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Mémoires d'un forçat
Saint-paul Ernest ; Murphy Gwénaël
VENDEMIAIRE
24,90 €
Épuisé
EAN :9782363583826
Deux fois condamné au bagne, plusieurs fois à la prison, tour à tour boulanger, domestique, faussaire, soldat, marin, dompteur de fauves, Ernest Saint-Paul retrace dans ses Mémoires, signés sous un faux nom, une vie qui semble tout droit sortie d'un roman d'aventures. Des forêts vosgiennes aux bagnes de Toulon et de Nouvelle-Calédonie, de la Commune de Paris aux cirques de Calcutta, ce narrateur hors pair, qui raconte avoir participé à deux guerres et voyagé sur trois continents, sans cesser de multiplier les conquêtes féminines, brouille les pistes, enchevêtrant réalité et fiction. A-t-il vraiment été l'amant d'une aristocrate, un héros de la guerre de 1870, l'ami d'un chef de tribu kanak en guerre contre le colonialisme ?? Grâce à un méticuleux travail d'enquête, l'historien Gwénael Murphy nous guide à travers le périple rocambolesque de ce petit escroc roublard, à l'enthousiasme inaltérable, dont le précieux témoignage livre un autre récit de la seconde moitié du XIXe siècle : celui de ses marges et de ses insoumis. Gwénael Murphy, maître de conférences en histoire moderne et contemporaine à l'Université de la Nouvelle-Calédonie, est spécialisé dans l'histoire de la justice et dans la reconstitution, grâce aux archives, de "? vies oubliées ? " .
Résumé : " Mao les avait glorifiés. La Chine moderne leur doit son miracle économique. La première puissance mondiale en devenir s?est hissée sur les épaules de ces millions de paysans transformés en ouvriers. S?inscrivant dans la plus grande migration humaine de l?histoire, cette masse laborieuse a quitté les campagnes. A Pékin, ils sont plus d?un million à peupler les sous-sols insalubres de la capitale. Enchaînant les petits boulots en attendant de trouver mieux, les Mingongs, les ouvriers migrants, sont forcés de vivre sous terre. Venu des quatre coins du pays, issu de minorités ethniques diverses, ce peuple avance sans états d?âme à la recherche d?une vie meilleure. Il a fini par adopter le surnom dont il a été affublée : les Shuzu, la " tribu des rats ". Je suis allé à sa rencontre dans les boyaux tentaculaires de Pékin. J?ai partagé leur quotidien, par petites immersions, pendant près de deux ans : dans un monde interdit, sans fenêtre, sans eau et sans chauffage, éclairé au néon. Je les ai suivis dans leurs villages d?origine. Je suis allé à la rencontre des dizaines de millions d?enfants qu?ils ont abandonnés dans les campagnes. Car ils sont l?incarnation des paradoxes chinois. Le rêve du président Xi Jinping, apôtre de l?idéologie maoïste, est un lointain mirage pour eux, au pays du capitalisme débridé. Leur vie n?a rien du conte de fée. Mais ils ne sont pas prêts de renverser le système. La propagande du Parti Communiste, l?espoir d?une vie meilleure et la résurgence du confucianisme ont fait des " miracles ".
Croire en soi, s'aimer, s'apprécier : cela s'apprend aussi ! Dans ce livre, l'auteure nous parle à coeur ouvert des deux éléments essentiels de notre épanouissement : notre estime personnelle et la confiance que nous nous portons. Toute vie heureuse et pleine repose sur ces deux piliers. Forte de sa longue expérience de thérapeute, elle montre à chacun, à l'aide de nombreux exercices, comment apprendre à : s'aimer et s'accepter tel que l'on est ; reconnaître sa valeur et son importance ; vivre en accord avec ses motivations profondes ; acquérir les capacités nécessaires pour s'affirmer et se réaliser ; croire en soi.
Nouvelle édition enrichie d'exercices d'un des titres phares de la collection, une image de soi dépréciée étant au coeur de toutes difficultés de vivre et de violences comportementales ou idéologiques. Les exercices ont pour but d'aider concrétement le lecteur à trouver l'estime et la confiance en soi nécessaires à son équilibre et à son épanouissement, affectif, personnel, social et professionnel. Par une des plus grandes professionnelles françaises du DP.
Pendant les années 1970 et 1980, la théorie des fluctuations a connu une véritable révolution, sous l'impulsion de la critique du modèle keynésien développée par les tenants des anticipations rationnelles. Cette révolution a entraîné une reconstruction de l'approche keynésienne qui fonde la macroéconomie moderne. Les travaux essentiels de la littérature économique de cette période sont bien souvent ignorés dans les cursus actuels. Pourtant, leur importance historique est considérable et les idées et les méthodes qu'ils ont apportées gardent toute leur pertinence. Ils sont abordés ici de manière critique et pédagogique. Ce manuel reprend le cours de première année de l'ENS Ulm consacré aux fluctuations macroéconomiques. Nous nous adressons aux étudiants en économie désireux de se préparer à des études plus poussées (M1 et M2) en approfondissant leur maîtrise des concepts et méthodes fondateurs de l'analyse moderne du cycle, ainsi qu'aux étudiants des filières scientifiques curieux de s'initier à une discipline avec laquelle leur bagage devrait leur permettre de se familiariser aisément.
Des maquis, on connaît la légende. Celle de ces jeunes hommes qui, à partir de 1942, choisissent la clandestinité pour combattre l'occupant. Celle des batailles des Glières ou du Vercors. Celle des résistants qui libérèrent des villes entières, avant même l'arrivée des armées alliées. Hors de ces images d'Epinal, pourtant, les maquisards restent des inconnus. De quel milieu venaient-ils ? A quelles motivations obéissaient-ils ? Comment ont-ils été formés, comment se sont-ils comportés devant l'ennemi ? Comment ont-ils vécu ensemble, parfois pendant près de deux années, dans des conditions matérielles souvent très précaires ? De quels soutiens ont-ils pu bénéficier parmi les populations locales ? Ont-ils inconsidérément livré celles-ci aux représailles allemandes ? Les réponses ne sont pas univoques. Car, depuis la fin de l'année 1942, lorsqu'apparaissent les premiers camps, jusqu'aux combats de la Libération, l'expérience n'a pas été la même selon les périodes et les contextes, variant considérablement en fonction de la date de formation du maquis, des territoires concernés, du niveau d'encadrement des camps ou du type d'actions entreprises. Et à chaque fois, les réalités de terrain ont fait l'objet de tous les fantasmes, dans l'incessante guerre psychologique qui opposait Londres à Vichy... La première grande synthèse sur l'histoire des maquisards à l'échelle de toute la France, à partir de recherches menées pendant plus de dix années dans de nombreux fonds d'archives, nationaux ou départementaux, et des témoignages des derniers survivants.
Résumé : Plus précieux que l'or et le diamant, il est un minéral auquel l'Empire britannique a dû son hégémonie : c'est le charbon. Moteur de l'industrie et combustible domestique assurant jusqu'à 95 % des besoins énergétiques du pays en 1900, il est, à partir du règne de Victoria et jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale, indispensable au bien être du citoyen anglais. Grâce à lui, on cuisine, on se chauffe, on s'éclaire, ce qui induit des gestes particuliers, des savoir-faire singuliers, souvent pris en charge par les femmes. Objet du quotidien et source de rêverie, on compose des poèmes à sa gloire, les enfants apprennent à l'école qu'il est issu de la forêt antédiluvienne en fouie dans les "entrailles sombres de la terre" - on lui attribue même des vertus thérapeutiques. Mais le "roi Charbon" est un maître cruel : salissant, dégageant une fumée à l'odeur âcre, il noie les villes sous la poussière et le brouillard et tue à foison par maladies respiratoires. Il façonne aussi les paysages à son image - chevalements, terrils, mines... Et sa tyrannie s'exprime au grand jour lors de terribles pénuries, qui rappellent au consommateur angoissé que les réserves de cette roche sédimentaire ne sont pas inépuisables. L'histoire de la première civilisation dépendante d'une énergie fossile, consciente des chaînes dans lesquelles elle s'emprisonnait, incapable pourtant de s'en défaire. Un avertissement et un enseignement à tirer pour nos sociétés, au mode de vie lié à des ressources destructrices pour l'environnement, dont le charbon fait toujours partie... Charles-François Mathis est professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Spécialiste d'histoire environnementale et britannique, il est notamment l'auteur de In Nature We Trust. Les paysages anglais à l'ère industrielle (PUPS, 2010) et a codirigé, avec Geneviève Massard-Guilbaud, Sous le soleil. Systèmes et transitions énergétiques du Moyen Age à nos jours (Editions de la Sorbonne, 2019).
Démarrée en 2013 avant de s'ensabler au Sahara, l'intervention de l'armée française au Sahel, d'abord au Mali, puis dans les pays voisins, a jeté une lumière crue sur la résilience de groupes djihadistes qui sont également actifs au Nigeria, au Mozambique, à la frontière de l'Ouganda et dans la Corne de l'Afrique. La lutte contre le terrorisme a alors amené la communauté internationale à s'interroger sur la dérive d'un continent menacé par l'Etat islamique et gangrené par les idées subversives d'un salafisme d'origine saoudienne. La perception de la radicalisation et de la politisation d'un islam influencé par l'évolution de la situation au Moyen-Orient méconnaît cependant les spécificités de la religion musulmane au sud du Sahara. Historiquement, l'Afrique a connu de nombreux djihads qui n'étaient pas moins violents qu'aujourd'hui, du califat de Sokoto au Nigeria jusqu'à l'Empire toucouleur du Mali en passant par la Mahdiyya au Soudan ou l'insurrection du "mollah fou" en Somalie. Quant aux confréries soufies, il leur est aussi arrivé de revendiquer l'application d'une charia dont le rigorisme n'avait rien à envier au puritanisme du wahhabisme de l'Arabie saoudite... Spécialiste des conflits armés de la région, Marc-Antoine Pérouse de Montclos démonte une à une, à l'aune de l'histoire et des études de terrain les plus récentes, ces idées fausses qui nous empêchent de comprendre les risques géopolitiques auxquels se trouve aujourd'hui confrontée une bonne partie de l'Afrique". Docteur en sciences politiques, Marc-Antoine Pérouse de Montclos est directeur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Il a été rédacteur en chef de la revue Afrique contemporaine et est l'auteur de nombreux livres, dont La Tragédie malienne (Vendémiaire, 2013), L'Afrique, nouvelle frontière du djihad ? (La Découverte, 2018) et Une guerre perdue. La France au Sahel (J. -C. Lattès, 2020).
C'est l'époque où la duchesse de Berry invente les bains de mer, Charles Bourseul le téléphone, Aristide Boucicaut les grands magasins, où les premières lignes de chemin de fer relient la gare Saint-Lazare à Saint-Germain, celles du métro la Porte Maillot à Vincennes, où un jeune ingénieur esquisse la silhouette de la tour Eiffel, où le baron Haussmann métamorphose Paris, où l'avenue de l'Opéra s'illumine à l'électricité. L'époque où Alice Guy tourne le premier court-métrage de fiction, où Paul Durand-Ruel expose les impressionnistes, où la comtesse de Ségur publie ses récits pour enfants, où le couturier Worth habille la duchesse de Guermantes. Celle, aussi, du premier krach boursier, des méfaits du chômage, des grèves réprimées dans le sang et de la rédaction du Capital... Un siècle entier, le XIXe, où l'on crut, avant la catastrophe de 1914, que le progrès n'avait pas de limites, qu'il assurerait le bien-être des hommes, que le monde serait toujours meilleur. Un siècle d'effervescence et de magie, fondateur de notre modernité. A travers une série en trente épisodes retraçant le surgissement de ces avancées révolutionnaires, qui ont dessiné l'univers dans lequel nous vivons, sont mises en scène autant d'histoires vécues qui font écho à nos joies et à nos peurs d'aujourd'hui.