Edith et Ginou, deux âmes soeurs... Ginou ne sera jamais l'employée, la secrétaire ou la dame de compagnie de Piaf, elle sera tout simplement sa "meilleure amie", comme Edith le lui a écrit au dos d'une photo. Pendant quinze ans, elle vivra son quotidien, ses amis et ses amours, ses douleurs et ses drames. Personne n'a vécu aussi longtemps sous le même toit que Piaf. Personne ne peut mieux la connaître, mieux la comprendre. Tel est le portrait que Ginou brosse pour nous : celui de l'être pur, pudique, qui se cachait derrière la chanteuse mythique. Elle nous raconte son Edith, entre ombre et lumière, celle que personne ne pouvait connaître de façon aussi intime, aussi secrète. Elle nous dévoile la force de vie qui portait Piaf, dans une existence semée de tragédies. On a beaucoup écrit sur "la môme". Ce récit est sans doute le plus vrai et le plus beau.
Résumé : Rien de tel qu'un parfait inconnu pour se révéler à soi-même. Lorsque Tina Hopgood écrit une lettre depuis sa ferme anglaise à un homme qu'elle n'a jamais rencontré, elle ne s'attend pas à recevoir de réponse. Et quand Anders Larsen, conservateur solitaire d'un musée de Copenhague, lui renvoie une missive, il n'ose pas espérer poursuivre les échanges. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont tous deux en quête de quelque chose. Anders a perdu sa femme, ses espoirs et ses rêves d'avenir. Tina se sent coincée dans son mariage. Leur correspondance s'épanouit au fur et à mesure qu'ils s'apprivoisent au travers de leurs histoires personnelles : des joies, des angoisses, toutes sortes de découvertes. Quand les lettres de Tina cessent soudainement, Anders est plongé dans le désespoir. Leur amitié inattendue peut-elle survivre ? Un premier roman plein de grâce et de fantaisie.