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LE PETIT BOUDDHA DE BRONZE - ROMAN
MUSSO FREDERIC
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782343035079
Dans les papeteries, dédaignant le bloc dédié à la bille et au feutre que tes vendeuses proposent le plus souvent, il tirait un carnet japonais de sa poche et tentait de parvenir au suspens de soi nécessaire à l'appréciation de quelques paramètres : la souplesse et l'épaisseur de la plume, l'angle d'attaque, le poids du stylo. Bleu, c'était toujours du bleu. Il aimait le papier, les liasses d'avant-guerre, les pelures, le couché dont un imprimeur lui fournissait des chutes massicotées. On lui avait transmis l'art de calibrer le feuillet réglementaire (vingt-cinq lignes de soixante signes, double interligne, espaces comptées comme des signes) et de rédiger d'une écriture parfaitement lisible, ce qui lui valait la considération des sténos de L'Air Du Temps. " Julien Delafosse a renoncé sans regret à la littérature. Nègre, mercenaire de l'édition, il met son talent au service des autres, qu'ils soient politiciens, champions sportifs, soldats perdus ou idoles de la chanson - " Je connais des plantations heureuses >> dit-il -, mais un jour de 1984, il achète un ordinateur. Il confie sa part d'ombre à une disquette noire. Il se penche sur ce qu'il a refusé jusque-là de voir en lui-même. Il se lance à la recherche de ses racines. Il écrit un roman. Sa vie va basculer dans un enfer.
«Dans l?odeur nue de l?aube le piéton de la plage pouvait croiser la perfection d?un squelette d?oursin, le bras d?honneur d?une branche sur le sable ou l?idée singulière que les ombres mûrissent en douce avant de s?allonger.» «On frappe à la porte du sommeil. Le songe est mis, rien ne va plus. Des femmes aux désirs fauves se déploient sous de hautes futaies. Une fontaine bruit. Un peuplier tremble. Demain tu seras nu dans l?habitacle de l?aube.» En équilibre sur la pointe des mots, la poésie de Frédéric Musso invoque la mémoire et convoque l?immédiateté des sensations. Elle multiplie les perspectives en jouant à la fois des effets de réel et des effets de surprise.
Résumé : Orvieto. " Ecrire avec du vin d'Ombrie. Comme une bouteille d'honnête homme contient sept verres, le texte se divise en autant de parties égales. Il y est question du premier pas de l'homme sur la lune, de pêche sous-marine, des jésuites, du sens de l'histoire, des philosophes de broussaille et d'un petit garçon qui visait le ciel à la carabine en espérant que la balle ne lui retomberait pas sur la tête. " Le Jardin dans la fenêtre. " Réanimation. Je soupçonne les chirurgiens de m'avoir bourré le ventre de paille, comme on faisait autrefois aux chevaux de corrida. Morphine, la douleur détale. C'est comme si je lissais le sommeil du plat de la main. Doucement la mort. Demain, plus tard... L'homme mis à nu. L'homme et ses rêveries les plus volatiles. À la fin, on quitte l'hôpital avec des tuyaux tout neufs. "
Muni d'un puissant télescope, François pénètre dans l'intimité de voisins insouciants. Traducteur de son état, amoureux un peu désabusé du monde littéraire, hanté par le souvenir de sa femme, il a pris l'habitude de partager ainsi, à heure régulière, la vie des inconnus qui l'environnent. Dans le Paris estival, à demi-reclus dans son appartement, François goûte alentour les douces quiétudes au soleil, surprend les amours mercenaires, débusque les voyeurs concurrents. Jusqu'à cet instant où braquant la lunette sur la terrasse d'un immeuble situé sur l'autre rive de la Seine, il capte l'image d'une jeune femme qui le bouleverse. Cette femme inconnue, François va l'aimer pasionnément. A en perdre la raison. Chaque journée se réduit à l'heure d'ensoleillement idéal où il guettera l'apparition de la silhouette "grecque et archaïque" , regrettant que les autres sens ne soient pas augmentés en proportion de la vue. François décide de mettre un terme à ce délire. Il part pour la Grèce sans se douter qu'il rencontrera là-bas ce qui, ici, le rendait fou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.