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J'écris dans les franges
Munn Derek ; Coiffier Sophie ; Engélibert Jean-Pau
IRE MARGES
29,00 €
Épuisé
EAN :9791092173871
Un dialogue entre littérature et art brut Création libre, ces mots résument l'évidente affinité entre la maison d'édition indépendante L'Ire des marges et le Musée de la Création Franche, toutes deux institutions béglaises près de Bordeaux. D'un côté, une ligne éditoriale axée sur la littérature et les essais émanant de voix singulières et engagées, de l'autre, une collection riche d'oeuvres de créateurs et de créatrices aux vies bousculées, parfois traversées par la maladie mentale, la précarité, en rupture avec les conventions. La rencontre de l'écriture et des arts plastiques se fait ici dans les franges, en lisière, hors des sentiers battus, selon les enthousiasmes et les saisissements, en liberté. Sept auteurs et autrices de L'Ire des marges se sont plongés dans le catalogue du Musée de la Création Franche, ont visité les réserves de l'établissement pour y choisir des oeuvres inspirées et inspirantes. Les photographies de Marie-France Lacarce, les peintures de Mona Metbach et celles d'Yvonne Robert, les dessins à la craie grasse de Jos van den Eertwegh, le vélo d'André Pailloux, les cartes de Jeroem Hollander et les cahiers de Pascal Jacquens : à la vaste diversité des oeuvres plastiques répondent des écritures personnelles, libres d'emprunter les chemins de la fiction, de la critique, de la poésie, de la biographie ou de l'inclassable. Art obscur est l'autre nom de cet art brut qu'intègre la création franche. Aussi les oeuvres reproduites ici apparaissent-elles dans tout leur éclat coloré, sur fond noir. Les textes sont mis en regard des images qui en sont la source. J'écris dans les franges est à l'image d'une maison d'édition éclectique qui porte une attention particulière aux existences à la marge. Ce volume est le premier d'une nouvelle collection consacrée aux dialogues entre l'image et l'écriture : "Imarges" . L'expression Création Franche a été inventée par Gérard Sendrey après que le musée de Lausanne, dépositaire de la collection de Jean Dubuffet, lui eut interdit d'utiliser l'expression art brut. Au terme art, polysémique, il substitue celui de création, entendu comme une mise au monde, une sortie du néant ; au terme brut, il préfère celui de franc dans son acception désuète : libre, sans entrave, affranchi. La Création Franche regroupe des créateurs réfractaires à toutes formes de convention sociale et qui ne s'inscrivent pas dans les schémas institutionnels.
Résumé : Star de grands classiques comme "La Grande Evasion", "Bullitt", "Papillon" et "L'Affaire Thomas Crown", Steve McQueen n'aurait jamais dû faire de cinéma. Fils d'une prostituée occasionnelle et d'un homme de passage, il devient rapidement un jeune délinquant, sauvage et rétif à toute autorité. Une période qui le marquera toute sa vie et affectera aussi bien son attitude " rebelle" vis-à-vis du système hollywoodien que ses relations avec les femmes. Avare en confidences et mutique avec les journalistes, McQueen avait très peu d'amis dans le métier. C'est pourquoi sa relation privilégiée avec Michael Munn permet à ce dernier de tracer la première biographie intime de l'acteur, dévoilant les violences de son beau-père, une adolescence tumultueuse, le séjour dans une maison de jeunes délinquants, de singuliers débuts au théâtre et, enfin, l'entrée dans la " machine Hollywood" grâce à sa première femme. L'ouvrage raconte comment un adolescent sauvage a su se révéler comme second rôle de série B, puis vedette de télévision dans la série "Au nom de la loi", avant de s'imposer face aux ténors du western dans "Les Sept Mercenaires", qui a lancé sa carrière. Il ne cache rien de ses nombreuses aventures féminines (parmi lesquelles Natalie Wood), de son rapport tourmenté et parfois violent avec ses trois compagnes successives, et de ses relations tumultueuses avec le Tout-Hollywood. Il montre comment, malgré un caractère sauvage et parfois paranoïaque, Steve McQueen a réussi à imposer sa marque pour devenir une des figures cinématographiques les plus marquantes de son temps, avant de saboter lui-même sa carrière.
L'homme est revenu pieds nus de R., une ville où personne n'ôte ses chaussures. En délivrant ses pieds, il s'expose à la vindicte citoyenne mais révèle sa liberté.
Résumé : Ce recueil composé de 42 nouvelles indépendantes les unes des autres, tant du point de vue du sujet que du style, rassemble la plupart des formes courtes de l'auteur écrites depuis le début des années 80. Chaque nouvelle met en scène un personnage, un homme, une femme, parfois un enfant, confronté à une situation banale du quotidien (une visite au musée, une panne de voiture, un rêve), un événement douloureux où son existence bascule (la maladie, le deuil, un licenciement ou une rupture amoureuse) ou encore une situation d'exclusion (le fait d'être étranger, la folie). Certaines nouvelles glissent vers le conte ou le poème, la dystopie ou le récit onirique. Cependant, de la variété des formes, une unité se dégage, celle d'un monde où l'être humain est confronté à la précarité et à la violence d'une société qui ne respecte ni ses rythmes ni ses aspirations personnels, où la vie se résume, comme dans la nouvelle "Sois funambule" à subir l'injonction de suivre une route déjà tracée en tentant de ne pas chuter. Ecrivain de l'introspection, Derek Munn excelle dans l'art de représenter les paysages mentaux et les flux de conscience de ses personnages. Dans ces nouvelles, comme il le fait dans ses romans, il s'attache à traquer l'infime, à nommer l'indicible : des personnages qui doutent, ne parviennent pas toujours à exprimer ce qu'ils pensent ou ressentent, comme s'ils se trouvaient en perpétuel décalage avec une réalité dans laquelle ils peinent à s'incarner. Comme s'ils restaient prisonniers de leurs pensées sans parvenir à les partager. Au fil du recueil, la langue subtilement poétique de Derek Munn s'adapte, se met au service de l'existence intime des personnages, reflétant leur fragilité, parfois jusqu'à traduire le désordre mental. C'est sans doute la dernière nouvelle qui, donnant son titre au recueil, nous en offre la clé : une rencontre sans suite de deux personnes dans un bar. Après le départ de la première, l'autre reste seul : "Je lisse la serviette. Toi, tu oublieras, moi, je me souviendrai. Soudain ma bouche est pleine, encombrée de paroles que j'ai du mal à avaler" . Certaines nouvelles de ce recueil ont déjà été publiées sous le titre "Un Paysage ordinaire" (indisponible aujourd'hui), d'autres en revues ou aux éditions L'Ire des marges dans la collection vies minuscules. D'autres encore sont inédites à ce jour.
Le 4e épisode de la série "Tout un Peuple" Quand on est en troisième, décembre, c'est le mois du stage en entreprise. Hristo n'a rien trouvé et reste au collège. Lucie est au Parlement européen, sa mère y a ses entrées, d'autres sont au supermarché du quartier. Aymen traverse la zone du chantier pour se rendre à la pharmacie qui l'accueille, comme il le fait tous les matins pour aller au collège. S'y croisent dès l'aube les ouvriers et les livreurs qui déboulent de tous côtés au volant de leurs camions, des intérimaires égarés et les derniers fêtards de la nuit. En chemin, il songe aux autres, les filles et garçons de sa classe : Vasil, tout frêle, qui travaille déjà sur les chantiers, Laurane et sa fragilité, et Fatima qui rêve de vivre dans la forêt, au pays d'Aliouché, une promesse de beauté, un luxe, une échappatoire à la brutalité de la ville. Bravant une pluie soudaine et diluvienne, rêvant d'ailleurs, il poursuit son chemin, résolu, entre les trottoirs défoncés. Dans ce 4e épisode, Patrice Luchet poursuit son exploration du monde de l'adolescence autour de la figure d'Aymen, portant, dans cette nouvelle, son attention sur l'environnement périurbain dans lequel évoluent ses personnages. Une zone grise à la périphérie de la ville, un monde vide de paysage, qui exprime la mise au ban de celles et ceux qui l'habitent.
Résumé : A la rue est un témoignage sur l'engagement, un livre de colère et d'espoir. Eté 2016, treize familles roms sont expulsées de leur lieu de vie et se retrouvent dehors dans la ville de Montreuil en Seine-Saint-Denis. Une cinquantaine de personnes sans abri, dont une vingtaine d'enfants, parmi les dix mille expulsées par les autorités cette année-là en France. L'autrice Juliette Keating et le photographe Gilles Walusinski participent à la mobilisation citoyenne qui s'organise autour des familles et demande leur relogement. A la rue est à la fois un récit littéraire et réflexif sur l'expérience de l'engagement collectif et le recueil de documents qui ont valeur de témoignages. A la rue se compose de deux parties complémentaires articulées autour d'un cahier de 32 photographies noir & blanc : La première, "Débrief", texte littéraire et politique, a la forme d'un poème narratif dans lequel l'autrice revient sur son engagement de plusieurs années auprès de familles rroms, sur ce que cette expérience bouleverse dans le cours de sa vie, remue en elle. Elle questionne les mobiles de cet engagement, y cherche les raisons profondes et décrit les mécanismes de la discrimination tels qu'elle les constate en accompagnant une famille dans l'ouverture de ses droits sociaux. Si l'éternel engrenage des évictions, le délitement de la mobilisation collective face au pouvoir politique qui joue le jeu du pourrissement, et le découragement qui peut s'ensuivre sont présents dans le texte, c'est l'énergie que procure le collectif et la force des rencontres qu'il occasionne qui l'emportent. Même si l'issue n'est pas ce que l'on voudrait qu'elle soit, une lutte collective est gagnée du fait même qu'elle a lieu. C'est une victoire contre le renoncement. Dans une langue nerveuse, rythmée, sans concession Juliette Keating dénonce un état du monde fondé sur l'injustice. La seconde, "Dehors", est le recueil de documents produits entre 2016 et 2018 : des extraits d'articles écrits dans un blog de l'autrice hébergé par Mediapart. L'événement que constitue l'expulsion des familles et leur errance dans la ville est consigné régulièrement, avec ses lenteurs, ses coups de théâtres, ses petites victoires, ses promesses et faux espoirs. Présentés dans l'ordre chronologique, ces textes sont les traces attestant de la réalité des événements, une partie de leur mémoire. Fixer la mémoire, le cahier central de photographies réalisées par Gilles Walusinski réunit des images de la mobilisation et des familles, qui sont autant de documents témoins. Ces images puisent leur force dans la saisie d'instantanés pendant une période continue de plusieurs mois, qui racontent, montrent, et dénoncent une réalité indéniable. Ainsi est documentée la vie à la rue mais aussi la force de caractère, l'énergie de ceux et celles bien décidés à lutter pour leurs droits. Loin des stéréotypes associés aux images exotiques des Tsiganes, les photographies de Gilles Walusinski sont des témoignages réalisés avec précision, acuité et empathie.
Résumé : Dans le prolongement de L'ellipse du bois, Derek Munn reprend sa réflexion sur les méandres de la mémoire par le biais du récit autobiographique. Ici, l'auteur convoque deux personnages disparus, son oncle et le musicien et chanteur Vic Chesnutt : "Leur ressemblance est aussi étrange qu'évidente. Dans mon imagination ils deviennent indissociables. Ils s'entendent à merveille. C'est comme s'ils s'envoyaient des clins d'oeil. D'image en image j'ai l'impression de voir une identité se fondre dans une autre. Des sons, des images, des sensations, des lacunes, des pourquoi. Il y a plusieurs choses à ne pas expliquer. Ce texte ne parle pas vraiment de mon oncle, ni de Vic Chesnutt, ni de moi, mais d'un nous que je suis, d'une foule solitaire qui cherche à suivre ses propres traces. I've learned to smile when all I feel is rage".
Résumé : Ce recueil composé de 42 nouvelles indépendantes les unes des autres, tant du point de vue du sujet que du style, rassemble la plupart des formes courtes de l'auteur écrites depuis le début des années 80. Chaque nouvelle met en scène un personnage, un homme, une femme, parfois un enfant, confronté à une situation banale du quotidien (une visite au musée, une panne de voiture, un rêve), un événement douloureux où son existence bascule (la maladie, le deuil, un licenciement ou une rupture amoureuse) ou encore une situation d'exclusion (le fait d'être étranger, la folie). Certaines nouvelles glissent vers le conte ou le poème, la dystopie ou le récit onirique. Cependant, de la variété des formes, une unité se dégage, celle d'un monde où l'être humain est confronté à la précarité et à la violence d'une société qui ne respecte ni ses rythmes ni ses aspirations personnels, où la vie se résume, comme dans la nouvelle "Sois funambule" à subir l'injonction de suivre une route déjà tracée en tentant de ne pas chuter. Ecrivain de l'introspection, Derek Munn excelle dans l'art de représenter les paysages mentaux et les flux de conscience de ses personnages. Dans ces nouvelles, comme il le fait dans ses romans, il s'attache à traquer l'infime, à nommer l'indicible : des personnages qui doutent, ne parviennent pas toujours à exprimer ce qu'ils pensent ou ressentent, comme s'ils se trouvaient en perpétuel décalage avec une réalité dans laquelle ils peinent à s'incarner. Comme s'ils restaient prisonniers de leurs pensées sans parvenir à les partager. Au fil du recueil, la langue subtilement poétique de Derek Munn s'adapte, se met au service de l'existence intime des personnages, reflétant leur fragilité, parfois jusqu'à traduire le désordre mental. C'est sans doute la dernière nouvelle qui, donnant son titre au recueil, nous en offre la clé : une rencontre sans suite de deux personnes dans un bar. Après le départ de la première, l'autre reste seul : "Je lisse la serviette. Toi, tu oublieras, moi, je me souviendrai. Soudain ma bouche est pleine, encombrée de paroles que j'ai du mal à avaler" . Certaines nouvelles de ce recueil ont déjà été publiées sous le titre "Un Paysage ordinaire" (indisponible aujourd'hui), d'autres en revues ou aux éditions L'Ire des marges dans la collection vies minuscules. D'autres encore sont inédites à ce jour.