Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
To be or not to be, Ernst Lubitsch. Un classique dans l'histoire
Kleinberger Alain ; Nacache Jacqueline
BORD DE L EAU
18,00 €
Épuisé
EAN :9782356873330
To Be Or Not To Be a suscité une abondante littérature critique au cours de ces trente dernières années, et la récente mise au programme du film au baccalauréat a accru encore cette production. Mais le film d'Ernst Lubitsch est une matière inépuisable, surtout lorsqu'on l'approche avec un faisceau de méthodes capables de révéler ce qui était jusqu'ici resté dans l'ombre. Le lecteur amateur ou spécialiste, l'enseignant et l'étudiant de cinéma trouveront dans ce livre non seulement tout ce qu'on attend d'une étude du film en termes d'histoire, d'esthétique, de style, de contenu, mais ils trouveront bien davantage, grâce à des spécialistes d'histoire, d'histoire culturelle, de sociologie, de génétique, de philosophie, d'études germaniques. Tous analysent le film avec la précision critique qu'on devrait toujours attendre de la passion cinéphilique. Le sociologue Jean-Marc Leveratto nous révèle ainsi la version radiophonique du film, grâce à laquelle Lubitsch entrait dans le quotidien du grand public américain de l'époque. Jean-Pierre Esquénazi examine tout ce qui inscrit To Be Or Not Be dans la descendance du Dictateur, mais aussi tout ce qui l'en sépare ; Clélia Zernik passe pour sa part le film au filtre du thème de la répétition envisagée comme un motif philosophique. Le film a souvent été étudié sous l'angle de la théâtralité, mais l'influence du célèbre couple de théâtre formé par Alfred Lunt et Lynn Fontanne n'avait jamais jusqu'ici été étudié de façon aussi détaillée que le fait Marguerite Chabrol, comme une matrice possible du couple formé par Joseph et Maria Tura. Le riche point de vue de François Genton et Matthias Steinle permet d'approcher le versant germanique du film, parfois sacrifié à sa dimension de comédie "américaine". La question de l'engagement des Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale est de nouveau mise sur le métier : Katalin Por examine en détail le contexte d'écriture et de production du film, Alain Kleinberger brosse un panorama des comédies qui constituent le cadre culturel, générique et cinématographique du film de Lubitsch, Jacqueline Nacache se demande si Lubitsch avait pour but d'expliquer le nazisme ou d'en exposer l'incompréhensible nature. Enfin, le film étant proposé à l'analyse des lycéens, Barbara Laborde examine le film à la lumière de la nouvelle épreuve du baccalauréat et en déploie les ressources esthétiques et théoriques que permet la confrontation des photogrammes. Au terme de cette lecture, on n'aura certes pas fini de découvrir tous les sens, exposés ou voilés, de ce film exceptionnel. Mais To Be Or Not To Be apparaîtra sous un nouveau jour à tous ceux qui l'aiment et l'admirent depuis longtemps, et ne manquera pas d'émerveiller ceux qui le découvrent et l'analysent pour la première fois.
Fred Kleinberg est né à Paris en 1966. Il s'affirme comme l'un des talents émergents de sa génération. 1982, Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Il vit et travaille à Paris et à Pondichéry en Inde. Il expose régulièrement son travail depuis 1985 en Europe et aux USA. À Paris, il est représenté par la galerie Polad-Hardouin. Cet ouvrage de la collection In Vivo de Critères éditions, sous la plume de Patrick Le Fur, revient sur les 12 dernières années de sa carrière artistique. Accompagné des textes des historiens d'art /Accompanied with texts of art historians: Françoise Monnin, Jean-Luc Chalumeau, Emmanuel Daydé, Itzhak Goldberg.
Tracy Brian ; Leinberger Anna ; Gagnon Marie-André
Adapté du best-seller international de Brian Tracy portant sur la gestion du temps (Avalez le crapaud ! ), le présent livre donnera aux étudiants très stressés et dépassés d'aujourd'hui les outils nécessaires à leur réussite de toute une vie. Comme les adultes, les étudiants de tous âges ont du mal à gérer leur temps. Ils doivent jongler avec leurs cours, leurs activités parascolaires, leur emploi, leurs stages, leurs responsabilités familiales, et plus encore. Les études rendent leur gestion du temps d'autant plus importante parce qu'ils ont désormais plus de temps libre et moins d'encadrement. "Avalez le crapaud ! " a aidé des millions de personnes dans le monde entier à faire plus en moins de temps. Brian Tracy a adapté ce best-seller transformateur de vies aux besoins particuliers des étudiants. Il offre à ses lecteurs des astuces, des outils et des techniques leur permettant de structurer leur temps, de se fixer des objectifs, de s'appliquer (même lorsque la tâche leur déplaît), de gérer leur stress et d'acquérir les compétences qui les amèneront à en accomplir beaucoup plus qu'ils ne l'auraient cru possible. Voilà le livre que parents et enseignants désiraient depuis longtemps voir Tracy écrire.
Alain Kleinberger, maître de conférences HDR en études cinématographiques (Université Paris-Ouest Nanterre la Défense). Auteur d'une vingtaine d'articles de référence, il publie à l'automne The Dark deadline, un essai sur le cinéma et la Shoah. Philippe Mesnard est professeur de littérature générale et comparée (UBP Clermont-Ferrand 2) et directeur de la Fondation Auschwitz à Bruxelles. Depuis vingt ans, il consacre ses recherches aux questions testimoniales et mémorielles en littérature, théâtre et cinéma. Parmi ses livres: Primo Levi, Le passage d'un témoin, Fayard, 2012 (Prix de l'Académie française 2012; Prix biographie Le Point 2012); Témoignage en résistance, Stock, 2007; Consciences de la Shoah, Kimé, 2000.
La sortie en 1994 de La Reine Margot, réalisé par Patrice Chéreau d'après un roman d'Alexandre Dumas, fut considérée en son temps comme un événement national. Si l'oeuvre divisa la critique, elle est aujourd'hui pleinement reconnue dans sa valeur patrimoniale. Le film n'en reste pas moins difficile à saisir car il constitue à la fois une interrogation sur les représentations de l'histoire, une expérience narrative, une réflexion sur la possibilité d'incarner dans des corps d'acteurs les grands personnages du passé. Le présent ouvrage explore ces pistes et propose en outre un parcours analytique au fil des scènes et séquences, abondamment commentées.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.
Le jardin occidental prolonge l'imaginaire de la maison et de l'intimité mais ne s'y limite pas. Il entoure. Ce faisant, il est un trait d'union entre soi-même et les autres, le lieu d'expérimentations de relations au vivant et d'ordonnancement d'un bout d'univers. Cultiver son jardin. Au coeur de cette activité ordinaire s'entremêlent des problèmes techniques, esthétiques, cosmologiques, économiques, politiques. Ici, rien n'est pur. De l'antiquité grecque à nos jours, l'histoire retracée dans cet ouvrage nous l'enseigne : derrière les haies, se déploient une fantaisie active et une variété de façons d'apréhender "l'usage de la nature". Aujourd'hui, plus que jamais, bousculant l'ordre institué, s'inventent d'autres modes d'intervention humaine. Une métaphysique par les mains pour une éthique renouvelée ?
Pourquoi et comment les jeunes reviennent-ils vivre au domicile de leurs parents ? En quoi ce retour est-il ou non la marque d'un échec sur la voie de l'indépendance ? Auparavant, lorsque les jeunes quittaient le domicile parental pour voler de leurs propres ailes, il s'agissait d'un départ définitif qui marquait l'entrée dans l'âge adulte. Tel était du moins le modèle français. En quoi le retour est-il significatif d'un changement dans ce modèle ? Comment décrire, comprendre et analyser ce changement dans le parcours des jeunes ? En quoi le retour remet-il en question la capacité d'autonomie des individus concernés ? L'auteure apporte un éclairage nouveau sur ce phénomène pour trois raisons essentielles : Premièrement, elle situe le phénomène français dans le contexte international. Deuxièmement, elle met en lumière des parcours sous-tendus par des logiques, non seulement économiques, mais aussi affectives, en décrivant les processus vécus au moment des retours du point de vue des jeunes et de leurs parents. Ressentent-ils les uns et les autres un sentiment d'échec ? Comment les jeunes s'autonomisent-ils ? Comment se passe la cohabitation intergénérationnelle ? Enfin, le livre s'interroge sur la considération que les politiques publiques devraient accorder à ce phénomène qui met en lumière les inégalités sociales au sein de la jeunesse.
Analyser un film, c'est avant tout s'interroger sur l'origine denos émotions. Comment un simple film peut-il réussir à nousparler, à nous bouleverser, à changer l'image que nous avonsde nous-mêmes, à nous persuader qu'il dit des choses vraiessur le monde qui nous entoure? Pour répondre à cesquestions, Laurent Jullier propose trois types de lecturesfilmiques: 1) l'analyse typologique: quel genre d'histoireracontent les films? 2) l'analyse formelle: quel arsenaltechnique et symbolique déploient-ils? 3) l'analyseconceptuelle: quelles interprétations permettent des disciplinescomme la sémiologie, l'esthétique, les Gender et les CulturalStudies, l'anthropologie, la psychanalyse, la narratologie, lapoétique historique...? Sans distinction d'époque, de prestigeou de genre, Laurent Jullier convoque un grand nombre defilms du patrimoine mondial et s'adresse à la fois auxétudiants, aux enseignants et à tous les cinéphiles.
Résumé : Le "cherche et trouve" de la pop culture. Dans ce livre, vous trouverez 30 planches mettant en scène chacune 10 films cultes. A vous de plonger dans les décors et de scruter les moindres détails pour les identifier. 300 films à découvrir pour tester votre connaissance de la pop culture ! Gremlins, SOS Fantômes, Interstellar, Terminator 2, Le Silence des Agneaux...
Résumé : Outil indispensable pour l'étudiant en cinéma et audiovisuel ou le cinéphile, ce lexique définit près de 600 termes clés du cinéma employés par les spécialistes dans différents domaines. Les entrées sont illustrées d'exemples de films puisés dans l'histoire du 7e art et accompagnées de termes corrélatifs afin de permettre au lecteur de compléter ses connaissances. Cette 5e édition actualisée propose une trentaine de nouveaux articles, portant notamment sur le récit et le scénario. De la description du film aux notions théoriques de base en esthétique et narratologie, sans oublier la technique, les genres et les grands courants cinématographiques, découvrez tout le vocabulaire du cinéma.
Il y eut d'abord les liens que le cinéma tisse avec la société de son temps. Marc Ferro en a traité dans Cinéma et histoire (Folio Histoire n° 55). Il y a, désormais, les rapports que les historiens entretiennent avec le film, en tant qu'objet d'analyse mais aussi en tant que mode d'écriture. Pour mieux donner à percevoir, par la fiction et la compression du temps, ce qu'ils ne peuvent écrire dans un livre, certains historiens ont fait le choix de passer à la réalisation. Plus généralement, l'historien est devenu un conseiller, ce qui conduit à expliciter l'évolution du statut de son expertise. Qu'il se définisse, au coeur de l'Histoire, comme oeuvre ou document d'archives, du Jour le plus long (1962) à Dunkirk (2017), le film est assurément une mise en récit, au même titre que le discours de l'historien. Mais il crée également des formes spécifiques de figuration de l'histoire. C'est, à partir d'analyses de films et de documentaires historiques ou de fiction comme de leur propre expérience cinématographique, ce que montrent Christian Delage et Vincent Guigueno dans cet ouvrage pionnier, devenu un classique.