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Socialisme et religion au XXe siècle. Judaïsme, christianisme et athéisme dans la philosophie de la
Münster Arno
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782343147390
L'objet de ce livre est le rapport complexe et assez conflictuel du socialisme/ communisme avec la religion (ou les religions), comme conséquence de la sécularisation, du développement de la pensée matérialiste-athée et de la critique radicale de la religion par Feuerbach, Marx et tous les autres représentants d'une pensée socialiste, communiste ou athée aux XIXe et XXe siècles. Après avoir abordé la problème de la "guerre" déclarée à la religion, au nom de l'athéisme et de la vision du monde scientifique du matérialisme historique et dialectique, par Lénine, Staline et les bolcheviks, pendant les campagnes anti-religieuses, menées en Union Soviétique, notamment à partir de l'année 1925, ainsi que la situation a priori difficile des Eglises dans les pays satellites de l'URSS, en Europe de l'Est, dans l'après-guerre, l'auteur consacre une partie importante de ce livre à l'analyse de l'amorce d'un dialogue entre marxistes (athées) et chrétiens, dans les pays de l'Est, dans la période 1960 à 1975, en focalisant notamment sur la situation en R.D.A. et sur la contribution importante et originelle à ce dialogue par le philosophe marxiste allemand Ernst Bloch dont le livre Athéisme dans le christianisme (1968) avait été assez favorablement accueilli par certains théologiens protestants progressistes allemands (J. Moltmann, C.H. Ratschow...) mais surtout par les représentants de la Théologie de la Libération en Amérique Latine (L. Boff, Gutierrez, Dussel, E. Cardinal) qui s'en sont inspirés pour leur combat en faveur d'une Eglise des pauvres et une alliance des chrétiens avec les forces politiques progressistes. En effet, il s'agissait, pour Ernst Bloch, de plaider en tant que philosophe "athée-religieux" pour une alliance constructive d'un marxisme authentique libéré de ses scories dogmatiques, avec les chrétiens de gauche, libérés des entraves de l'orthodoxie religieuse, afin de construire ensemble un monde meilleur, démocratique et plus égalitaire, libéré des injustices et des violences.
Composé de plusieurs conférences récentes, cet ouvrage s'efforce de jeter un pont de l'utopie concrète, comprise comme projection des désirs et des rêves de l'avènement d'un monde meilleur dans le champ de réalisation du possible, vers l'utopie écologiste prônant la transformation du rapport de l'homme à la nature et à l'environnement. L'écosocialisme est défini comme refondation du socialisme, à l'entrecroisement d'un marxisme-socialisme rénové, avec le paradigme écologique.
Il s'agit de réfléchir sur l'instauration d'un véritable ordre économique mondial nouveau, plus juste, reliant le projet du dépassement du capitalisme à celui d'une révolution écologique et démocratique, mettant fin à la destruction de l'environnement, au productivisme, à la pauvreté, aux inégalités, à la dictature de l'argent et au pillage du Tiers-Monde.
Nous nous efforçons de montrer dans cet ouvrage qu'à la différence du concept canonisé d'émancipation du XVllle siècle (celui de Condorcet, de Rousseau et de Kant), identifiant l'émancipation à l'éga-liberté, à la raison et au combat contre la tyrannie de l'absolutisme monarchique et pour une République constitutionnelle garantissant les droits du citoyen, au XXe siècle, le concept d'émancipation devient synonyme de toutes les formes de résistance, de résilience et de libération des contraintes, de l'oppression, des discriminations (ethniques et raciales) et de toutes les formes de pouvoir liberticide et totalitaire privant l'homme de son autonomie et de sa dignité. Est-il en effet devenu, comme le suggère André Tosel, "auto-émancipation et auto-libération de soi du sujet, comme auto-positionnement du soi, dans son autonomie, en tant qu'auto-législation du soi en soi"? C'est dans la pleine conscience de la mémoire historique de toutes les luttes de l'humanité pour l'émancipation, de toutes les révoltes et révolutions guidées et portées par ce combat, de la révolte de Spartacus jusqu'aux luttes féministes contemporaines, que l'auteur de cet ouvrage s'efforce de reconstruire la trajectoire de ce concept, de ses métamorphoses et de ses multiples facettes et expressions, à travers les siècles, sans oublier qu'il s'agit là a priori d'un concept-clé d'une philosophie sociale critique visant, à partir du XIXe et au XXe siècle, dans le sillage de Marx, de Horkheimer, d'Ernst Bloch, de Jean-Paul Sartre et de Herbert Marcuse, non seulement la libération du genre humain, des hommes et des femmes, de l'oppression et de l'aliénation, de la discrimination et de la servitude, mais aussi de la transformation du monde vers le meilleur, dans l'horizon de l'espérance active et de la prise de conscience des possibilités de réaliser "l'utopie concrète" d'une société libre, non-répressive, égalitaire et fraternelle.
Bien que L'Etre et le Néant annonçât, déjà en 1943. l'esquisse d'une morale répondant aux critères d'une ontologie de la liberté et d'une psychanalyse existentielle. il a fallu attendre l'année 1983 pour que soient enfin publiés, à titre posthume. trois ans après la mort de Sartre, les Cahiers pour une Morale rédigés en 1947-1948. L'objet du présent ouvrage est non seulement l'analyse synthétique de l'approche sartrienne consistant à esquisser les fondements théoriques d'une nouvelle morale, conformes aux exigences philosophiques de l'existentialisme, mais aussi la reconstruction théorique de la morale sartrienne en sa totalité, en menant en évidence son évolution constante d'une approche ontologico-phénoménologique vers une morale existentialo-marxiste qui marque notamment les Conférences de Sartre à Rome (1964) ainsi que les textes que le philosophe avait préparés pour son cycle de conférences prévu à l'université Cornell (Etats-Unis, 1965). L'ouvrage aborde également, dans cette même perspective, le problème d'une "troisième morale" sartrienne émergeant dans les entretiens de Sartre avec Benny Lévy (1979-1980).
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.