Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Hollywood, l'ellipse et l'infilmé
Nacache Jacqueline
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782747515047
Le récit filmique a sa rhétorique propre : l'ellipse en est une figure-clé, elle qui construit le temps magique du cinéma ; l'infilmé est ce qui permet de raconter sans images et sans mots, lorsque rien ne peut être dit, montré, ni même suggéré. Le cinéma hollywoodien classique, ensemble historique et esthétique d'une exceptionnelle cohérence, constitue un terrain de choix pour l'étude de ces figures. A Hollywood, terre de tous les excès, on a su, on a dû parfois cultiver le silence, sans que l'art de la retenue n'entre jamais en conflit avec l'opulence du spectacle et le mouvement de l'émotion. Il faudra ici retourner à la source, reprendre les œuvres les mieux connues et les plus étudiées de " l'âge d'or des studios " : mais on les regardera à contre-jour, dans les moments où le récit s'absente et se tait, où se tisse, de faille en faille, le discours clandestin des grands films hollywoodiens.
Vedette ou second rôle, silencieux ou volubile, distant ou familier, l'acteur est ce par quoi le film de fiction nous parle, nous émeut, nous fascine. Au centre de la mise en scène, il contribue de façon essentielle à la richesse des représentations filmiques. Tout film se nourrit d'une relation spécifique entre le comédien et son personnage ; tous les grands moments de la création cinématographique se sont accompagnés d'une réflexion sur l'acteur. Depuis ses origines, le cinéma ne cesse d'inventer de nouveaux modes de jeu et de présence. De la scène à l'écran, des théories soviétiques à l'Actor's Studio, du naturel américain à la vérité brute du non-professionnel, l'acteur est l'une des grandes aventures d'un siècle de cinéma.
Dès sa naissance, parallèlement à son évolution technique, artistique et économique, le cinéma se construit, en tant que concept et instrument d'analyse, dans les discours qui accompagnent son développement. Il constitue un filtre qui permet de poser sur le monde un regard neuf et, dans le domaine des arts notamment, éclaire des formes parfois bien antérieures à son invention. Tel est le principe du cinématisme selon S. M. Eisenstein : " Il semble que tous les arts aient à travers les siècles tendu vers le cinéma. Inversement, le cinéma aide à comprendre leurs méthodes ". Le présent ouvrage, issu d'un colloque tenu à l'Ecole normale supérieure et à l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) en décembre 2010, se donne pour objet l'étude des cinématismes entendus comme l'ensemble des moyens d'interprétation fournis par le 7e art. Centrée sur la littérature, cette réflexion interdisciplinaire envisage d'une part la notion de cinématographicité du texte littéraire et ses enjeux théoriques, d'autre part les discours au fil desquels le cinéma est devenu référent, comparaison ou norme. Elle examine enfin les oeuvres dans lesquelles se repèrent, sur le plan de l'inspiration comme du style, les indices d'un cinéma réel ou rêvé.
S'il est connu que le cinéma s'est inspiré dès sa naissance de sources littéraires, c'est également très tôt après les débuts du 7e art qu'est née, à l'inverse, l'idée d'une influence du cinéma sur la littérature. Cette hypothèse s'est développée au fil du XXe siècle, témoignant d'un phénomène critique encore peu exploré : tel était le point de départ d'un ouvrage qui constitue le premier volet de la présente réflexion (Cinématismes. La Littérature au prisme du cinéma, 2012). S'il n'y a plus de doutes aujourd'hui quant aux interactions entre les deux modes d'expression, l'étude des liens entre littérature et cinéma dans le domaine contemporain, loin de se simplifier, n'en est devenue que plus complexe. Etudier le parcours et l'oeuvre d'Emmanuel Carrère, c'est approcher cette complexité d'une façon exemplaire. Cinéphile, critique, scénariste de cinéma et de télévision, réalisateur à ce jour de peu de films mais dont chacun touche à des questions fondamentales, Carrère est et se veut pleinement écrivain alors que le cinéma rayonne, dans ses écrits comme dans ses expériences, d'une présence continue, éclatante ou secrète. Telle est la situation singulière qu'étudient les textes ici réunis, et dont les auteurs, lecteurs ou exégètes de l'oeuvre de Carrère, sont spécialistes des rapports entre littérature et cinéma envisagés sous leurs aspects les plus divers.
To Be Or Not To Be a suscité une abondante littérature critique au cours de ces trente dernières années, et la récente mise au programme du film au baccalauréat a accru encore cette production. Mais le film d'Ernst Lubitsch est une matière inépuisable, surtout lorsqu'on l'approche avec un faisceau de méthodes capables de révéler ce qui était jusqu'ici resté dans l'ombre. Le lecteur amateur ou spécialiste, l'enseignant et l'étudiant de cinéma trouveront dans ce livre non seulement tout ce qu'on attend d'une étude du film en termes d'histoire, d'esthétique, de style, de contenu, mais ils trouveront bien davantage, grâce à des spécialistes d'histoire, d'histoire culturelle, de sociologie, de génétique, de philosophie, d'études germaniques. Tous analysent le film avec la précision critique qu'on devrait toujours attendre de la passion cinéphilique. Le sociologue Jean-Marc Leveratto nous révèle ainsi la version radiophonique du film, grâce à laquelle Lubitsch entrait dans le quotidien du grand public américain de l'époque. Jean-Pierre Esquénazi examine tout ce qui inscrit To Be Or Not Be dans la descendance du Dictateur, mais aussi tout ce qui l'en sépare ; Clélia Zernik passe pour sa part le film au filtre du thème de la répétition envisagée comme un motif philosophique. Le film a souvent été étudié sous l'angle de la théâtralité, mais l'influence du célèbre couple de théâtre formé par Alfred Lunt et Lynn Fontanne n'avait jamais jusqu'ici été étudié de façon aussi détaillée que le fait Marguerite Chabrol, comme une matrice possible du couple formé par Joseph et Maria Tura. Le riche point de vue de François Genton et Matthias Steinle permet d'approcher le versant germanique du film, parfois sacrifié à sa dimension de comédie "américaine". La question de l'engagement des Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale est de nouveau mise sur le métier : Katalin Por examine en détail le contexte d'écriture et de production du film, Alain Kleinberger brosse un panorama des comédies qui constituent le cadre culturel, générique et cinématographique du film de Lubitsch, Jacqueline Nacache se demande si Lubitsch avait pour but d'expliquer le nazisme ou d'en exposer l'incompréhensible nature. Enfin, le film étant proposé à l'analyse des lycéens, Barbara Laborde examine le film à la lumière de la nouvelle épreuve du baccalauréat et en déploie les ressources esthétiques et théoriques que permet la confrontation des photogrammes. Au terme de cette lecture, on n'aura certes pas fini de découvrir tous les sens, exposés ou voilés, de ce film exceptionnel. Mais To Be Or Not To Be apparaîtra sous un nouveau jour à tous ceux qui l'aiment et l'admirent depuis longtemps, et ne manquera pas d'émerveiller ceux qui le découvrent et l'analysent pour la première fois.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.