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Justice et société coloniale. L'exemple de la Nouvelle-Calédonie (années 1850 - années 1940)
Murphy Gwénael
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753596856
A partir de 1853, la France entreprend la colonisation de l'archipel océanien de la Nouvelle-Calédonie. En quelques décennies, ces îles deviennent une colonie pénale, de peuplement, agricole et industrielle, la plus européanisée de l'Empire colonial français tout en étant la plus éloignée de la métropole, mais aussi un territoire de "haute surveillance" . En effet, vers 1900, ce sont 85 % de la population, Kanak, forçats, libérés ou travailleurs engagés, qui sont soumis à des régimes d'exception. Cet ouvrage propose d'entrer au coeur de l'un des outils de la domination coloniale, la Justice. Comment rendre la Justice aux confins de l'Empire, lorsque les coutumes autochtones sont niées et que l'on prétend imposer un véritable calque de la métropole ? Par la lecture de milliers de procédures "ordinaires" , civiles et pénales, des correspondances des gouverneurs et des procureurs ou de la presse locale, la réalité du terrain apparaît, entre rigidités, adaptations, bricolages et appropriations. Au-delà de l'institution, ce sont surtout les visages, les voix et les parcours de celles et ceux qui formèrent le "peuple des tribunaux coloniaux" de la Nouvelle-Calédonie qui resurgissent à travers cette étude.
La Nouvelle-Calédonie est un territoire peu connu en France métropolitaine. La généalogie est une "science" récente sur le territoire calédonien. Car, d'une part, un nombre restreint de documents d'archives sont proposés en ligne, et d'autre part ce pays est l'héritier d'une civilisation de tradition orale, les peuples Kanak. Le rapport à l'écrit, malgré une alphabétisation. Les traditions, l'histoire, les héritages et les généalogies se sont transmis pendant longtemps par oral. Par ailleurs, pour une partie de la population d'origine européenne issue de la colonisation pénale, il y a eu clairement une volonté d'enfouir le passé supposé honteux des aïeux relégués aux antipodes. De nombreuses archives relatives au bagne ont été détruites après la fermeture de celui-ci. Le défi de cet ouvrage s'avère donc triple : démontrer qu'il est possible de retracer une généalogie, même sur quelques générations, en dépit du "maquis archivistique" et de la dispersion géographique des documents ; permettre de faire le lien entre ce territoire, le plus éloigné au monde de la France (17 000 km), et la métropole à travers la mise en valeur d'un passé commun et proposer un panorama des sources concernant les multiples communautés installées progressivement en Nouvelle-Calédonie depuis le milieu du XIXe siècle. Ce guide offre aussi des informations sur l'archipel voisin du Vanuatu, colonie franco-anglaise entre 1907 et 1980. Ce guide propose donc un outil de recherche adapté, pour les généalogistes et les historiens familiaux, qui sera le premier du genre.
Résumé : Amandine est bien l'élève la plus maladroite de l'Académie de sorcellerie ! Quel désastre lorsqu'il s'agit d'apprendre à voler à son chat Petitpas ou de fabriquer la potion d'invisibilité. Sans compter les mauvais tours d'Octavie Pâtafiel... Mais un terrible complot se trame : élèves et professeurs pourraient bien être changés en grenouilles ! Retrouve Amandine à l'Académie de sorcellerie ! Malhabile et courageuse, elle ne tardera pas à te séduire.
Le pasteur Maurice Leenhardt (1878-1954), missionnaire en Nouvelle-Calédonie entre 1902 et 1926, fut une figure majeure de l'anthropologie océanienne. En parallèle de son activité de conversion, il a pratiqué l'observation de terrain pour étudier la linguistique, les arts, les mythes ou les activités traditionnelles kanak. Outre des ouvrages qui firent date (Do Kamo, 1947), le pasteur, enseignant à l'EPHE et fondateur de la Société des Océanistes, a laissé une somme considérable de documents, notes, conférences, recueil de données en langues kanak, brouillons ou correspondances... Dans cet ouvrage, issu du colloque organisé par l'université de Nouméa (2019), il est proposé de croiser les regards des spécialistes de l'anthropologie sociale, de la philosophie, de la théologie protestante, de la linguistique kanak, de l'histoire et de l'archéologie de l'Océanie, ainsi que d'archivistes, afin d'éclairer sous de nouveaux angles le legs intellectuel et scientifique de Maurice Leenhardt.
Résumé : Deux fois condamné au bagne, plusieurs fois à la prison, tour à tour boulanger, domestique, faussaire, soldat, marin, dompteur de fauves, Ernest Saint-Paul retrace dans ses Mémoires, signés sous un faux nom, une vie qui semble tout droit sortie d'un roman d'aventures. Des forêts vosgiennes aux bagnes de Toulon et de Nouvelle-Calédonie, de la Commune de Paris aux cirques de Calcutta, ce narrateur hors pair, qui raconte avoir participé à deux guerres et voyagé sur trois continents, sans cesser de multiplier les conquêtes féminines, brouille les pistes, enchevêtrant réalité et fiction. A-t-il vraiment été l'amant d'une aristocrate, un héros de la guerre de 1870, l'ami d'un chef de tribu kanak en guerre contre le colonialisme ?? Grâce à un méticuleux travail d'enquête, l'historien Gwénael Murphy nous guide à travers le périple rocambolesque de ce petit escroc roublard, à l'enthousiasme inaltérable, dont le précieux témoignage livre un autre récit de la seconde moitié du XIXe siècle : celui de ses marges et de ses insoumis. Gwénael Murphy, maître de conférences en histoire moderne et contemporaine à l'Université de la Nouvelle-Calédonie, est spécialisé dans l'histoire de la justice et dans la reconstitution, grâce aux archives, de "? vies oubliées ? " .
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni